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Les premières hydroliennes testées en fin d'année

Publié le 10 juillet 2012 par Bordeaux7

Les premières hydroliennes testées en fin d'annéeEt si le courant d’un fleuve permettait de produire de l’électricité ? Pour mettre au banc d’essai les technologies innovantes des industriels, des hydroliennes seront testées à côté du pont de pierre jusqu’en 2019.

Une première mondiale. C’est en mars dernier que le bureau d’études bordelais Energies de la Lune, porteur du projet, a reçu les derniers financements pour pouvoir installer ce «site expérimental estuarien national pour l’essai et l’optimisation d’hydrolienne» (Seeneoh). Ce projet s’élève à 2 millions d’euros, pris en charge par les collectivités locales, par des investisseurs privés et supporté également dans le cadre des investissements d’avenir. Faisant partie d’un projet plus vaste porté par France énergies marines, un groupement d’intérêt public situé à Brest, le site a été retenu car «il y a de fortes accélérations de courant grâce au Pont de Pierre et ses 17 arches», glisse Marc Lafosse, ancien champion de natation et président d’énergies de la Lune. «Dans l’axe de ces arches, il y a une veine d’eau très rectiligne dont la vitesse peut atteindre jusqu’à 8 noeuds». Un chiffre qui place le fleuve, à ce niveau, comme «le plus courantogène en Europe». Si l’on ajoute le fort volontarisme d’Energie de la lune et le soutien des collectivités locales, il n’est donc pas surprenant que Bordeaux ait été choisie pour devenir «le» site pour évaluer les hydroliennes estuairiennes. 
Des tests entre 6 et 24 mois
Ce projet unique au monde consiste à tester jusqu’au 31 décembre 2019 les prototypes d’hydroliennes développés par des industriels des énergies renouvelables. «Une technologie naît, puis elle se teste avant de passer à l’étape industrielle», rappelle ainsi Marc Lafosse. Ce site d’essai comportera ainsi trois «raccordements» pour accueillir trois hydroliennes chacune leur tour : deux fixées sur des plate-formes à 22 mètres en aval du Pont de Pierre et une autre flottante qui sera placée à 100 mètres du Pont de Pierre. Pour l’instant «il y a 27 ‘‘technologies’’ intéressées pour faire un test». Pour chaque industriel, la durée du test s’échelonnera entre 6 et 24 mois. «Dans l’immédiat, nous avons des réservations pour les trois prochaines années, indique Marc Lafosse qui relève la difficulté de gérer le planning : «Il faut l’ajuster en fonction de la maturité des travaux des industriels». D’ores et déjà deux hydroliennes prendront place dans la Garonne «avant la fin de l’année», tandis que la première machine sur la structure flottante «est en cours de discussion».

Mises à l’eau spectaculaires
Sur ces plate-formes de 41 tonnes d’acier et 32 mètres de long qui seront mises en place entre octobre et décembre prochain, les engins subaquatiques, disposant de pales de 5 mètres de diamètre, développeront une puissance totale de 250 kilowatts. L’électricité dégagée sera ensuite intégrée au réseau d’ERDF. Concernant la production électrique, Marc Lafosse est plus prudent. «On verra», sourit-il. Car, si ces grosses bestioles seront surveillées comme le lait sur le feu, le secret industriel est bel et bien présent. Mais, promet Marc Lafosse, «les mises à l’eau seront spectaculaires». Rendez-vous donc en fin d’année, histoire de s’immerger un peu plus dans ces énergies du futur. • NB
Le projet Seeneoh est exposé à la Maison écocitoyenne

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