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L’informatique militante, pour s’organiser et communiquer

Publié le 04 septembre 2012 par Simplicitevolontaire

Posted in conseils pratiques

Texte d’une conférence présentée aux rencontres (F)stivales des Objecteurs de Croissance le dimanche 26 août 2012, à Rossignol (Belgique). L’informatique… un sujet très polémique chez les décroissants !

1. L’informatique au service du militantisme

Les milieux militants (et en particulier écolo et/ou décroissants) sont souvent réfractaires à l’utilisation d’internet et des Technologies de l’Information et de la Communication (appelées TIC ou NTIC).

Pourtant, ces outils peuvent être très efficaces pour organiser et structurer un mouvement, ainsi que pour communiquer en interne ou en externe.

Ici, nous focaliserons sur comment  utiliser ces outils. Il ne s’agit donc pas d’un débat « pour » ou « contre » ces technologies.

2. Gérer le temps

2.a. Pourquoi c’est utile ?

Dans les milieux militants, la plupart sont bénévoles… et très souvent débordés ! Le temps (et l’énergie) disponible est donc limité, autant l’utiliser au mieux, et ne pas le gaspiller.

2.b. Doodle : trouver le meilleur moment pour une réunion

Doodle : Trouver la meilleure moment pour une réunion

  • Pourquoi ? pour trouver facilement un créneau de réunion qui aille à tout le monde
  • Exemple : comment trouver la date et l’heure idéale pour organiser une réunion avec les 20 membres de votre association ?
  • Conseils:
    • donner un minimum de temps pour répondre : 2-3 jours par ex.
    • donner une date limite pour répondre : ex. 5-7 jours après l’envoi
    • clôturer et décider sur la date, même si tous les participants n’ont pas répondu
    • ne pas proposer trop de créneaux (max. 10), sinon c’est pénible
  • Avantages : gratuit, pas besoin de créer de compte, très facile d’utilisation, en Français…
  • Critiques : pas un logiciel libre. A part ça, c’est un sans faute.
  • Alternatives : Framasoft « Papillon » en logiciel libre (mais moins pratique à utiliser)

2.b. démosphère : publier son évènement // se tenir informé

démosphère : agenda alternatif

  • Pourquoi ? démosphère est utile pour deux choses :
    • Pour informer le public de vos évènements (conférence, réunion, manif, permanence etc.)
    • Pour vous tenir informé(e) des autres évènements de votre ville/région
  • Exemple : Démosphère aide à faire connaître la soirée « film + débat » que vous organisez depuis 3 mois. Démosphère vous aide à connaître l’actualité des alternatifs de votre ville/région et à rejoindre d’autres luttes et collectifs.
  • Conseils :
    • Le titre est très important, car c’est lui qui apparaît dans l’agenda « général ». Soyez bref, précis, et donnez envie de cliquer sur le lien.
    • Comme pour toute publication, une forme sympa (image, texte clair et court etc.) aide à amener des lecteurs qui deviendront des visiteurs voire des militants.
    • Démosphère apporte une audience non négligeable à vos évènements.
    • Les petits points d’exclamation rouge indiquent les évènements les plus populaires.
    • Si le service n’existe pas encore dans votre région, contactez-les pour ouvrir un site local !

2.d. Google Agenda : partager un agenda

Google Agenda : partager un agenda

  • Pourquoi ?
    • en interne, un agenda partagé permet de mettre en commun des dates/évènements qui concernent tout le monde (ex : date des 2 prochaines réunions).
    • en externe, un agenda public permet d’informer tous les autres de vos activités (ex : les permanences)
  • Exemple : votre association se réunit tous les 2e mardis du mois, et assure une permanence tous les 4 jeudis du mois. Vous créez deux agendas partagés : un privé, et un public, pour ces deux usages.
  • Conseils:
    • Pour un agenda « privé », vous avez le choix avec deux niveaux : soit réellement privé et uniquement sur invitation (cela nécessite cependant une inscription préalable aux comptes Google pour tous les utilisateurs), ou alors pseudo-privé : toute personne qui possède le lien peut y accéder (dans ce cas plus d’inscription nécessaire).
  • Critiques : pas un logiciel libre, et en plus « big brother Google » vous surveille !
  • Alternatives :  pas à ma connaissance.

3. Collaborer avec ses documents

3.a. Pourquoi c’est utile ?

