Magazine High tech

#2 Reflexion du moment

Publié le 23 août 2012 par Volt

Je vous parlais dans mon précédent billet de la lecture, de l’écriture, de cette connaissance et de cette transmission qui se meurt. Aujourd’hui je m’intéresse à cet art qui fait parti de nos vies, à tel point que 28 millions en sont adeptes dans l’hexagone et que nos 13 – 19 ans y consacrent pas moins de 9 heures par semaine. Je veux bien évidemment parler du jeu vidéo.

Le jeu vidéo est un élément récent parmi ces moyens d’expressions. Il a pris une telle ampleur, en si peu de temps, qu’il a bouleversé des générations. Il a cassé des codes et en a reconstruit d’autres, créant ainsi une philosophie nouvelle. Une époque ou l’imagination florissante nourrie d’une enfance bercée aux films, aux romans d’aventures ou de SF, aux histoires et à l’Histoire faisait éclore le début d’une merveilleuse aventure.

Malheureusement, lorsque je vois ce qui nous est fourni en ce moment, j’ai vraiment peur pour notre futur. Un marketing gargantuesque pour des redites incessantes et un imaginaire sclérosé, voilà la majorité de ce qui nous est proposé. Et lorsque parmi ce ramassis, une perle surgit, le peuple la boude et bien souvent les connaisseurs également… Pourtant, lorsque nous interrogeons les joueurs confirmés -qui pourraient avoir plus d’impact sur le marché en achetant ou en colportant l’information- , un flow considérable serait prêt à dépenser son pécule dans une oeuvre originale.

Oui, une frilosité perverse ronge la communauté… Cette schizophrénie est tout de même dure à comprendre dans cet environnement ou tout parait beau et gentil. Cependant, en étudiant un peu le sujet on s’aperçoit bien vite que le diktat de la bonne parole est de mise et que la plupart des personnes réagissent en contre pensée.

Pourquoi me direz-vous ? Comme d’habitude, vous répondrais-je… Une main mise intellectuelle qui ressemble à toutes les autres grandes industries du moment et ou le consumérisme à grande échelle fait loi. Malgré des titres parfois enfantins, le dicton est, et reste, business is business. Le marketing à grande échelle fait qu’il n’y a que très peu de place pour les plus petits et du coup l’attrait du joueur est moindre.

Cette avalanche de pub élaborée astucieusement instaure un véritable manque d’autonomie de pensée. Du coup les mentalités sont en constante perfusion, réagissant toutes à l’unissons. J’avais lu un slogan assez évocateur : « Nous pensons pour vous, achetez pour nous ». Un nivellement par le bas dicté par l’épaisseur de notre porte monnaie ?

Triste mais réel.


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