Magazine Asie

Délices asiatiques

Publié le 21 mars 2008 par Juval @valerieCG

Shiatsu Au Japon, on a voulu tester le shiatsu dans un esprit que je qualifierai d’aventureux, dévoué et informatif.


J’imaginais déjà un salon de massage comme celui d’Omnisens à Bercy Village (si vous n’y êtes jamais allé, allez-y c’est merveilleux) ; des petites bougies, une fontaine qui coule, deux-trois bambous, des tapis en paille et du thé vert.
Je m’étais quelque peu trompée.

Shiatsu

Nous voilà dans l’ascenseur. Au Japon comme il y a peu de place, il n’est pas rare que les magasins, les restaurants, les cafés soient en étage.
On arrive dans une sorte d’appartement, 40 m², 5 paravents.
Des hommes en blouse blanche, façon médecin.

A mon avis, pas un non-japonais n’avait franchi ce sol depuis 1902. C’est dire qu’on faisait un peu sensation.

Shiatsu

Première gaffe : je n’enlève pas mes chaussures et piétine les nattes. Ça commençait en flèche.
On nous demande donc – par gestes, non je ne parle pas japonais – la durée désirée du massage. Dans ces cas là je demande toujours le maximum ; autant se relaxer à fond.

Mes deux compagnons suivent une jeune femme ; je suis un homme. Derrière le paravent, on me tend un kimono (sans doute la taille XXL vu comment sont faites les japonaise… oui au Japon ma copine, pourtant réputée pour sa minceur, devait essayer le L. Moi je n’ai même pas tenté).

Et là comment dire. Je pense qu’on m’avait refilé le maître shiatsu du coin. Genre si vous n’êtes pas complètement détendu, si vous ne faites pas de shiatsu 50 fois par semaine, vous souffrez. Et le mot est faible.
Moi conne orgueilleuse comme pas permis, je me refuse à émettre un son. Je découvrais avec une sorte d’émerveillement, qu’il est possible de faire hurler quelqu’un rien qu’en lui appuyant à un point précis du dos.

Shiatsu

Et j’en avais pour 45 minutes.
Faisant fi de toute impassibilité et sortant mon anglais des grands jours, je marmonne un “it hurts” auquel il me répond tout aussi simplement “I know”. Et continue de plus belle.
J’ai donc respiré, pensé très fort à Rambo. Le vrai.

Le lendemain j’avais un lumbago.


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