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Réflexions.

Par Ananda

 

Chacun de nous est seul parce qu’il ne possède aucun équivalent. Même les vrais jumeaux ne peuvent se vanter d’avoir un exact double.

La solitude est inséparable du fait même d’exister. Indissociable de la séparation qui fonde l’état même d’être. Pour être, il faut être une entité distincte et donc, une solitude. Même si cette solitude, de différentes façons, est reliée, connectée aux autres solitudes.


Deux corps qui se rapprochent, qui jouent, qui jouissent…et hop, un nouvel être ! Je trouve ça miraculeux.


Dans l’acte d’écrire, il y a une recherche de l’extase de vivre. Un désir d’exaltation, de magnification de ce qui est. C’est en ce sens qu’on peut dire qu’écrire, c’est vivre à la puissance 10. C’est quêter, traquer en l’état de vivant et en le monde même une intensité qu’ils ont en eux mais que le plus souvent, ils conservent cachée ; une sorte de force qui, tout en leur étant intrinsèque, immanente, les dépasse, les transcende.

On imagine l’écrivain le plus souvent en retrait ; il l’est.

Mais paradoxalement c’est pour mieux démasquer le sel de la vie, mieux être en son cœur qu’il établit cette distance.


L’avenir est toujours doté de deux aspects, de deux visages : d’abord, le plus beau, celui, ondoyant, dansant, brumeux, poudroyant et puissamment attirant de tous les possibles, puis, une fois réalisé, matérialisé, cristallisé, le visage tangible qui nous étonne à tout coup et nous laisse toujours peu ou prou sur notre faim.


Oh… l’avenir est déjà là !

Et il ne se ressemble guère.


Ce que nous appelons « le Mal », c’est la dégradation, la destruction, l’entropie (et, par extension, tout ce qui s’y rattache). Ce à quoi semble s’opposer, par exemple, une force telle que la Vie, le phénomène du Vivant, lequel aspire à la continuation de lui-même de toutes ses forces.

Mais construire, maintenir et détruire sont les trois « piliers » du cosmos. Le renouvellement des choses, leur reviviscence se fait toujours au prix de la fin et de la destruction. Le « Mal » nous gêne, mais il est indissociable de la bonne marche du monde. Car sans destruction, aucune évolution, aucune invention ne serait possible.



P. Laranco.


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