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The dictator (vost)

Par Clemiclem
The dictator (vost)
La politique c'est pas mon truc! Partenariats économiques, orientations en matière de santé, placements et dettes de l'Etat...autant vous le dire de suite, je suis le genre d'électeur à faire son choix décisif cinq minutes avant de me rendre dans l’isoloir, celui là même qu'occupait une vieille connaissance du village que vous ne souhaitez surtout pas croiser! Quoiqu'il en soit, la dictature de Sacha Baron Cohen me parle! Elle est drôle, piquante et parsemée de références à d'anciennes pointures du courant politique le plus simple...pour celui qui la dirige! La dédicace à Kim Jong-il nous plonge immédiatement dans l'absurdité à laquelle Sacha Baron Cohen confronte le spectateur pendant prés d'une heure trente. 
Pour vous dire la vérité, je n'avais pas autant rit au cinéma depuis bien longtemps. Le risque était pourtant palpable vu les anciennes prestations du comique anglais. Borat était presque dérangeant quant à Brüno, une promo à grands coups de massue m'a immédiatement rebuté. Finalement sa plus grande réussite jusque là se cantonnait à Ali G, vous savez le rappeur qui accompagne Madonna dans son clip Mister DJ? Bien que totalement absurde son personnage de rappeur à contre courant m'avait bien fait rire. Pour Dictator, il a fait encore plus fort! Des moyens plus conséquents avec quelques guests qui n'hésitent pas une seconde à ternir leur image pour le plus grand fasciste que la Terre ait jamais porté. Une bande son originale pour le coup qui reprend quelques standards à la sauce Moyen Orient. Vous reconnaitrez non sans mal les standards du groupe REM, Dr Dre ou encore une version incroyable d'un let's get it on qui amuserait certainement le défunt Marvin Gaye. L'originalité de la forme n'est plus à prouver, qu'en est il du contenant?
 Le Général Aladeen, dictateur fantasque du Moyen Orient est invité au siège de l'ONU pour défendre sa cause, celle d'une dictature qui prépare secrètement son armement nucléaire. Une fois sur place, le pauvre Aladeen se voit doubler par son bras droit, l'oncle Tamir, bien décidé à faire de la république de Wadiya, une démocratie qu'il a déjà négocié à prix d'or avec les grands pontes du pétrole. Écarté et remplacé sournoisement par un sosie, le Général Aladeen se retrouve perdu et imberbe dans une ville qu'il ne connaît pas. Il va pourtant devoir s'y acclimater en laissant de côté ses caprices d'ancien dictateur auquel on obéit au doigt et à l'oeil. La partie semble mal engagée... 
Bien que totalement absurde, le film est un bijou comique qui réussirait j'en suis sûr à décrocher un sourire aux dirigeants qu'il attaque ouvertement. On ne peut s'empêcher de rire malgré des gags cousus de fil blancs et des clichés longs comme le bras. Certains pourront trouver ça lourd, ça m'a pourtant bien fait rire! Aladeen est vraiment entier si bien qu'on se demande à chacune de ses interventions si l'on doit rigoler ou trouver ça choquant. A vrai dire, les deux mon général! 
Extrait musical

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