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Il paraîtrait...

Publié le 10 septembre 2012 par Ericguillotte

- qu’il ne faut pas coucher le premier soir. De façon métaphorique, il s’agit de mettre en place un agenda du redressement, pour reprendre une formule présidentielle, avant d’entrer dans le vif du sujet. Qu’affirment les chercheurs des universités de Cornell et du Wisconsin, aux Etats-Unis ? Globalement, plus une femme a attendu, plus elle juge positivement sa relation de couple et sa vie sexuelle. Pour les hommes, au contraire, il ne semble pas y avoir de corrélation particulière. Voilà un message aux célibataires et aux générations futures qui devrait être entendu, si tant est qu’ils écoutent d’une part, et qu’ils souhaitent, d’autre part, ambitionner une vie à deux positive et l’épanouissement de la vie sexuelle de la part féminine du couple comme essentiel. Les jeunes filles peuvent le souhaiter pour elles, repousser la première fois, et retenir leurs envies éventuelles ainsi que celles plus ou moins démonstratives de leur petit ami, ou, tout au contraire, imaginer se sacrifier pour ne pas trop faire attendre l’élu avec le risque encouru d’une relation à venir qui pourrait, mais ce n’est pas certain, se révéler négative avec une vie sexuelle de qualité très médiocre. Les jeunes hommes peuvent se moquer totalement de la plénitude future de leur dulcinée et de leur liaison, ou alors réprimer un désir qui pourrait s’avérer douloureusement brûlant ; dans ce cas, divers moyens existent, du bromure à Google en passant par l’onanisme, à eux de voir. Reste que le temps d’attente n’est pas précisé et que jamais rien n’est sûr. Une période deux ans, me souffle-t-on depuis l’Elysée, devrait convenir. Il y a parfois des réflexions qui nous entraînent vers des chemins de traverse à rallonge et en forme d’impasse !

- qu’Alberto Contador, pour son retour d’une suspension de deux ans en partie rétroactive pour dopage au clenbutérol sur le Tour de France 2010, vient de remporter le Tour d’Espagne. Exposons les conclusions, les suppositions et les présomptions dans le désordre. Soit, il n’était pas dopé avant 2010 et une erreur de contrôle et d’interprétation des résultats lui ont coûté deux ans de carrière. Mais, déjà, je ne me convaincs pas moi-même. Soit, il a profité de sa suspension pour s’entraîner plus fort. Soit, les autres ont régressé. Soit, le dopage ne lui était d’aucun effet et il a conservé son talent. Soit, il a trouvé de nouveaux produits indétectables. Soit, les autres ne se dopent plus. Soit, les autres se dopent moins bien. Soit, son sponsor a corrompu tous les autres coureurs du Tour d’Espagne. Quoi qu’il en soit, il a gagné et je n’ai pas du tout avancé dans mes spéculations ! Il y a parfois des réflexions qui nous entraînent vers des chemins de traverse à rallonge et en forme d’impasse !

- que Paul McCartney a été décoré, samedi, de la légion d’honneur. Ça ne fait de mal à personne. Ça ne réduit guère la dette, ça n’influera que peu sur le chômage, et ça ne sauvera peut-être pas PSA Aulnay. Pour être admis au grade de chevalier, il faut justifier de services publics ou d'activités professionnelles d'une durée minimum de vingt années, assortis dans l'un et l'autre cas de mérites éminents. Services publics, il est clair que Paul ne rentrait pas dans le cadre de la chose, à part le touriste, il n’a rien fait en France. Plus de 20 ans de carrière, le calcul n’est même pas à faire, nous sommes d’accord, il chantait déjà il y a cinquante ans. Mais quid des mérites éminents ? Des qualités, des vertus, des valeurs, excellentes, supérieures, distinguées de tous ? Nous, nous ne les avons pas, ces mérites éminents ! Ça nous rabaisse un peu tous, ça nous remet à notre place, et surtout ça nous éloigne drôlement de la cheville de Paul qui apparaît ainsi inatteignable, impossible qu’on y arrive ! Ça nous oblige peut-être tous à l’humilité, nous rappelle notre triste sort, notre faible envergure. Et ça casserait n’importe quelle ambition ! Alors, je l’avoue, je tapote tête basse sur mon clavier sans regarder l’écran dans les yeux, sachant que seule la pitié de mes vils congénères leur donnera le courage de me lire. Nous sommes communs et mortels, la réalité me fait face. Il y a parfois des réflexions qui nous entraînent vers des chemins de traverse à rallonge et en forme d’impasse !


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