Une fois encore – Diane Keaton

Par Theoma

« Je dis toujours que ma vie est cette famille, et c'est la vérité. »

Dorothy Deanne Keaton Hall

La fille parle de sa mère. La femme de son chemin de vie et des hommes qu'elle y a croisé. L'actrice de son métier et de ce qu'il lui a apporté.

J'aime les films de Diane Keaton car ils dévoilent tous une partie de sa personnalité. Exubérante, forte, fragile, indépendante, attachante, Diane Keaton est multiple. Ses mémoires révèlent tout le bien que je pensai d'elle et une infinie solitude.

L'adoption à cinquante ans, la relation à l'existence, sa mère au loin guidant le chemin. L'analyse est permanente. Le questionnement sans répit. Le besoin de se dépasser, de devenir meilleure. La sagesse de la maturité ayant pour conséquence l'absence d'enjeux. Mais aussi le sexisme hollywoodien, la difficulté d'être reconnue en tant que femme. « Sans grand homme pour écrire et réaliser pour moi, j’étais au mieux une médiocre vedette de cinéma. »

Des pages intimes qui se donnent sans calcul et avec générosité.

Robert Laffont, 315 pages, 2011

Extrait

« Je sais bien que j'ai tort, mais penser que ma mère, une personne qui aimait les mots, qui avait toujours les meilleures notes, qui est retournée à l'université alors qu'elle avait une quarantaine d'années et qui est rentrée chez elle avec un diplôme, a été frappée par la maladie d'Alzheimer sans raison est une chose que je ne peux accepter. »