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HÉPATITE B: La grande délaissée en France – InVS

Publié le 10 juillet 2012 par Santelog @santelog

300.000 porteurs du virus en France et 1.500 décès annuels, un virus cent fois plus contagieux que le VIH. Mais, si plus de 9 médecins sur 10 se déclarent favorables à la vaccination pour les adultes à risque, seuls un tiers des généralistes indique proposer de façon systématique le vaccin hexavalent pour la vaccination des nourrissons, et un médecin sur 5 « souvent». En France, la vaccination contre l'hépatite B des populations ciblées par les recommandations vaccinales reste encore très insuffisante et la maladie mal connue du public. Remettre le médecin au cœur de l'effort de vaccination et mieux informer le public, deux conclusions de ce bulletin hebdo de l'Institut de veille sanitaire.


HÉPATITE B: La grande délaissée en France – InVS
Certes, entre 2007 et 2010, la couverture vaccinale contre l'hépatite B (première dose de vaccin) a augmenté de 160% chez les nourrissons âgés de six mois. En population générale, la vaccination contre l'hépatite B est déclarée par 47% des répondants-supérieure à celle estimée en population. La couverture vaccinale contre le virus de l'hépatite B (3 doses) de 42% chez les adolescents âgés de 15 ans et de 39% chez les enfants âgés de 11 ans, de 51% à 24 mois.


Le dépistage s'est également élargi, mais, selon les auteurs, n'est pas suffisamment ciblé sur les populations à risque, ce qui pourrait être amélioré par l'arrivée des tests rapides (TROD).


Le rôle des médecins généralistes, et dans la vaccination en général- reste à renforcer. L'enquête de 2009 présentée qui montre une meilleure adhésion des généralistes à la vaccination, indique aussi la nécessité d'apporter aux médecins généralistes des arguments sur l'importance du bénéfice/risque de la vaccination pour pouvoir répondre la réticence de certains parents à faire vacciner leurs enfants contre l'hépatite B. Près des deux tiers des MG proposant le vaccin hexavalent ont le sentiment que son remboursement a permis d'améliorer la couverture vaccinale contre l'hépatite B. Enfin, la réduction du nombre d'injections et la simplification du calendrier vaccinal avec ce nouveau vaccin combiné sont certainement parmi les éléments déterminants d'une vaccination plus large des nourrissons.


Le public reste mal informé : Les différents types d'hépatites virales restent confus, tous comme les facteurs de risque des hépatites B et C. Les modes de transmission sexuelle et par usage de drogue restent aussi moins connus pour le VHB que pour le VIH. Le recours au test de dépistage du VHB (27,4%) au cours de la vie reste également 2 fois moins fréquent que pour le VIH (61,3%) et d'autant plus en zone de forte endémicité. De nouvelles campagnes d'information et de prévention, incitant aussi les patients-cibles, comme les usagers de drogues, à discuter des risques avec leur médecin, restent donc nécessaires. Enfin, pour les patients atteints, c'est l'éducation thérapeutique (ETP) qui doit être encouragée pour une meilleure adhésion au traitement et donc une meilleure qualité de vie des malades et de leur entourage. Le BEH déplore « le manque de financement de ces programmes et de la formation des soignants qu'ils impliquent ».


Source : InVS BEH 10 juillet 2012 / n° 29-30 (Visuel VHB –CDC)


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