Les technoïdes rêvent-ils de moutons alcooliques ?

Publié le 17 juillet 2012 par Eatart @eatartblog

Les technoïdes rêvent-ils de moutons alcooliques ?


Vendredi dernier, ce n’était pas du sommeil que le marchand de sable distribuait, mais des bons beats qui tinrent endiablés tous les clubbers du festival REVERIE.

Pour sa première édition, le festival REVERIE a vu les choses en grand dans le Terminal 4 du parc des expositions de la porte de Versailles. Squatter un lieu si vaste est sûrement la cause d’un billet si cher (30€ par soir). Mais l’affiche du vendredi, grâce à un partenariat avec les labels Ed Banger et BoysNoize Records, avait de quoi convaincre les moins fortunés de lâcher trois tenners.

Mr Oizo, Boys Noize, Busy P, Para One, Feadz, Djedjotronic et Shadow Dancer se sont succédés dans la chaire, tels des techno-gourous rompus au crowd control, dans une grand-messe de bras levés en transe. « Vous êtes des animaux ! », scandent les hauts-parleurs, comme les cochons de Georges Orwell devant les bêtes tout ouïe de la Ferme du Manoir.

On ne peut qu’applaudir l’organisation – pas un seul couac à déplorer – ainsi le choix du site, qui permettait de circuler confortablement et, par son volume, donnait à la musique une envergure exaltante. Le public, aussi, ouvert et joyeux. Et surtout la programmation : si elle reste de cette qualité pour l’édition 2013, il y a fort à parier pour que REVERIE devienne l’une des dates majeures dans le paysage électronique francilien. Il faut dire que WE LOVE ART n’en est pas à son premier coup d’essai et après la déferlante des soirées « WE LOVE » puis le festival « We Love Green » lançé l’année dernière, REVERIE était la corde manquante à l’arc déjà bien tendu de cette structure prometteuse.