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D’Andy Manchot à Andy Manché (2/4) : Roger par la honte

Publié le 11 septembre 2012 par Levestiaire @levestiaire_net

Il aura fallu 5 manches à Murray pour en gagner une. Le Vestiaire rend hommage aux quatre précédentes.Deuxième épisode Melbourne 2010, Forget et Federer étaient toujours vivants.

D’Andy Manchot à Andy Manché (2/4)  : Roger par la honte

« You can cry baby Andy, Mum is watching »

« Un jour tu le gagneras ton tournoi du Grand Chelem« . Federer, 16 titres au compteur, n’est pas condescendant, encore moins humiliant, juste réaliste. Murray lui avait, quelques secondes auparavant, renvoyé la pareille dans les dents : « J’arrive à pleurer comme Roger mais pas à jouer comme Roger« .  Andy avait pris soin de débuter sa phrase par un énigmatique « It’s a shame ! » Que voulait-il dire par là ?

Car, au fond, ils ne sont pas si différents l’un de l’autre. Roger a attaqué toute la partie, Andy n’a fait que défendre. Roger a tout gagné, Andy rien. Roger est bon, Andy est nul. L’un fait des « come on » de champion, l’autre  a un accent écossais insupportable. L’un aime les points décisifs, l’autre se fait régulièrement dessus. Et bien sûr Roger emmène sa femme, Andy sa mère. A part ça, ils n’étaient pas si éloignés l’un de l’autre, puisque Federer remportait son premier Grand Chelem à la 17ème tentative, Murray c’était son 17ème majeur.

Roger and Me

Sinon Federer n’a pas été très bon, beaucoup de fautes, mais en face le Vestiaire vous avait prévenu, c’était Murray : l’incroyable défenseur qui couvre remarquablement le terrain par ses courses : 6-3, 6-4, 7-6. Mais ça ne suffit pas toujours. Sans doute était-il crevé par ses matches en 3 sets. Murray aurait aussi pu craquer comme d’habitude dans un tel rendez-vous et jouer son plus mauvais tennis.

En plus, Federer aurait pu ne pas être fair-play : n’a-t-il pas été chercher une balle faute, juste pour réussir un coup entre les jambes.
D’ailleurs en conclusion, Roger a tout de même félicité Andy, sans se moquer pour une fois : « Bravo pour ton tournoi incroyable, tu as joué un tennis fantastique. » Parlait-il des trois sets qu’il venait de prendre en finale ou de ses victoires face Anderson, Gicquel, Serra, Isner, Nadal blessé et Cilic ?

Federer ne manquera pas de saluer les gamines moches qui cotoyaient sa femme en tribune :  »Ce ne sont pas les miennes ! ». Et Forget de saluer les Dom-Tom : « On a des messages de la Réunion, où c’est le milieu d’après-midi ». C’est sûr, il n’était pas encore 14h.


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