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Niger : Escale au pays sahélien le plus touché par la sécheresse

Publié le 02 juillet 2012 par Cmasson
Alois qui tient une boutique d’épices qu’il importe d’Arabie Saoudite ou du Mali Niger : Escale au pays sahélien le plus touché par la sécheresse Niger Début de la mission : 1997 Equipe: 112 personnes Détail de la mission Les marchands d’épices, de céréales, de viande, de sous-vêtements féminins, de téléphones mobiles, de chariots pleins d’ail et de mangues, le bruit des ouvriers qui travaillent, les enfants en maillot de Messi, les conversations où tout se marchande, les ruelles étroites jonchées de marchands… A Niamey, la vie tourne autour des marchés, entre Le Petit Marché et Le Grand.

Je suis accueilli dans la capitale du Niger par la mission ACF-Espagne, dirigée par le français Thierry Metais. L’équipe est chargée de la difficile tâche de combattre la faim et la pauvreté dans le pays le plus vulnérable du Sahel. Ici, 6 millions d’habitants sont affectés par la crise alimentaire (soit 40% de la population).

  Après un stop à Niamey, direction l’intérieur du pays pour découvrir les projets mis en place par Action contre la Faim à Mayahi.   Je profite de ma journée à Niamey pour visiter ses marchés et  écouter les voix des passants et des commerçants: ils parlent de la sécheresse, du changement climatique, de la spéculation alimentaire, de la hausse du prix des céréales... « Pour moi, le problème c’est cette hausse des prix du carburant. Le prix de l’essence augmente et tout le reste aussi », explique Masaoudu qui tient une petite boutique. Il y vend de la farine, du riz et quelques autres condiments. « Et puis nous les commerçants, nous nous endettons », ajoute Alois qui tient une boutique d’épices qu’il importe d’Arabie Saoudite ou du Mali.   A quelques pas, Zalika vend des sandales et s’accorde avec Masaoudu sur le fait que le niveau de pauvreté au Niger ne fait que monter. Elle a quatre enfants « Je dois pouvoir les nourrir tous les jours », poursuit-elle.   Les clients vont d’un marchand à un autre. C’est là que je rencontre Samira alors qu’elle achète ses pommes de terre. « Tout est cher. Les tomates et les mangues par exemple… et la viande aussi : elle est à 3000 Francs CFA le kilo », m’explique-t-elle.   De retour au bureau d’ACF à Niamey, Jairo Paisano, le coordinateur technique, m’explique que le Niger est le pays le plus touché par la sécheresse au Sahel. « Pour mesurer la vulnérabilité, il faut voir si les familles peuvent s’acheter des produits mais aussi vérifier quel type et pour combien de temps », me confie cet expert d’Action contre la Faim.   Au Niger, où les prix ont en moyenne augmenté de 50% par rapport à l’année précédente, la population majoritairement agricole et pastorale doit trouver un moyen de s’en sortir comme elle peut avec les va-et-vient des marchés.  

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