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Tout, sauf le Parti-Québécois-de-Pauline-Marois

Publié le 02 septembre 2012 par Jclauded
Ce n’est pas facile dans une élection générale, comme celle que vit actuellement le Québec, de choisir le parti ou le candidat à qui on veut attribuer son vote.
Il y a plusieurs partis et options politiques : libéral, Parti-Québécois-de-Pauline -Marois (PQDPM), Coalition Avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS), Option nationale (ON).
J’ai voulu contribué par les billets de mon blog à définir les positions de chacun et l’orientation politique qu’il offre aux Québécois et Québécoises : « Et pourquoi pas Legault et la CAQ » ; « Charest sera-t-il réélu ? » ; « Un gouvernement péquiste : la surprise Marois ». On peut retrouver ces textes sur mon blog à http://claudedupras.blogspot.com. Le moment de prendre une décision pour mon vote est arrivé.
La campagne de Pauline Marois a été très décevante. Elle s’est montrée intolérante envers ceux qui ne pensent pas comme elle. J’ai pensé souventes fois à René Lévesque qui sûrement devait se retourner dans sa tombe devant plusieurs propositions ethniques et séparatistes de Marois.
Je ne suis pas surpris, non plus, qu’un des plus ardents et authentiques souverainistes, l’ex PM, ex chef du Parti Québécois (PQ) et économiste Jacques Parizeau ait renié le PQDPM pour annoncer qu’il voterait pour l’ON. Il y a le valeureux et aimé député Pierre Curzi qui s’est placé au service d’Aussant. On se rappellera que l’an dernier, Curzi avec quatre autres députés seniors du PQDPM ont quitté brusquement le parti. Il en est aussi des vieux bonzes du PQ, comme Yves Michaud, qui ont annoncé leur support à Jean-Martin Aussant, le chef de l’ON. Au pouvoir dans le passé, ces gens-là nous ont donné de bons gouvernements qui ont toujours été respectueux de tous les Québécois, tout en maintenant leur idéal de faire du Québec un pays.
Je vous rappelle que Marois a proposé de disqualifier pour des postes électifs les Québécois qui ne maîtrisent pas la langue française. Dans ceux-là, il y a des centaines de milliers d’anglophones, d’autochtones et de néo-canadiens issus de plus de 100 nationalités et vivant à Montréal et ailleurs au Québec. Lorsqu’on écoute Pauline Marois on remarque qu’elle n’inclut jamais dans sa définition du « peuple québécois », sauf pour les immigrants de quelques pays francophones, les anglo-québécois, les autochtones comme ceux des nations iroquoises, algonquines, cris ou autres, ni ceux de la grande majorité des immigrants néo-québécois qui arrivent ici avec la langue de leur pays ou la langue anglaise. Dans les derniers jours de la campagne, sûre de sa victoire, elle a même plaidé sa « seule vraie allégeance » à ceux qui parlent français et qui sont descendants de ceux qui ont résisté depuis des centaines d’années aux anglais. Et les autres ? Si elle devient PM sera-t-elle seulement celle de ceux qui ne parlent que le français ?
Qu’elle veuille défendre la langue française dans une mer d’anglophones en Amérique, j’en suis totalement. Mais on ne peut être injuste envers ceux qui ne maîtrisent pas encore la langue française. On ne deviendra jamais grand en mettant nos pieds sur la tête des anglais. Ce n’est que par l’éducation, l’effort constant, de bonnes lois et des fonds disponibles pour encourager l’initiation à la langue française que petit à petit nous pourrons tous parler la langue française. J’ai horreur d’affirmations comme celle du candidat Jean-François Lisée, qui sera de toute évidence le prochain chef PQ, à l’effet que le français comme langue seconde pour les non-francophones n’est, dorénavant, pas suffisant pour participer entièrement à la vie politique de notre milieu puisque, dit-il, « seuls ceux qui parlent français sont en mesure de défendre notre langue ».
De plus, il a été dévoilé que Marois acceptera qu’un référendum pour séparer le Québec du Canada soit déclenché suite à un « référendum d’initiative populaire » qui requiert 15% des électeurs. Même si elle s’est corrigée en disant que c’est elle qui contrôlera la date du référendum, je ne peux la croire à cause du fait que sa position découle d’une promesse qu’elle a dû faire l’an dernier, aux « purs et durs » de son parti », afin de demeurer chef du parti au moment ou son leadership était en question suite à la démission de cinq députés seniors.

