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La lutte en actions

Publié le 03 juillet 2012 par Obobs

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Alors que les chiffres de l’obésité augmentent avec près de 15 % des adultes malades (plus de femmes atteintes que d’hommes) et 3,5 % des enfants touchés, si l’on en croit les chiffres de la Haute Autorité de Santé, les actions menées pour lutter contre ce fléau se multiplient un peu partout en France.

Au-delà de l’augmentation de la prévalence de l’obésité en France, les régions s’avèrent inégalement touchées.  La région Nord- Pas de Calais présente un score particulièrement élevé, le plus fort de France, avec 20,6 % d’obèses quand l’Est en compte 17 % et 16,6 % pour le bassin parisien. Compte tenu des données alimentaires, des traditions alimentaires, des taux de chômage, de pauvreté, ces chiffres montrent un constat bien affligeant.

Les inégalités sociales continuent de prédisposer défavorablement (consommation de nourritures essentiellement industrielles,  fortement caloriques, notamment), à l’instar des facteurs socioprofessionnels : le statut professionnel des femmes se montre inversement proportionnel à leur surpoids ou leur obésité potentiel, selon des recherches menées par l’INRA. 16 % des ouvrières sont obèses quand seulement 4 % des femmes cadres le sont.

Accès aux soins, facteurs environnementaux, financiers, économiques, éducationnels, pratique sportive, alimentation plus ou moins saine, autant d’axes entrant en ligne de compte dans ce constat.

Les moyens de lutte et les actions

On ne rappellera pas l’importance d’appliquer les recommandations des PNNS, mais on peut aussi voir que l’OMS sensibilise en permanence l’industrie agro-alimentaire pour réduire les taux de graisse, de sucre, de sel. L’OMS, toujours, tente de faire en sorte que les produits sains soient abordables pour tout le monde, tant la question des coûts est essentielle, et la DGCCRF veille au grain sur ce sujet sensible.

Les régions françaises, les associations, se mobilisent également. Le Nord-Pas de Calais, région particulièrement touchée, met en place des activités ludo-pédagogiques passant par la fabrication d’arbres à fruits à Belencontre, par exemple, à l’instigation du centre social local, en faisant entrer les établissements scolaires dans la boucle.

Sensibiliser les plus jeunes enfants pour adopter une alimentation saine, sans en faire un pensum professoral mais en rendant enfants et collégiens acteurs des activités : un bon moyen de les inciter à adopter les bonnes pratiques, le tout sous le contrôle de Luc Dreger, chef cuisinier.

Autre région, autre action

A Saint-Denis (93), seule commune d’Ile-de-France à avoir participé aux  3èmes journées européennes de l’obésité, les actions se multiplient. En effet, avec 25 % de la population locale concernée de près ou de loin par l’obésité, ce qui en fait le département de France le plus touché par cette maladie, il faut agir.

Organisées par la maison de la santé de Saint-Denis, avec à sa tête Caroline Kiaya, ces journées de sensibilisation et d’action se fondent sur un constat alarmant : « Ce qui nous inquiète, c’est que, malgré le plan national Nutrition Santé, l’obésité progresse dans l’Est parisien, alors qu’elle stagne dans l’Ouest », selon le professeur Jean-Marc Catheline (in Le Parisien).

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La maison de la Santé de Saint-Denis, qui a initié en 2011 un réseau obésité destiné aux enfants et un second aux adultes, agit, et agit bien : actions diverses, suivi médico-psychologique, activités sportives, groupe de parole…

Autant d’actions qui devraient se multiplier sur le territoire français sans attendre que les chiffres ne sonnent l’alarme… La prise de conscience semble en bonne voie mais sera-t-elle générale ?

Le Cirque des Légumes

L’Obobs, la Mairie de Paris, le FFCA, Christian Etchebest se sont réunis pour un événement unique, Le Cirque des Légumes, le 21 juin dernier, qui fut un véritable succès : cours de cuisine en plein air, rappel des bonnes pratiques alimentaires, fiches cuisines, recettes… ou comment sensibiliser le grand public et lutter contre l’obésité de façon ludique, agréable, en se faisant plaisir ?

La FFCA poursuit ses actions. Il ne reste plus qu'un cours de cuisine avant la pause estivale, une séance ayant eu lieu ce mercredi 4 juillet au marché Belgrand (Paris 20e), il vous faudra maintenant vous rendre le vendredi 6 juillet au marché Gros la Fontaine (Paris 16e)

Nul doute que la prise en charge globale de l’obésité, que le retour aux bonnes pratiques alimentaires, sportives, que la mise en place de façon systématique de ce type d’actions pourra permettre de ralentir l’augmentation des courbes de l’obésité… La prise de conscience doit être immédiate… 


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