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La saison 2012 sous la loupe : l’AFC Nord

Publié le 02 septembre 2012 par Sixverges
La saison 2012 sous la loupe : l’AFC Nord
Nous poursuivons le tour d’horizon des divisions de la NFL à quelques jours du début de la saison. Ce matin, J-R prend le crachoir pour parler AFC Nord.
RAVENS DE BALTIMORE (fiche 2011 : 12-4)
Ça y était presque pour les mauves l’an passé, mais « the Drop » (l’échappée de Lee Evans) et « the Kick » (le botté manqué de Billy Cundiff) n’ont pas fini d’hanter les nuits de sommeil à Baltimore. Les deux têtes de turc ont depuis quitté le nid, mais il faut quand même tout reprendre à zéro et rien n’est gagné pour l’équipe de John Harbaugh.
La bonne nouvelle est qu’ils ont sensiblement le même club que l’an passé. L’attaque sera de nouveau menée par l’excellent Ray Rice, heureux récipiendaire d’un lucratif contrat. Rice est un des cinq meilleurs RB du football et demeure le seul joueur offensif des Ratbirds à inspirer la crainte chez les défensives adverses. A sa deuxième campagne, le WR Torrey Smith possède l’explosion pour ajouter son nom à cette liste, mais il devra être plus constant. Anquan Boldin demeure le # 1 de l’équipe, même s’il n’a jamais atteint à Baltimore le niveau démontré en Arizona. Quant à la ligne offensive, elle soulève quelques doutes, elle qui devra se remettre du départ du Pro-Bowler Ben Grubbs. Finalement, il y a Joe Flacco. Tantôt très bon, tantôt horrible, Flacco continuera probablement de faire enrager les inconditionnels des Ravens cette saison. Nous serons quand même positifs et noterons que le QB au mono-sourcil a connu un excellent camp d’entraînement et qu’il fut généralement très efficace lorsque l’enjeu augmentait en 2011. Bref une attaque dans la moyenne.
Ce qui nous amène à la défensive, principale force de l’équipe. Principale source d’inquiétude aussi depuis la blessure de Terrell Suggs. Avec lui disparaît une grande partie du pass rush. En y ajoutant le vieillissement de Ray Lewis qui paraît de plus en plus, le départ de Jarret Johnson via les agents libres et le camp difficile de la recrue Courtney Upshaw ennuyé par des blessures, le groupe de secondeurs semble soudainement suspect. L’absence de pression sur les quarts adverses s’est répercutée sur la tertiaire. Les duos Matt Ryan – Julio Jones et Matthew Stafford – Calvin Johnson se sont amusés aux dépends des partants mauves durant le calendrier préparatoire. Nous saurons rapidement si ces craintes sont justifiées alors qu’AJ Green et les Bengals seront les adversaires des Ratbirds dans la semaine 1, suivis des Eagles et des Pats. N’empêche qu’avec les Reed, Ngata et cie, Baltimore devrait demeurer dans le groupe des meneurs du côté défensif.
Ce qui donne des raisons de sourire à leurs partisans :
- Il s’agit pratiquement de la même formation qui est passée à un jeu de disputer le Super Bowl l’an dernier. Le talent est là!
- Le mur psychologique que représentaient les Steelers semble être vaincu. Baltimore a gagné ses 2 rendez-vous contre le noir et jaune l’an dernier en plus de les devancer pour le titre de la division.
- Ça fait maintenant plus de 12 ans que, lorsqu’il ouvre le coffre de sa voiture, Ray Lewis ne « découvre » pas un body bag à l’intérieur!
Ce qui donne de l’urticaire à leurs partisans :
- Deux mots : Joe. Flacco.
- Penser à l’impact qu’aura la blessure de Terrell Suggs sur leur défensive.
La Prédiction : La perte de Suggs fera mal. Fiche de 9-7, 3e rang de l’AFC Nord et exclusion des séries.
