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Pour une nuit à Shimoda je ferais n’importe quoi…

Par Barthelemy85 @Barth_et_lemy

Lorsque vous décidez de voyager au Japon, le premier choix à faire et celui du transport. Plusieurs alternatives, soit vous êtes là en tant que touriste (petit chanceux) et vous bénéficiez du JRPass (équivalent de l’interRail), soit vous avez un autres types de Visa et dans ce cas, et ben dans ce cas pas de chance. Le Japon n’est pas friand de carte 12-25 ou autres réductions. Le prix reste le même quelque soit votre âge, rien ne sert d’être prévoyant.

Dans le cas présent je me rends à Shimoda dans la péninsule d’Izu, à environ 180 kilomètres au sud de Tokyo. Le trajet d’une heure en Shinkansen (l’équivalent du TGV *en moins rapide) revient à plus de 100 euros, l’aller ! Face à lui, le trajet avec les trains locaux qui implique quelques changements avec un voyage oscillant entre 2 et 3 heures pour le prix de 60 euros environ aller-retour…  Je vous laisse deviner laquelle des 2 solutions j’ai choisi. A savoir qu’il est également possible de prendre le bus (prix et temps, +ou- équivalents à celui des trains locaux).

Pour une nuit à Shimoda je ferais n’importe quoi…

Sac à dos serré, une tente sous le bras, l’objectif est de trouver une petite plage. A mon arrivée sur place la nuit est déjà tombée ( le Japon fait partie de ces pays dont la nuit tombe à 18h l’été, aucun respect de l’apéro), heureusement que je peux profiter de la lune…

Pour une nuit à Shimoda je ferais n’importe quoi…
Ah, oui pour revenir sur les transports, les japonais n’ont rien de latin… La petite borne ci-contre que j’ai baptisé “Le cauchemar de la SNCF” s’utilise lorsque le guichet est fermé dans les petites stations. En théorie vous prenez un ticket,celui-ci atteste que vous êtes monté à tel endroit, une fois dans le train vous allez vers le contrôleur pour régler votre trajet. Ce qui est intéressant ici, c’est la démarche d’aller à la rencontre du contrôleur. Vous avez déjà vu un français se déplacer pour payer ? En tout cas, croyez-moi ou pas mais les japonais le font, je l’ai vu de mes yeux.

Une fois arrivée à destination à un tarif défiant toute concurrence, il est temps de trouver un endroit ou passer la nuit… Je ne sais pas encore quelles conceptions ont les japonais du camping sauvage, sans mauvais jeu de mot : qui ne tente rien n’a rien. En arpentant les rues de Shimoda ( 21h environ), cela confirme ce que j’ai déjà évoqué plus haut “aucun respect de l’apéro”, les rues sont vides.

Pour une nuit à Shimoda je ferais n’importe quoi…
Après quelques kilomètres enfin une plage, personne aux alentours, la tente est montée en quelques minutes. Quand vous dormez sur une plage au Japon une chose vient à l’esprit, surtout quand vous tombez sur ce panneau :

Après avoir essuyé l’assaut des moustiques (que je n’ai pas manqué de gazer), une averse (qui m’a rassuré sur l’étanchéité de de mon habitat) et les camions de pompiers hurlant un message en japonais ( j’avoue qu’à ce moment là je me suis dis, c’est bon ils annoncent un Tsunami) figurez-vous que  j’ai enfin trouvé le sommeil ! A noter que si le soleil se couche à 18h, cela implique qu’il se lève aux alentours de 6h…

30° plus tard, j’étais réveillé. 

Pour une nuit à Shimoda je ferais n’importe quoi…

*le TGV est le train le plus rapide du monde : 574,8 km/h ce qui l’empêche pas d’être en retard…



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