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Terdav Trail World Tour, Great Himalaya Trail... Le départ approche.

Publié le 28 août 2012 par Sylvainbazin
Je m'apprête à repartir vers Chamonix, puis de là je me dirigerai vers l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie, pour la Gore Tex Transalpine Run, puis je ferai un nouveau crochet vers le Val d'Aoste pour couvrir (là je ne courais pas) la troisième édition du Tor des Géants. Mais ces quinze prochains jours, même si ils devraient m'apporter leur lot de rencontres et de belles découvertes, j'avoue ne les envisager un peu que comme des prémices. Mon prochain grand départ, celui que j'attends, que je prépare et qui me fait vibrer, aura lieu le 20 septembre.
Terdav Trail World Tour, Great Himalaya Trail... Le départ approche.
Il faut dire qu'il m'emmènera loin, et pour un petit bout de temps. Et puis surtout il devrait m'entraîner vers un nouveau voyage, un nouveau défi, sans doute le plus difficile de ceux que je me suis fixés jusque là. Cette traversée du Népal ne devrait en effet pas se faire sans une certaine débauche d'efforts, une volonté extrême. Il me faudra sans doute affronter quelques souffrances, surpasser mes douleurs physiques, surmonter mes doutes, ma lassitude morale. Ce chemin, même si j'ai prévu mon itinéraire et mes étapes, même si j'en connais déjà une partie, ne sera sans doute pas sans me réserver des surprises, des imprévus à gérer. Ces 2000 kilomètres, ces 75 à 80 000 mètres de dénivelé, seront certainement irréguliers, difficiles, impressionnants. Et pourtant...
Pourtant, je ne veux pas aborder ce nouveau voyage comme un défi ultime, comme un exploit sportif. Non, je veux avant tout, une nouvelle fois, l'aborder comme un prolongement, une destination. Je veux à nouveau me plonger dans le voyage, comme je l'ai fait fin avril avec le premier volet de mon Terdav Trail World Tour,  en m'élançant sur le chemin de Saint-Jacques. Je serai là avant tout pour voyager, à la fois pour découvrir et redécouvrir ce pays si fascinant, rencontrer ses habitants et les voyageurs.
J'y serai bien entendu également pour voyager, intérieurement, à la recherche de moi-même. Les chemins népalais, les chemins du ciel, comme les appelle mon ami Bruno Poirier, possèdent une certaine magie, un souffle, quelque chose qui touche à la spiritualité et vous poussent naturellement à vous plonger à la fois en vous même et hors de vous même. Une certaine introspection dans le dépassement, une expérience de la transcendance. Nul doute qu'en me promenant ainsi sur ce Great Himalaya Trail, c'est aussi cela que je recherche.
Terdav Trail World Tour, Great Himalaya Trail... Le départ approche.
Je parlais plus haut de prolongement, d'un voyage vers une destination déjà entrevue.
Ce Great Himalaya Trail le sera à plus d'un titre. Ce sera, déjà, le prolongement et la suite de mon projet Terdav Trail World Tour, un projet dans lequel je mets presque toutes mes forces, qui m'anime et me transporte et dont le premier volet ce printemps m'a beaucoup enrichi (sur le plan spirituel bien entendu!). C'est aussi la suite, mais tout est imbriqué dans cette démarche globale, de mon histoire et de mon expérience personnelle avec ce pays particulier, le Népal, et avec l'Himalaya.
Cette histoire remonte à quelques temps déjà. Bien entendu, chez mes grands-parents, traînait une vieille édition "d'Annapurna premier 8000" et du livre de photo qui allait avec, au côté de la photo du général de Gaulle et des vieux Paris-Match. Un héritage national qui avait bien entendu attirait mes yeux d'enfant. Mais cela me paraissait alors, tellement lointain. Ensuite, plus tard, alors que jeune passionné d'athlétisme je dévorais la presse spécialisée, je tombais sur un article présentant un hurluberlu qui venait de traverser le Népal en courant: Bruno Poirier. Quelques années après, je me souviens aussi de l'article qui présentait la première édition de l'Annapurna Mandala Trail; je commençais tout juste à m'intéresser à la discipline qui émergeait tout juste en France et participais cette année là à ma première grande course des Templiers (c'était en 1999). Je me souviens de ces photos de coureurs lourdement chargés qui dévalaient des pentes glacées. Entre attirance et peur, je mettais pour un temps ces images dans un coin de mon esprit. D'autres défi m'occupaient alors...