La saison 2012 sous la loupe : l’AFC Nord
BENGALS DE CINCINNATI (fiche 2011 : 9-7)
Invités surprise du dernier tournoi éliminatoire, les tigrés ont vu 4 de leurs représentants âgés de moins de 25 ans être invités au dernier Pro Bowl. La reconstruction, qui devait être longue et pénible, est terminée et cette jeune équipe regorge de talent. Mais est-elle prête à passer à l’autre niveau?
Ça dépendra beaucoup du jeu de l’unité offensive et du quart Andy Dalton. Celui-ci ne présentera jamais des stats qui vous ferons gagner votre pool de football, mais il compense largement en haussant d’un cran son niveau de jeu en deuxième demie dans les matchs serrés. Plusieurs questionnent la force de son bras, pourtant il fut parmi les cinq meneurs pour le nombre de longs jeux l’an dernier. La principale raison a pour nom Adriel Jeremiah Green. Le dynamique WR est une valeur sûre et ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne soit mentionné dans le même souffle que Larry Fitzgerald ou Andre Johnson. Par contre, c’est très mince derrière lui. En fait, le TE Jermaine Gresham, souvent blessé, est de facto le WR # 2. Au sol, le plan élaboré ce printemps semblait bon : signature de Ben-Jarvis Green Ellis et ajout de 2 gardes partants spécialisés dans le jeu au sol. Sauf que l’agent libre Travelle Wharton est fini pour l’année, tandis que le centre Kyle Cook manquera les premiers matchs. Du coup, la ligne offensive se transforme de force en source d’inquiétude. Quant au cabinet d’avocat, il a manqué tout le calendrier préparatoire (blessé lui aussi), tout comme son remplaçant Bernard Scott d’ailleurs. Ni un ni l’autre ne sont assurés d’être à leur poste pour le match d’ouverture. Dit autrement, les problèmes du jeu de course sont tout sauf réglés.
Défensivement, l’optimisme est de mise. Alors que chez les rivaux directs, les gros noms abondent, Cincinnati opte plutôt pour une no-name defence. C’est évident sur la ligne défensive qui emploie une rotation à 7 joueurs, tous efficaces dans leur rôle. Cette saison pourrait cependant marquer l’éclosion du DE Carlos Dunlap tandis que le DT Geno Atkins, peu connu du grand public, s’est déjà taillé une enviable réputation pour faire exploser la pochette de protection depuis le centre de la ligne. Un peu d’inquiétude dans la tertiaire, alors que la recrue Dre Kirkpatrick n’a pas joué du calendrier préparatoire. En attendant qu’il soit prêt, les vétérans Terrance Newman et Nate Clements devront tenir le coup sur leurs vieilles jambes au poste de 2e CB.
Ce qui donne des raisons de sourire à leurs partisans :
- Le retour des 2 coordonnateurs offensifs et défensifs, qui abattent de l’excellent boulot et dont les systèmes, des 2 côtés du terrain, cadrent parfaitement avec les éléments en place.
- Deux mots : AJ. Green.
- Équipe extrêmement bien balancée qui ne compte pas de faiblesses évidentes.
Ce qui donne de l’urticaire à leurs partisans :
- L’automne dernier fut bon pour eux. La saison morte fut bonne pour eux. Or, tout partisan des Bengals sait que le bonheur ne dure jamais longtemps à Cincinnati. Nous sommes dus pour de la misère!!
- La tonne de blessures en pré-saison. Si c’est un prélude à ce qui s’en vient, les tigrés hisseront le drapeau blanc à la semaine 6!
- L’an dernier, les Bengals ont tiré parti d’une cédule très, très facile, mais en ont arraché contre les adversaires plus valables. Ils n’auront pas cette latitude cette année.
La Prédiction : Fiche de 10-6, 2e rang de la division et une apparition en séries. C’est le moins partisan que je peux être!!
BROWNS DE CLEVELAND (fiche 2011 : 4-12)
Ne plaignez pas les gens de Cleveland. La ville est située à moins de 3 heures de route de Détroit et de Pittsburgh. Ça ne leur fait donc pas trop loin à se déplacer s’ils veulent assister à du football de la NFL!!
