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Les Poupées Russes - Cédric Klapisch - 6/10

Publié le 03 mars 2008 par Kaa1

Pitch :
Xavier a 30 ans. Il a réalisé son rêve d'enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Il a également des réticences à se fixer avec une fille et enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Xavier est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture.

Suite de l'Auberge Espagnole, Les Poupées Russes en reprend invariablement les mêmes ingrédients. Xavier à grandi, mais ces problèmes restent les mêmes : le boulot, les amis mais surtout les femmes bien entendu. Il serait mal venu de dire que cette suite est mauvaise, puisqu'elle suit invariablement les mêmes travers comique que son prédécesseur. L'Auberge Espagnole était un film très plaisant à regarder avec son ton jeune et décalé, ses histoires de cœurs "d'adulescent" paumés... La vie, la vraie.. comme on dit chez Auchan.
Encore une fois, Romain Duris est excellent dans son jeu, et la très belle Kelly Reilly n'est pas en reste avec son accent "so british" et son look de poil de carotte. Avec les Poupées Russes, Klapisch met en scène son propos de façon originale (par exemple les scènes où Romain Duris joue du pipo en pleine réunion) et force ses personnages à composer entre le comique et le dramatique (Audrey Tautou en mère un peu déglinguée).
Le film permet de faire un état des lieux assez évocateur des problèmes d'un trentenaire, avec son lot de questions existancielles (ce que j'ai raté, ce que j'ai réussi) sans trop sombrer dans des scènes sur jouées ou totalement à côté du propos. Véritable mosaïque culturelle, il parle des choses simples (amour, amitié), avec et pour des gens simples.
Malheureusement, derrière le propos du film et son ambiance de fête, le principal défaut de celui-ci réside dans le fait qu'on à quand même la désagréable impression d'assister à un "bis repetita" de l'Auberge Espagnole. Les longueurs (2h10) et le côté déjà-vu me font dire que même si il est évident qu'on prend plaisir à regarder Xavier se poser toutes ces questions, on se lasse dans le même temps de ses multiples frasques. Loin de moi l'idée de vouloir critiquer le fond, puisque c'est bien de forme qu'il est ici principalement question. A force d'user de mise en scènes farfelues, le film perd en profondeur et surtout, il n'évite pas les redondances de son prédécesseur.
En définitive, Klapisch livre donc une nouvelle mouture comique de son personnage, qui malgré son introspection abyssale, ne parvient pas à captiver plus d'une heure et demie, faute de réelles nouveautés dans le traitement de son sujet. Vite vu, vite oublié.

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