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Ca fait longtemps que je n’ai plus divagué à propos de...

Par Maaarine

Ca fait longtemps que je n’ai plus divagué à propos de choses inintéressantes, donc c’est ce que je vais faire maintenant. Si vous avez regardé et aimé l’adaptation de Pride & Prejudice diffusée sur Arte dernièrement (celle de la BBC avec notre bien-aimé Colin Firth), vous aimerez aussi sûrement celle de North & South (BBC, 2004). Si vous n’avez pas regardé P&P, ou pire n’avez pas aimé, je vous invite à ne plus m’adresser la parole. Partez et ne revenez jamais. Je suis le genre de personne qui préfère voir l’adaptation avant de lire l’original. Ca me dépasse toujours quand des fans se plaignent d’une adaptation, sortant le refrain classique: “oh je ne m’imaginais pas ce personnage comme ça, oh je croyais qu’il porterait des chaussettes vertes à pois bleus, oh ses cheveux sont trois millimètres trop long, ça ruine toute l’histoire!!!”. La vérité c’est que je suis personnellement incapable de m’imaginer l’apparence des personnages ou paysages à partir du texte. Voilà pourquoi j’aime voir l’adaptation télévisuelle ou cinématique avant d’entamer ma lecture de l’oeuvre originale, parce qu’elle me permet d’avoir le physique des acteurs en tête, et d’ainsi rendre les scènes du livre beaucoup plus concrètes et “palpables”. En plus, comme je l’ai déjà mentionné, ça ne me dérange pas de savoir comment l’histoire se termine avant même de l’entamer: ce n’est pas la destination qui m’intéresse, c’est le voyage. Donc en soi, connaître l’intrigue à l’avance me permet de mieux en apprécier certains détails que je n’aurais pas remarqués autrement. Tout ça pour vous dire que j’ai vu North & South puis ai commencé à lire le roman du même nom (par d’Elizabeth Gaskell, 1855). J’avoue avoir regardé le premier des quatre épisodes d’un oeil distrait tout en vacant à mes occupations diverses et variées (lire mes mails, traire mes vaches, ce genre de choses). Mais dès le deuxième épisode je lapais l’affaire comme du petit-lait. Tout comme Leo DiCaprio dans la bande-annonce de Django Unchained, je me suis dit: “you had my curiosity, but now you have my attention!”.  Les hommes à foulards et les femmes à chapeaux me font de l’effet, que voulez-vous. Surtout quand l’homme en question est joué par Richard Armitage, qui est un bien beau petit lot. Si vous ne le connaissez pas encore, vous le verrez à la fin de l’année dans The Hobbit. Il jouera un nain qui entretient une relation homoérotique avec Bilbon, ou du moins c’est ce que je choisis de croire. Malheureusement, il sera recouvert de maquillage et prothèses. J’ai bien sûr averti l’ONU de ce crime contre l’humanité. Pour faire court, Richard Armitage joue le Mr. Darcy de North & South. Pour faire un peu moins court, cela se déroule dans l’Angleterre du XIX, quand la noble famille Hale quitte sa campagne du sud pour gagner la ville industrielle de Milton au nord du pays, où elle devra cohabiter avec la plèbe (horreur!). Margaret Hale côtoie John Thornton, un riche industriel qu’elle ne sait pas saquer (évidemment!). Avec le temps, ils apprennent à se connaître, nord et sud se rapprochent, et vous vous doutez bien que ce n’est pas impossible qu’ils finissent ensemble (incroyable!). L’histoire présente un grand nombre de similarités avec Pride & Prejudice, surtout dans la relation entre les deux personnages principaux (Thornton est orgueilleux et Margaret pleine de préjugés), mais se distingue par la profondeur de son commentaire social. P&P est plutôt drôle et léger alors que N&S s’attaque à l’industrialisation, la lutte des classes, la religion, et autres sujets folichons de l’époque. Pour les pseudo-psychologues parmi vous qui connaissent la théorie MBTI des types de personnalité, la dynamique entre Margaret et Thornton est typique de l’affrontement entre l’idéalisme et la rationalité (NF contre NT), ce qui me divertit énormément. Je pense que Margaret est INFP (ou ENFP) alors que Thornton est tellement INTJ que j’en verserais presque une larme. Les INTJs sont faciles à repérer, ce sont ceux qui ont le regard le plus méchant/perçant, même quand ils cueillent des fleurs…  …mais qui dans le fond sont plutôt gentils, quand on les fait pas chier. Ce sont aussi ceux qui font les meilleurs personnages de fiction, mais bon, mon opinion est PEUT-ÊTRE biaisée (devrais-je préciser que je suis moi-même du type INTJ?). Je raffole du fait que, dans le livre, on “sente” la présence de l’auteur derrière les personnages. On sent qu’elle les a bâtis selon un certaine logique et dans un certain but. La manière dont elle fait s’exprimer les différentes personnalités est du grand art (par exemple, la manière dont Thornton et sa mère décrivent une même pièce est totalement différente). Dans des articles référencés précédemment sur ce blog (ici), des journalistes remarquaient que dans des séries comme The Wire ou Mad Men, le tempérament des personnages est beaucoup moins défini et précis que dans la littérature classique, donc plus réaliste. En effet, dans la vraie vie, les personnalités sont plus souvent “floues” (fades?) que “tranchées”. Ce que je baragouine est assez abstrait, mais je me comprends. Je ne pense pas que le style réaliste de The Wire et Mad Men soit meilleur ou pire que le style classique de Game Of Thrones ou North & South. D’un côté j’apprécie les personnages illogiques et imprévisibles que je pourrais croiser en rue. D’un autre, la construction classique de personnages épiques est bien trop délicieuse. Je crois que je vais m’arrêter ici avant que ça ne parte un peu plus dans tous les sens. North and South 1x01

