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Berbatov à Fulham : Salut l'artiste !

Publié le 01 septembre 2012 par Dlem

Certaines histoires d'amour sont faites pour durer ; elles connaissent bien des épreuves mais résistent aux intempéries que la vie leur réserve. D'autres, au contraire, sont presque condamnées d'avance alors qu'au départ, tous les éléments semblent pourtant réunis pour que ça colle...

Dimitar-Berbatov-Hairstyles

Ainsi donc, Dimitard Berbatov a quitté Manchester United pour rejoindre Fulham, où son ancien coach à Tottenham, Martin Jol, lui a promis plus de temps de jeu. La Fiorentina et la Juventus lui faisaient les yeux doux, mais le bulgare a préféré rester en Angleterre, pour des raisons familiales dit-on. Cela nous permettra d'admirer encore un an ou deux la classe sans égal de Berba sur les pelouses britanniques, une vraie chance. Car depuis un an, un des grands artisans du 19ème titre se languit sur le banc des remplaçants. Victime du changement de dispositif de Fergie et de l'éclosion des jeunes Chicharito et Welbeck, Berbatov a patienté bien sagement, attendant son heure, espérant une nouvelle chance de prouver son immense valeur, et cela sans s'être plaint une seule fois de la situation, preuve que sa classe n'est pas que dans ses pieds.

Une année de gâchée pour ce joueur incompris, qui a tant divisé les supporters durant ses quatre années à United. Certains, comme moi, vouant presque un culte à ses gestes cantonesques, ses triplés contre Liverpool et autres quintuplés face à Blackburn et d'autres lui reprochant une apparente lenteur, voire une nonchalance peu appropriée lorsqu'on porte le maillot des Red Devils. Le grand malheur de Berbagoal, c'est d'être tellement pétri de talent que tout est facile. Là où certains doivent compenser leur manque de technique par une débauche d'efforts (tout à fait appréciables, ne nous méprenons pas), Dimitar n'avait qu'à recevoir le ballon dans les pieds ou dans un petit périmètre pour le transformer en chef d'oeuvre. Malgré un sentiment mitigé au moment de faire le bilan de son séjour à Old Trafford, en deça de ce que l'on peut attendre d'un joueur transféré pour une fortune et si doué, Berba nous laisse un tas de merveilleux souvenirs, dont certains furent presque orgasmiques.

Le premier déçu quant à cet échec est sans conteste Sir Alex, amoureux du bulgare quand celui-ci évoluait chez les Spurs et qui avait convaincu les Glazer de casser leur tirelire pour pouvoir associer l'attaquant à Wayne Rooney. Un projet bandant sur le papier mais plus compliqué dans la réalité. Meilleur buteur avec 20 roses lors de la saison 2010-11, le bulgare est malgré tout oublié lors de la finale de la Ligue des Champions et devient lors de la campagne suivante un vulgaire remplaçant. Sir Alex vient d'ailleurs d'expliquer les raisons de ce recul dans la hiérarchie de ses attaquants.

C'est un joueur très talentueux et il nous a beaucoup apporté, surtout lors des rencontres à domicile. Mais quand nous avons changé notre façon de jouer, ça ne lui convenait plus. On a commencé à jouer avec plus de vitesse et nos adversaires s'organisaient très rapidement. Alors, on a dû revoir nos schémas de jeu mais ça ne correspondait plus au style de Dimitar. Où qu'il aille, il fera du bon boulot.

En le voyant à Fulham, certains vont peut-être se rendre compte que nous avions dans nos rangs l'un des attaquants les plus sexy balle au pied de ces dernières années. Et pour 4 millions de livres, les Cottagers ont fait l'une des affaires de ce mercato. Il faudra un jour qu'on m'explique comment les joueurs de United sont bradés à ce point (hormis Ronaldo et l'une ou l'autre exception)...

Espérons que le public du Théâtre des Rêves lui réservera un accueil à la hauteur de l'homme et du joueur; lors de son retour avec son nouvelle équipe.

Goodbye and good luck, Mister Berbatov.


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