Offensivement, l’heure est à l’optimisme, les casques oranges ayant repêché un premier joueur d’impact depuis des lunes en la personne du RB Trent Richardson. Cependant, dans un scénario tout à fait Cleveland-esque, ce dernier a raté tout le calendrier préparatoire en raison d’une blessure. Sa participation au match d’ouverture demeure incertaine et les doutes sur sa durabilité se font déjà entendre. Néanmoins, sa venue dans le champ-arrière donne enfin aux Bruns une arme offensive digne de ce nom. Également un choix de première ronde et presque aussi roux que son homologue de Cincinnati, le QB Brandon Weedon tentera de s’imposer. Sa pré-saison fut chaotique, mais il dispose de la confiance du personnel football, un atout que n’a jamais eu le QB précédent Colt McCoy. Comme McCoy, Weedon ira cependant à la guerre avec des tires-pois, son groupe de receveurs se qualifiant au mieux de minable. Du côté de la ligne offensive, si l’excellent Joe Thomas se démarque pour protéger le côté aveugle du quart, le reste des effectifs est plutôt ordinaire. En résumé, à moins que Richardson ne brûle la NFL comme recrue, cette attaque demeurera mauvaise.
C’est toutefois beaucoup mieux du côté défensif. L’unité qui fut longtemps parmi les cinq meilleures de la NFL la saison dernière n’a pas subi de changements importants. Malgré des suspensions et blessures, empêcher les adversaires de marquer devrait encore être ce que les Bruns feront de mieux. Dans la tertiaire, malgré un peu de guigne de la deuxième année en 2011, le safety TJ Ward et le CB Joe Haden sont des valeurs sûres. Il faudra toutefois attendre le verdict du commish dans le cas Haden, lui qui s’est fait prendre à fumer autre chose que des cigarettes Popeye durant l’entre-saison. S’il est suspendu, il rejoindrait son coéquipier, le secondeur Scott Fujita, sanctionné pour 3 rencontres comme conséquence de son implication dans le Bounty Gate. Cependant, le LB D’Qwell Jackson, un des plus sous-estimé de la ligue sera fidèle au poste tandis que la ligne défensive, une des belles surprises de 2011 devra se débrouiller sans le gros Phil Taylor pour boucher le milieu.
Ce qui donne des raisons de sourire à leurs partisans :
- Euh…………… il devrait faire beau là-bas mercredi. Désolé, c’est le mieux que je peux faire!
- La défensive est parmi les bonnes de la NFL. L’attaque n’aura pas besoin d’être excellente pour que ce club là remporte des matchs. Elle devra seulement atteindre le seuil de la respectabilité.
Ce qui donne de l’urticaire à leurs partisans :
- Deux mots : Cleveland. Browns. Ils ont remplacé les Bengals des années 90 comme définition de la futilité.
- Le groupe de WR serait probablement coupé au camp d’entraînement des Blue Bombers.
- L’équipe est en voie d’être vendue. Si le propriétaire actuel ne sera pas regretté, l’arrivée d’un nouveau boss entraînera probablement une autre restructure du département de football et donc, un autre départ de zéro avec du nouveau personnel. Réorganisation perpétuelle!
La prédiction : Une autre année de misère. Fiche de 5-11.
La saison 2012 sous la loupe : l’AFC Nord
STEELERS DE PITTSBURGH (fiche 2011 : 12-4)
Année après année, la recette demeure la même dans le pays de l’acier. D’ailleurs, pourquoi changer ce qui fonctionne, car depuis le début du siècle, le club revendique 3 apparitions au Super Bowl (2 victoires), 6 championnats de division et 8 participations aux séries. Hé, ho, gens de Cleveland : si vous vous cherchez un modèle, vous n’avez pas long à faire pour en trouver un!!