Ca fait longtemps que je n’ai plus divagué à propos de choses inintéressantes, donc c’est ce que je vais faire maintenant.

Si vous avez regardé et aimé l’adaptation de Pride & Prejudice diffusée sur Arte dernièrement (celle de la BBC avec notre bien-aimé Colin Firth), vous aimerez aussi sûrement celle de North & South (BBC, 2004). Si vous n’avez pas regardé P&P, ou pire n’avez pas aimé, je vous invite à ne plus m’adresser la parole. Partez et ne revenez jamais.

Je suis le genre de personne qui préfère voir l’adaptation avant de lire l’original. Ca me dépasse toujours quand des fans se plaignent d’une adaptation, sortant le refrain classique: “oh je ne m’imaginais pas ce personnage comme ça, oh je croyais qu’il porterait des chaussettes vertes à pois bleus, oh ses cheveux sont trois millimètres trop long, ça ruine toute l’histoire!!!”.

La vérité c’est que je suis personnellement incapable de m’imaginer l’apparence des personnages ou paysages à partir du texte. Voilà pourquoi j’aime voir l’adaptation télévisuelle ou cinématique avant d’entamer ma lecture de l’oeuvre originale, parce qu’elle me permet d’avoir le physique des acteurs en tête, et d’ainsi rendre les scènes du livre beaucoup plus concrètes et “palpables”.

En plus, comme je l’ai déjà mentionné, ça ne me dérange pas de savoir comment l’histoire se termine avant même de l’entamer: ce n’est pas la destination qui m’intéresse, c’est le voyage. Donc en soi, connaître l’intrigue à l’avance me permet de mieux en apprécier certains détails que je n’aurais pas remarqués autrement.

Tout ça pour vous dire que j’ai vu North & South puis ai commencé à lire le roman du même nom (par d’Elizabeth Gaskell, 1855). J’avoue avoir regardé le premier des quatre épisodes d’un oeil distrait tout en vacant à mes occupations diverses et variées (lire mes mails, traire mes vaches, ce genre de choses). Mais dès le deuxième épisode je lapais l’affaire comme du petit-lait. Tout comme Leo DiCaprio dans la bande-annonce de Django Unchained, je me suis dit: “you had my curiosity, but now you have my attention!”.

