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Critique Ciné : American Pie 4, les restes de notre dernière soirée...

Publié le 29 juin 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

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American Pie 4 // De Jon Hurwitz et Hayden Schlossberg. Avec Jason Biggs, Alyson Hannigan et Sean William Scott.


C'est qui est amusant de voir dans un premier temps avec American Pie 4 c'est que tous les acteurs sont plus ou moins des ratés. Ils ne sont pas de superstar alors que la critique avait adoré la trilogie des American Pie dans le genre humour bien gras. J'avais bien apprécié moi aussi quand j'étais ado, mais ça, c'était avant. Maintenant j'ai grandi, et le cast du film (et les personnages) aussi. Sauf que j'ai plutôt eu l'impression que l'on était enfermé dans une redite des trois premiers volets en bien trop guimauve et nostalgique. Ce qui faisait la force des trois premiers volets c'est ces blagues qui ne s'arrêtent pas. Forcément, il était difficile de faire mieux mais au moins, ils pouvaient jouer sur notre (potentielle) envie de les retrouver une dernière fois pour le fun. J'étais plutôt excité à l'idée de retrouver American Pie et finalement j'ai vu une suite sans grand intérêt, si ce n'est de revoir les personnages. Tout ce qui se fait autour n'a rien d'intéressant.
Comme le temps passe…Souvenez-vous de cette année 1999 où quatre lycéens d’une petite ville du Michigan décidèrent d’en finir avec… leur virginité. Quête héroïque, burlesque, inoubliable… Une décennie plus tard, Jim (Jason Biggs) et Michelle (Alyson Hannigan) sont mariés, Kevin (Thomas Ian Nicholson) et Vicky (Tara Reid) sont séparés, Oz (Chris Klein) et Heather (Mena Suvari) se sont éloignés à contrecœur, tandis que Finch (Eddie Kaye Thomas) soupire encore après… l’extravagante mère de Stifler (Jennifer Coolidge). Quant à Stifler (Seann William Scott), rien ne le changera jamais. Amis d’hier, amis de toujours, ces jeunes hommes attendaient depuis longtemps de pouvoir se réunir le temps d’un week-end pour se remémorer leurs exploits d’antan et y puiser de nouvelles inspirations. Que la fête commence, l’heure du checkup hormonal a sonné…
American Pie c'est un peu comme Friends, on a eu envie de les retrouver. Mais comme Matt Le Blanc avait dit, il n'y a pas besoin de les retrouver dans un film de réunion, ce serrait gâcher la fin de la série même si l'on sait pertinemment que l'on aurait envie d'en voir toujours plus (c'est les fans qui parlent). Sauf que voilà, American Pie n'a pas réussie à faire revenir ses personnages comme il fallait. Ce sont des gags éculés, et pas toujours très drôles. Même si certains sont sympathiques (je ne vais pas faire la liste), d'autres sont passés d'âge. On a l'impression que ceux qui ont écrit le film n'ont pas grandi comme le public d'American Pie et du coup, restent coincés en 1999. Le visage de la comédie américaine a bien changé depuis le temps et le choix des réalisateurs de garder le même ton n'était pas forcément la meilleure idée qu'il soit. J'aurais préféré que ce soit un film totalement nostalgique, avec des histoires touchantes et quelques gags bien écrits, plutôt que ce mélange pas très digeste.
Le côté nostalgique du film fonctionnant plutôt bien, on a une comédie qui fait dans le gentil, jamais trop gras mais à côté de certaines comédies américaines, celle ci est bien plate. Le film tente aussi de faire un pamphlet de l'âge adulte, sauf que cela ne fonctionne pas vraiment. Toute la réflexion tombe à l'eau quand tous les gags viennent ternir le scénario. Côté cast, je salue Seann William Scott, sans qui le film aurait été vraiment ennuyeux à suivre. Stifler reste le personnage le plus mythique de cette saga qui n'aurait jamais du connaitre plus de trois volets. Reste alors peut être la mise en scène, restée collée au style des années 90. Et les personnages, qui ne semblent pas avoir évolués comme leur public. Dommage, j'avais envie qu'il y ait un peu de plus de réflexion derrière tout ça et que ces retrouvailles ne sont pas une redite pour faire vivre la nostalgie.
Note : 1/10. En bref, une catastrophe. Le film veut trop en faire et ne fait finalement rien. Seann William Scott reste égal à lui même et sauve quelques passages du film, mais le naufrage est inévitable.


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