La collaboration est souvent mise à l’honneur dans les milieux militants. Utiliser des méthodes collaborative pour créer des documents (texte, tableau, présentation etc.) est ainsi un moyen intéressant pour passer de la parole à l’action.

3.b. Google documents

Google Docs : partager et collaborer avec ses documents

  • Pourquoi ? Pour partager des documents et/ou les mettre à jour à plusieurs
  • Exemples : 
    • Le compte-rendu de la réunion de mardi est mis en ligne avec Google Docs. Chacun peut y apporter ses notes et modifications.
    • Vous organisez un stand pendant une fête de quartier. La liste (= tableau) des objets nécessaires est partagée, et chacun peut y ajouter ses idées et y écrire ce qu’il peut amener.
  • Conseils :
    • Si un document est polémique et amène de nombreux changements, il peut être utile de discuter et de se mettre d’accord par d’autres moyens (en se rencontrant, en se téléphonant etc.)
    • On peut vite se perdre avec toutes les modifications apportées par chacun. Avoir une structure très forte et très claire dès le début aide à s’y retrouver.
    • Plutôt que de modifier le contenu, on peut parfois utiliser les commentaires afin de ne pas surcharger le document.
    • Niveau de partage : comme pour les agendas Google, vous avez le choix entre 4 niveaux de partage :
      • Privé : seul vous y avez accès
      • Privé-partagé : seules les personnes qui vous invitez peuvent modifier ce document. Nécessite que tout le monde soit inscrit à Google.
      • pseudo-Privé + partagé : seules les personnes qui connaissent le lien peuvent modifier le document. Ne nécessite pas d’enregistrement, par contre tout le monde peut potentiellement accéder à ces données.
      • public : tout le monde peut modifier ce document.
  • Critiques : pas un logiciel libre, et en plus « big brother Google » vous surveille, encore une fois !
  • Alternatives :
    • pour les textes : Titanpad, TypeWith.me, PiratePad etc. Meilleurs que Google Docs sur certains aspects (surlignage couleur automatique, pas d’enregistrement), moins bon sur d’autres (moins d’options de mise en forme, pas de protection/privauté)
    • pour les tableaux : pas à ma connaissance… (me le signaler svp)
    • pour les présentations : pas à ma connaissance… (me le signaler svp)

3.c. Formulaires Google

J’ai rangé les formulaires à part des autres « Google Docs », car je pense que ceux-ci sont nettement moins connus, et pourtant extrêmement pratiques. Les formulaires ne correspondent pas aussi aux habitués du Word/Excel/Powerpoint, et donc beaucoup de gens ignorent (malheureusement) leur existance.

  • Pourquoi ? Pour partager des documents et/ou les mettre à jour à plusieurs
  • Exemples : 
    • Le compte-rendu de la réunion de mardi est mis en ligne avec Google Docs. Chacun peut y apporter ses notes et modifications.
    • Vous organisez un stand pendant une fête de quartier. La liste (= tableau) des objets nécessaires est partagée, et chacun peut y ajouter ses idées et y écrire ce qu’il peut amener.
  • Conseils :
    • Si un document est polémique et amène de nombreux changements, il peut être utile de discuter et de se mettre d’accord par d’autres moyens (en se rencontrant, en se téléphonant etc.)
    • On peut vite se perdre avec toutes les modifications apportées par chacun. Avoir une structure très forte et très claire dès le début aide à s’y retrouver.
    • Plutôt que de modifier le contenu, on peut parfois utiliser les commentaires afin de ne pas surcharger le document.
    • Niveau de partage : comme pour les agendas Google, vous avez le choix entre 4 niveaux de partage :
      • Privé : seul vous y avez accès
      • Privé-partagé : seules les personnes qui vous invitez peuvent modifier ce document. Nécessite que tout le monde soit inscrit à Google.
      • pseudo-Privé + partagé : seules les personnes qui connaissent le lien peuvent modifier le document. Ne nécessite pas d’enregistrement, par contre tout le monde peut potentiellement accéder à ces données.
      • public : tout le monde peut modifier ce document.
  • Critiques : pas un logiciel libre, et en plus « big brother Google » vous surveille, encore une fois !
  • Alternatives :
    • pour les textes : TitanpadTypeWith.mePiratePad etc. Meilleurs que Google Docs sur certains aspects (surlignage couleur automatique, pas d’enregistrement), moins bon sur d’autres (moins d’options de mise en forme, pas de protection/doc privé)
    • pour les tableaux : pas à ma connaissance… (me le signaler svp)
    • pour les présentations : pas à ma connaissance… (me le signaler svp)