Enfin, alors que le trail prenait une place bien plus importante dans ma pratique sportive, et dans ma vie, et que je commençais à mon tour à collaborer à la presse spécialisée, en 2006, je rencontrais Bruno Poirier à la faveur d'un de mes premiers reportages "terrain" sur une course. C'était sur le Raid du Cromagnon. La course était très mal organisée et l'accueil pour les journalistes, des plus nuls. Les organisateurs nous ayant oublier, nous avions erré un moment dans les rues de Limone, en Italie, avant de les retrouver attablé dans un restaurant. Le lendemain, ils nous conduisirent en retard au départ de la course à laquelle nous participions évidemment. Mais cette course ratée fut surtout l'occasion de rencontrer Bruno, le créateur et le "gourou" de la course à pied par étape au Népal. Bruno est un vrai passionné, de course, de défi et d'Himalaya, qui sait transmettre ses aspirations. Nous avons tout de suite sympathisé. A la fin de ce week-end mouvementé, il me disait que j'étais le bienvenu sur une de ses courses au Népal, et m'offrait même un tee-shirt de son association, son cercle des "Chevaliers du Vent", qui regroupe les coureurs ayant couru à plus de 5000 mètres d'altitude en Himalaya. Je savais déjà que j'irai courir là-bas.
Deux ans plus tard, je prenais part à mon tour à l'Annapurna Mandala Trail. Cela reste un voyage très marquant pour moi, presque un tournant. Non seulement par la découverte de l'Himalaya, de ces si impressionnantes montagne et de la magie du Népal, mais aussi parce que cette expérience me poussait aussi à envisager la suite de ma vie un peu differement mais peut-être plus en accord avec les aspirations qui m'ont toujours habitées. J'allais avoir trente ans. Je me souviens que lors de la remise des prix je disais "C'est la vie comme je l'aime et comme je veux la vivre.". Un autre voyage, la même année, me faisait découvrir le Kumbu.
Terdav Trail World Tour, Great Himalaya Trail... Le départ approche.
Un peu plus tard, je tentais de faire à fond, à plein temps, ce qui m'occupait depuis quelques temps en parallèle d'un travail "principal" plus classique et plus "confortable". Une forme de défi et d'aventure globale que je poursuis avec ce Terdav Trail World Tour et ce Great Himalaya Trail et qui m'a été, sinon inspiré, au moins conforté dans la nécessité de le tenter, par ces premiers voyages au Népal. C'est donc encore une suite logique à la ligne de vie que j'essaie de me tracer que de tenter d'accomplir ce périple, pas si couramment réalisé, qui regroupe plus ou moins une bonne dizaine de "rêve de trekkeur" mis bout à bout.
Ce voyage et ce défi seront donc une suite logique, mais pas un aboutissement, même si j'espère y toucher quelque chose que je cherche profondément, de ma démarche de coureur, de marcheur, de chercheur de sens. Pas un aboutissement car il y aura d'autres aventures ensuite, tout aussi riches. Mais tout de même, je me prépare à vivre une expérience forte, passionnante, contrastée. Un peu à l'image de mon année 2012, qui m'aura fait déjà vivre bien des états d'âmes de toutes les couleurs...
Voilà, dans pas bien longtemps, mes pas vont m'emmener sur ce Great Himalaya Trail. J'essaierai bien entendu de vous tenir au courant, le plus possible, de mon avancée et de mon voyage. Mais je vous reparlerai des derniers préparatifs d'ici là! (même si à vrai dire j'essaie de m'encombrer du moins de préparatifs possibles!).

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