Damages // Saison 5. Episode 8. I'm Afraid Of What I'll Find.
Il ne reste que trois épisodes avant la fin de la série (si l'on inclus celui ci) et je dois avouer que je suis particulièrement fan de la façon dont les choses se mettent en place. Il faut que
tout se mette en place pour la fin de la série et je dois avouer que l'on a pas mal de bonnes choses en route. Mais le premier élément qui permet d'assurer que la fin de la série est proche c'est
évidemment tout l'épilogue de l'épisode. On fait de plus en plus plonger Ellen dans la paranoïa et la folie. J'adore ça. Car au fond, Damages a toujours su confronter l'univers rêvé et l'univers
réel. Cette montée en puissance de la folie des personnages crée donc un engouement chez le téléspectateur. Je ne peux m'empêcher également de parler du prologue de l'épisode qui revient sur un
flashforward que l'on avait vu au début de la saison. Ellen Parsons est allongée au beau milieu d'une allée, inerte. Nous découvrons maintenant qu'un homme semble en être la cause, sous les
ordres de Patty.
L'épisode se recentre donc sur les deux héroïnes (encore une fois après l'épisode très claustrophobe de la semaine dernière). D'un côté nous avons une Patty qui ne semble pas vraiment comprendre
pourquoi tout ce qui l'entoure est en train de s'effondrer. D'un côté nous avons son fils qui est maintenant l'héritier du père de sa mère. En effet, nous découvrions plus tôt dans la saison que
le père de Patty n'était finalement pas mort mais bel et bien en vie. Il n'a jamais porté sa fille dans son coeur depuis qu'elle est devenue ce qu'elle est devenu. D'ailleurs, on sent que c'est
lui qui l'a rendue comme ça. Mais… le fils est maintenant l'héritier de ce qui restait du père de Patty (et on peut dire que cela embête beaucoup Patty). Je ne sais pas trop ce qui se trame
derrière tout ça, mais on laisse le soin au téléspectateur de le deviner. Ce n'est qu'une histoire de famille. Patty est donc de plus en plus perturbé par ses émotions. Elle ne sait même plus
vraiment comment agir (et de façon lucide).
C'est
encore une fois, ce qui rend l'épisode en lui même fascinant. Patty devient folle elle aussi, tout comme Ellen qui commence aussi à en prendre le chemin. Cette bataille entre les deux héroïnes
ronge les personnages de l'intérieur. Damages apparait donc être comme une série beaucoup plus psychologique qu'elle n'a plus l'être par le passé. On ne peut pas en vouloir aux scénaristes qui
donnent vraiment du fil à retordre aux divers personnages de la série. Patty commence à sentir qu'elle est sur un pied d'estale dans cette affaire, et elle veut continuer à rester au sommet.
C'est pourquoi elle va briguer ce poste à la cour Suprême. Elle a besoin d'être encore au sommet de son art, et surtout, atteindre de nouveaux sommets. Sans ça, elle n'a plus aucune motivation
dans la vie (elle n'a personne et personne ne l'aime) et surtout, elle serait encore plus contrôlée par ses émotions et perdrait encore plus rapidement la tête.
Pendant ce temps, McClaren continue son business et dévoile une nouvelle information. Sauf que cette fois ci il prend ses précautions pour que l'affaire autour de Naomi ne se reproduise pas. Un
gros leak, et un bon va donc lui valoir une fois de plus les honneurs de la presse. Mais ce n'est malheureusement pas la partie la plus intéressante de l'épisode. Ryan Phillippe est sous employé
dans la série, c'est uniquement un argument commercial finalement. Bref, un épisode très concentré qui nous offre pas mal de très bonnes choses. J'aime beaucoup comment toutes les choses
s'emboitent petit à petit. Cette folie qui prend de plus en plus de place au fur et à mesure des épisodes. Je trouve cela assez fascinant et j'ai envie d'en voir plus. Malheureusement, il ne
reste déjà que deux épisodes avant la fin de la série. Autant dire que c'est très court. Seulement deux heures de show, et puis… on dira au revoir à tout jamais à Ellen et Patty. Je ne sais pas
comment le monde des séries s'en relèvera.
Note : 8/10. En bref, un épisode psychologique mais très fin psychologue encore une fois. Une folie de plus en plus présente envahie la série pour le meilleur.