3.d. Dropbox :

  • Pourquoi ? Pour partager des documents et/ou les mettre à jour à plusieurs
  • Exemples : 
    • Le compte-rendu de la réunion de mardi est mis en ligne avec Google Docs. Chacun peut y apporter ses notes et modifications.
    • Vous organisez un stand pendant une fête de quartier. La liste (= tableau) des objets nécessaires est partagée, et chacun peut y ajouter ses idées et y écrire ce qu’il peut amener.
  • Conseils :
    • Si un document est polémique et amène de nombreux changements, il peut être utile de discuter et de se mettre d’accord par d’autres moyens (en se rencontrant, en se téléphonant etc.)
    • On peut vite se perdre avec toutes les modifications apportées par chacun. Avoir une structure très forte et trè
  • Alternatives :   skydrive (de Microsoft, jusqu’à 25Go gratuits), Google Drive (jusqu’à

4. Exister sur internet

4.a. Pourquoi c’est utile ?

Aujourd’hui, internet est la 1ère source d’information. Et pour beaucoup de gens, ce qui n’existe pas sur internet… n’existe probablement pas du tout ! On peut regretter ce fait, mais c’est ainsi.

D’autre part, créer un site internet permet, en 5 minutes, sans connaissances techniques et pour un coût nul, d’avoir une vitrine ouverte sur le monde.

Sur la distinction blog vs. site internet. Historiquement, les sites web étaient statiques, compliqués à créer. Les blogs, apparus au tournant des années 2000, sont orientés contenus : il est y très facile d’y ajouter du contenu sous la forme de « billets ». La technique s’est progressivement effacé, au point qu’aujourd’hui n’importe qui peut ouvrir un blog. Le succès est tel que les blogs commencent à être utiliser pour d’autres usages : site internet ‘statique’, site de e-commerce etc. En conclusion : si vous souhaitez créer un site rapidement, sans trop vous compliquer la vie, utilisez un blog ! Si c’est bien fait, beaucoup ne verront pas la différence (les blogs étant toujours connoté péjorativement face aux sites internet ‘classiques’).

3.b. Les plateformes de blogs

  • Quelle plateforme ?En France, les plus utilisées sont :
    • Over-blog
    • Blogger (appartient à Google, décidémment partout)
    • Skyrock (surtout pour les ados)
    • CanalBlog
  • Pourquoi ? Utiliser une plateforme de blog est la façon la plus simplissime d’assurer
    • Exemple : votre association se réunit tous les 2e mardis du mois, et assure une permanence tous les 4 jeudis du mois. Vous créez deux agendas partagés : un privé, et un public, pour ces deux usages.
  • Conseils:

3.c. Les ‘moteurs’ de blogs

3.d. Page et groupe Facebook

3.d. Autres réseaux sociaux

4. Autres outils et conseils

  • Uservoice : un service gratuit très pratique pour organiser une « boîte à idée », un vote ouvert ou bien obtenir les retours de vos lecteurs. Uservoice permet à tous d’ajouter des idées et/ou de voter pour les meilleures. Un outil très pratique si bien utilisé.
Uservoice : boîte à idée, retour utilisateur, votes divers...
  • Gérer ses emails: beaucoup de personnes ont du mal à gérer un flot d’email toujours plus fort. Pour éviter cela :
    • toujours se désinscrire des listes « qu’on ne prend jamais le temps de lire »
    • utilisez les filtres, qui permettent d’automatiquement ranger certains emails récurrents
    • ne culpabilisez plus si vous ne les lisez pas tous, plus personne ne le fait…
Gérer ses emails
  • Utilisez les majuscules : les emails et adresse URL (les hyperliens quoi) sont indifféremment en majuscule ou minuscule. Aussi n’hésitez pas à ajouter sciemment des majuscules afin d’en clarifier le sens. www.ReconquerirSaVie.fr est bien plus lisible que www.reconquerirsavie.fr (de même xxxxx@ReconquerirSaVie.fr)
  • Raccourcissez les liens : surtout si votre article est destiné à être imprimé et que vos lecteurs devront retaper l’adresse. Personne n’aime taper une adresse de plus de 10 signes, donc utilisez des adresses simples (www.RSV.fr/aaa) ou des raccourcisseur de liens (bit.ly, lc.cx ou autre)

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