Il y a aussi plusieurs autres propositions qu’elle veut implanter et qui sont inacceptables pour une société juste comme celle de limiter le libre accès des adultes de langue anglaise au collège de leur choix pour les forcer à aller dans un CEGEP français. Quand même…
De plus, elle a démontré sa faiblesse en s’enquiquinant avec les manifestants dans les rues. Ce qui présage que dorénavant, si vous êtes en grève et que le gouvernement refuse un accord avec vous, eh bien, manifestez… et Pauline Marois reculera. Une telle lâcheté n’augure rien de bon pour la justice sociale et un bon gouvernement.
Au moment où le monde occidental est envahi par une crise économique qui croît, Marois veut engager des batailles constitutionnelles avec le gouvernement canadien dans le seul but d’obtenir des refus afin de pouvoir démontrer que le Canada refuse tout au Québec. Tout le long de cette campagne elle a démontré sa mauvaise foi et son peu de compétence en rapport avec la bonne gouvernance économique du Québec. C’est pourtant ce dont nous aurons besoin le plus durant les prochaines années.
Face à ces prises de positions inacceptables dans une démocratie qui se respecte, on ne peut voter pour le « Parti-Québécois-de-Pauline-Marois » qui ne mérite pas d’être appuyé.
Jean Charest et le parti libéral ont bien dirigé le Québec depuis la crise qui a commencé en 2008. À ce jour, nous avons traversé la tempête mieux que les autres gouvernements. Il a lancé un grand projet important « le grand Nord » pour accélérer le développement de nos ressources minières, créer des emplois et augmenter appréciablement les redevances au Québec. Il a une équipe bien rôdée et compétente. Il a résisté au chantage des manifestations de rues et imposé une loi qui finalement a mis fin à ces protestations de masse et permis aux étudiants de reprendre le semestre perdu par les grèves. Le malheur est que le gouvernement Charest est usé par le temps et qu’il est pris dans une spirale d’accusations mensongères de collusion et de corruption. Pourtant, il a fait exactement comme le parti Québécois au pouvoir et dans l’opposition en acceptant des contributions de $3 000 de plusieurs membres d’une même entreprise d’ingénieurs, de comptables ou d’avocats. Jean Charest est un honnête homme qui a rendu de grands services au Québec. Il mérite d’être réélu.
Francois Legault et son parti la CAQ ont surpris. Bon programme, belle équipe de candidats compétents, enthousiastes, pragmatiques et rénovateurs sont les qualités principales qui ressortent de cette campagne de Legault et des siens. Legault a démontré qu’il est un chef solide. Après avoir été ministre et homme d’affaires à succès, il a réuni autour de lui plusieurs bons députés issus de l’action Démocratique, du Parti Québécois et du Parti Libéral. Il faut quand même admettre qu’ensemble ils manquent d’expérience pour diriger un gouvernement. Cela ne veut pas dire qu’ils ne pourraient pas le faire, mais cela comporte un risque à déterminer par chacun de nous. Legault et un très grand nombre de ses candidats méritent d’être élus.
Le parti Québec Solidaire est petit et limité à l’est de Montréal. La campagne électorale a dévoilé que sa présidente, Françoise David, est plus qu’une féministe et une altermondialiste mais qu’elle a le potentiel de devenir une femme politique d’envergure. Son seul député, le Dr. Amir Khadir, a souventes fois brassé la cage à l’assemblée nationale et a fait sa marque de bon debater et d’homme logique. Même s’ils sont de la gauche de la gauche, je crois important que leurs opinions politiques soient entendues dans le débat québécois et la meilleurs façon c’est que c’est deux personnes soient élus députés à l’Assemblée Nationale.
Selon ceux qui le connaissent, le député Jean-Martin Aussant est un personnage politique d’envergure qui a le potentiel de se situer au niveau des grands politiciens du passé, tous partis confondus. Je ne le connais pas, mais on dit qu’il est un vrai souverainiste, sérieux et qui sait faire la part des choses à la René Lévesque. C’est la raison pour laquelle il a réussi, malgré l’omniprésence du PQDPM, à créer l’option Nationale (ON), un nouveau parti politique dédié à la souveraineté du Québec, Ses appuis se retrouvent dans une phalange importante de souverainistes de longue date qui a rempli les postes les plus importants au gouvernement et au PQ. Aussant mérite d’être réélu dans son comté de Nicolet car, encore une fois, le débat politique a besoin de représentants sérieux pour bien représenter les Québécois de toutes les facettes du spectre politique dont ceux qui rêvent de faire du Québec un pays.
À mon avis, pour la présente élection, le vote devrait être anti-Parti-Québécois-de-Pauline-Marois. Un vote stratégique. Un vote qui va permettre au Québec d’avancer économiquement et de bien se développer au moment crucial que nous vivons.

Si vous êtes séparatiste-souverainiste-indépendantiste, le QS et l’ON sont de sérieuses options pour vous et pour l’avenir. Si vous optez pour le parti libéral ou la CAQ, un vote pour le candidat de ces partis qui a le plus de chance de défaire le candidat du PQDPM serait utile car si le vote se divise, ce dernier peut gagner. Ce serait un vote de compromis mais positif pour le futur du Québec.
Que le meilleur gagne !
Claude Dupras

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