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Baromètre de la mixité au sein des conseils d’administration

Publié le 18 juin 2012 par Sequovia

Baromètre de la mixité au sein des conseils d’administrationLe 7ème baromètre annuel sur la mixité dans les conseils d’administration du CAC 40 a été publié le mois dernier par Capitalcom. Les résultats sont toujours en hausse, ce qui porte le pourcentage d’entreprises anticipant l’application de la loi à 68%, mais un ralentissement de la dynamique est à noter par rapport à 2011.

  • Baromètre de la mixité

L’agence Capitalcom a publié le 15 mai dernier son Baromètre 2012 sur la mixité dans les conseils d’administration du CAC 40. Désormais 23,4% des mandats au sein des conseils d’administration de ces groupes sont exercés par des femmes, contre 8,5% il y a 5 ans.

Capitalcom est une agence de conseil en communication, et a été créée en 2005 avec pour objectif d’aider les entreprises à « concevoir et mettre en œuvre une communication efficiente », et ainsi de « contribuer à la valorisation de l’entreprise dans toutes ses dimensions : humaine, financière, éthique, environnementale ». L’agence publie annuellement des rapports sur les thèmes de la mixité, de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de l’actionnariat.

Il est important de rappeler que depuis la loi Copé-Zimmermann, parue au journal officiel du 28 janvier 2011, définit un cadre légal concernant « l’égalité professionnelle » et « la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance ». Ainsi, ce texte de loi instaure progressivement des quotas « pour aller vers la féminisation des instances dirigeantes des grandes entreprises », rappelle le site internet gouvernemental Vie Publique. En cas de non respect de ces quotas, les nominations seront annulées, à l’exception de celles des femmes.

  • Ralentissement de la féminisation par rapport à 2011

En 2012, « à l’issue de la saison des assemblées générales, le taux de mixité des conseils atteindra 23,4% contre 20,8% en 2011 ».

Ainsi, sur les 552 mandats d’administrateurs, 110 femmes se partagent 129 mandats. L’année dernière, 105 femmes occupaient 119 mandats. C’est donc une croissance de « seulement » 8,4% du nombre de mandats « féminins », même si le nombre de mandats au sein des conseils d’administration a diminué. Entre 2010 et 2011, l’augmentation du nombre de mandats offerts à des femmes avait été de 36%.

Il y a donc toujours une augmentation encourageante de la mixité des femmes au sein des conseils d’administration. Même si la présidente de Capitalcom, Caroline de La Marnierre, relativise ces chiffres, et explique que « l’augmentation du taux de mixité se justifie prioritairement par une réduction du nombre global de mandats d’administrateurs, d’une part ; et l’augmentation du nombre de femmes cumulant plusieurs mandats, d’autre part ».

En revanche, celles-ci s’impliquent de plus en plus fortement au sein des conseils. En effet, 72% des administratrices sont membres et/ou présidentes d’un ou plusieurs comités du conseil. Ces données représentent une hausse de 29% du nombre de femmes membres d’un comité, et une hausse de 33% des femmes présidant un comité.

  • 27 groupes anticipent l’obligation de la loi

Selon la loi Copé-Zimmermann, les femmes devront représenter 20% des membres du conseil d’administration des groupes du CAC 40 au 1er janvier 2014, et atteindre 40% d’ici 2017. En ce qui concerne l’obligation de 20%, le baromètre affirme que déjà les 2/3 des groupes respectent ce seuil.

Ainsi, 17 entreprises du CAC 40 ont entre 20% et 30% d’administratrices, et 10 dépassent même le seuil des 30%. Publicis reste le leader en matière de mixité au sein du conseil d’administration, en atteignant la parité en 2012 (43,8% l’année dernière), rappelle le journal Novethic.

  • Avis Sequovia

Le baromètre Capitalcom 2012 sur la mixité confirme que la tendance vers la parité au sein des conseils d’administration des grands groupes continue d’avoir lieu, même si la forte progression observée en 2010 et surtout celle de l’année dernière avaient été plus impressionnantes.  Il y a donc de quoi être optimiste quant au respect des échéances prévues par la loi Copé-Zimmermann pour 2014 et 2017.

Les résultats de cette étude démontrent également que le rôle de l’Etat dans la promotion du développement durable est indispensable, via le levier législatif. Le gouvernement a en effet la possibilité de favoriser, en les rendant obligatoires, des politiques sociales, mais aussi sociétales et environnementales au sein des organisations. Il y a donc beaucoup à attendre des différentes nations qui se réuniront à partir de mercredi prochain au sommet sur le développement durable à Rio de Janeiro.


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