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une autre gauche est possible

Publié le 10 juillet 2012 par Gédécé @lesechogaucho

une autre gauche est possibleEt si nous faisions fonctionner notre cerveau gauche ?

A partir d’un titre du Figaro lu ce matin (L’aile gauche du PS s’interroge), j’ai été effleuré par l’idée en  retour que nous pourrions peut-être, à mon humble avis, être un plus nombreux que ce n’est le cas aujourd’hui dans la gauchosphère à nous questionner effectivement sur les orientations du gouvernement…

 Déjà, seulement deux mois après l’avènement du candidat normal, sa politique d’austérité qui ne dit pas son nom, qui refuse de parler de rigueur mais gèle le salaire des fonctionnaires, et qui ose parler de politique de croissance avec une augmentation de smic à 2 %,  sonne l’hallali de nos espoirs d’évolution sociétale plus favorable aux intérêts populaires.

S’y ajoute à présent la poursuite de la RGPP et du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux malgré les promesses de campagne. On peut donc déjà s’interroger sur ce qu’à de socialiste la politique hollandaise quand elle continue sur le même registre conforme à la doxa libérale que son prédécesseur, alors même que nous avons voté contre cette vision technocratique et autoritaire de l’économie qui conduit pour seul exemple funeste  la Grèce  (avant bien d’autres probablement…) au bord du gouffre, avec ses 4 000 suicides l’année dernière. A qui le tour ?

Aussi, là où le Figaro se contente de s’interroger sur l’état de la gauche de manière très (trop) conventionnelle en choisissant comme seul prisme d’interrogation restrictif la seule perspective d’un congrès du PS qui va selon toute évidence ronronner gentillettement en n’ apportant aucune solution concrète aux problèmes les plus cruciaux et urgents qui agrèmentent notre quotidien , je préfère quant à moi lancer une discussion un peu plus ouverte et fondamentale à mes collègues blogueurs sur nos attentes vis-à-vis d’un gouvernement dit de gauche. Et pour cela, quelques questions, à relier dans nos billets respectifs en chaîne, ou pas, selon la bonne ou la mauvaise volonté de chacun. Vous découvrirez celle que j’explorerai quant à moi – la politique de l’emploi du gouvernement – dans un prochain billet.

Quant à la révolte virtuelle de l’aile gauche du PS, qu’on ne me fasse pas rire, j’ai les lèvres gercées par la froideur  idéologique ambiante. Ceux qui étaient vraiment à gauche,  au PS, en sont partis depuis longtemps. Mélenchon a créé le Parti de Gauche, a fait évoluer le front de Gauche, qu’a en outre rejoint dernièrement la majorité des adhérents du NPA. Les autres ne font que cautionner par leur présence – surtout quand ils sont au gouvernement comme Benoît Hamon –  une logique contre-productive vis-à-vis des intérêts populaires. Et c’est parce que le peuple n’est plus dupe de cette supercherie  qu’il s’est tourné vers les extrêmes, faute d’une vraie gauche, qui en respecte les valeurs  et leur réponde concrètement. Nous ne commettrons pas les mêmes erreurs, et rechercherons un positionnement politique qui soit  en rupture véritable avec les poncifs dominants. Fussent-ils nappés de sauce hollandaise, à la mode ni vu ni connu et hop ! Un bon sommet social dans le style compromis(sion) à la mode CFDT et voila que je t’embrouille…

Ce n’est définitivement pas ma gauche à moi, toussa toussa … Mitterand ? Jospin ? Et  Hollande à présent ?  Plus jamais ça.


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