Ca fait longtemps que je n’ai plus divagué à propos de...

Les hommes à foulards et les femmes à chapeaux me font de l’effet, que voulez-vous. Surtout quand l’homme en question est joué par Richard Armitage, qui est un bien beau petit lot. Si vous ne le connaissez pas encore, vous le verrez à la fin de l’année dans The Hobbit. Il jouera un nain qui entretient une relation homoérotique avec Bilbon, ou du moins c’est ce que je choisis de croire. Malheureusement, il sera recouvert de maquillage et prothèses. J’ai bien sûr averti l’ONU de ce crime contre l’humanité.

Pour faire court, Richard Armitage joue le Mr. Darcy de North & South. Pour faire un peu moins court, cela se déroule dans l’Angleterre du XIX, quand la noble famille Hale quitte sa campagne du sud pour gagner la ville industrielle de Milton au nord du pays, où elle devra cohabiter avec la plèbe (horreur!). Margaret Hale côtoie John Thornton, un riche industriel qu’elle ne sait pas saquer (évidemment!). Avec le temps, ils apprennent à se connaître, nord et sud se rapprochent, et vous vous doutez bien que ce n’est pas impossible qu’ils finissent ensemble (incroyable!).

L’histoire présente un grand nombre de similarités avec Pride & Prejudice, surtout dans la relation entre les deux personnages principaux (Thornton est orgueilleux et Margaret pleine de préjugés), mais se distingue par la profondeur de son commentaire social. P&P est plutôt drôle et léger alors que N&S s’attaque à l’industrialisation, la lutte des classes, la religion, et autres sujets folichons de l’époque.

Pour les pseudo-psychologues parmi vous qui connaissent la théorie MBTI des types de personnalité, la dynamique entre Margaret et Thornton est typique de l’affrontement entre l’idéalisme et la rationalité (NF contre NT), ce qui me divertit énormément. Je pense que Margaret est INFP (ou ENFP) alors que Thornton est tellement INTJ que j’en verserais presque une larme. Les INTJs sont faciles à repérer, ce sont ceux qui ont le regard le plus méchant/perçant, même quand ils cueillent des fleurs…

Ca fait longtemps que je n’ai plus divagué à propos de...

…mais qui dans le fond sont plutôt gentils, quand on les fait pas chier. Ce sont aussi ceux qui font les meilleurs personnages de fiction, mais bon, mon opinion est PEUT-ÊTRE biaisée (devrais-je préciser que je suis moi-même du type INTJ?).

Je raffole du fait que, dans le livre, on “sente” la présence de l’auteur derrière les personnages. On sent qu’elle les a bâtis selon un certaine logique et dans un certain but. La manière dont elle fait s’exprimer les différentes personnalités est du grand art (par exemple, la manière dont Thornton et sa mère décrivent une même pièce est totalement différente).

Dans des articles référencés précédemment sur ce blog (ici), des journalistes remarquaient que dans des séries comme The Wire ou Mad Men, le tempérament des personnages est beaucoup moins défini et précis que dans la littérature classique, donc plus réaliste. En effet, dans la vraie vie, les personnalités sont plus souvent “floues” (fades?) que “tranchées”. Ce que je baragouine est assez abstrait, mais je me comprends.

Je ne pense pas que le style réaliste de The Wire et Mad Men soit meilleur ou pire que le style classique de Game Of Thrones ou North & South. D’un côté j’apprécie les personnages illogiques et imprévisibles que je pourrais croiser en rue. D’un autre, la construction classique de personnages épiques est bien trop délicieuse.

Je crois que je vais m’arrêter ici avant que ça ne parte un peu plus dans tous les sens.

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