Attention cependant, tout n’est pas rose chez les serviettes jaunes. Talon d’Achille de l’attaque depuis des années, la direction a enfin tenté de solutionner les problèmes de ligne offensive lors du dernier repêchage avec les sélections de David DeCastro et Mike Adams. Or, le premier s’est solidement pété le genou et le second a montré que la marche entre le collégial et le professionnel n’est pas facile à franchir. C’est Max Starks, plus ou moins en santé (et plus ou moins efficace) qui aura la tâche de protéger le côté gauche du gros Ben. Bonne chance! Inquiétudes aussi au sol, alors que le remplaçant désigné de Mendenhall, Isaac Redman, ennuyé par les blessures n’a rien fait qui vaille à l’entraînement et pourrait être supplanté par Jonathan Dwyer. Le retour de Mendenhall est prévu pour la mi-octobre et les Steelers, qui espéraient voir un remplaçant de qualité émerger pour se débarrasser de lui, l’accueilleront probablement à bras ouverts. Aucune crainte chez les receveurs cependant, avec Antonio Brown et le gréviste Mike Wallace qui aura peut être besoin d’une ou deux rencontres pour retrouver son synchronisme, mais qui connaîtra sans doute la saison qu’il faut pour obtenir son gros contrat l’hiver prochain! Quant à Ben Roethlisberger, il demeure le gars que toutes les équipes de la division voudraient avoir pour mener une série offensive décisive en fin de match. La cohabitation avec Todd Haley se passe bien pour l’instant, mais il ne faudrait pas que l’équipe connaisse un lent début offensivement, car les caractères de ces deux têtes fortes pourraient ressortir… Le potentiel de l’attaque jaune et noire est supérieur à ses résultats récents, mais comme on le voit, il y a encore du sable dans l’engrenage.
Défensivement, les Steelers restent les Steelers. Bien sûr, Aaron Smith, James Farrior et d’autres victimes du plafond salarial sont partis. Bien sûr, le groupe de partants de rajeunit pas et ils ont eu de la difficulté à créer des revirements l’an dernier. Bien sûr, les vétérans Casey Hampton et James « the Brain » Harrison commenceront l’année sur une patte. Bien sûr, Keenan Lewis comme 2e CB, ce n’est pas la panacée; déjà que le # 1 Ike Taylor a ses limites lui aussi. Bien sûr Plou-Plou n’est plus le Plou-Plou d’antan. Toutefois comme vous pouvez encore compter sur M. Head & Shoulders pour élever son jeu d’un cran lorsque la situation l’exige, vous pouvez encore assumer que le rideau de fer du coordonnateur défensif Dick Lebeau sera de nouveau très étanche.
Ce qui donne des raisons de sourire à leurs partisans :
- Deux mots : Antonio. Brown. Watch out, le kid est prêt
- Leur calendrier est favorable comparativement aux Ravens. Alors que Baltimore devront en découdre avec les Pats et les Texans, eux l’auront beaucoup plus facile contre les Jets et les Titans. Ça pourrait faire la différence au final.
- Mike Tomlin. Oui il y a Belichick et Coughlin, mais Mike Tomlin appartient à cette catégorie d’élite. La route sera parsemée d’embuches cette saison à Pittsburgh, mais tant que Tomlin est le maître à bord, la confiance est de mise.
Ce qui donne de l’urticaire à leurs partisans :
- Le nombre de joueurs importants qui débutent l’année plutôt amochés. Habituellement, c’est à ce stade-ci de la saison qu’une équipe est le plus en santé. Ça risque d’être beau à la semaine 10…
- En regard des suspensions infligées aux Saints, il semble évident que la ligue sera encore plus sévère sur les coups à la tête. Ceci est une bien mauvaise nouvelle pour une défensive qui, disons-le comme ça, aime tester les limites de la légalité. Préparez-vous pour un concerto de braillage en Si majeur de la part de James Harrison et co.
La prédiction : Ce ne sera pas simple, mais ils mettront la main sur un 7e titre de section en 12 ans grâce à une fiche de 10-6.
Et vous? Dites-nous ce que vous pensez de la lutte dans l’AFC Nord!

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