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A propos de morale laïque à l'école

Publié le 11 septembre 2012 par Sampieru
A propos de morale laïque à l'école Mes frères et soeurs bien-aimés, (après-tout, nous vivons dans une République qui a "fraternité" dans sa devise, je suis donc libre de vous apostropher ainsi, non ?) Frères et soeurs, disais-je donc avant d'être interrompu par moi-même, j'ai longtemps médité avant de me livrer à un commentaire sur le débat que l'idée d'une "morale laïque" à l'école a fait surgir ici et pas que. Pourtant, il était temps de se préoccuper de la dégradation manifeste du lien social dans nos rues où l'on salue plus souvent le cul des demoiselles plutôt que l'on aide les personnes âgées à traverser...
Comme souvent dès qu'il est question de toucher au contenu des formations de l'Education nationale, l'une des questions qui revient porte sur la manière d'évaluer cette nouvelle matière. J'attends avec impatience ce que les docimologues de tout poil vont nous proposer comme système, et aussi quels spécialistes vont être désignés pour nous pondre les manuels sur lesquels vont se jeter les enseignants pour appliquer le programme. Tiens d'ailleurs, quel programme ? Je vous propose le mien...
1) Les règles élémentaires de politesse 

Saluer les gens Il faut bien le dire, voici une pratique oubliée. Alors que sourire dans le métro peut vous conduire aux urgences, apprendre aux enfants à dire « bonjour » serait d’utilité publique. Mais pour que ce soit efficace, il faudrait encore que les enseignants s’y mettent, et commencent leurs cours autrement que par l’insupportable « la semaine dernière nous en étions à ». Imaginez ces travaux pratiques de « bonjour », avec ou sans poignée de mains, pour apprendre que se regarder dans les yeux signifie marquer de la considération pour l’autre et non pas qu’on veut lui casser la figure.
Parler correctement Bon là, comme pour l’écriture et la lecture, on va parler de générations sacrifiées… Mais ce n’est pas une raison pour renoncer. Sus aux « c’est qui qui », « qui c’est qui » ou autres idiomes popularisés par les candidats de la téléréalité. Sans revenir à l’imparfait du subjonctif (au charme certain, il faut bien le dire) il doit être possible de revenir à une expression claire, du genre sujet-verbe-complément ne contenant ni barbarisme, ni syntaxe approximative, ni même injure ou borborygme douteux.
Et, parler correctement, cela signifie aussi parler à voix intelligible, pas défoncer les tympans des voisins qui n'ont pas écouté de musique débilement forte dans le casque de leur MP3. Merde.
Bien se tenir à table Bon, il faudra pour cela revoir auparavant l’organisation de la restauration scolaire, et s’interroger sur le caractère républicain d’un repas collectif où l’on partage ensemble du pain. C’est un peu suspect de références religieuses ce truc… On verra plus tard. De toute façon, bouffer un hamburger ne nécessite aucunes manières…
Utiliser correctement son téléphone mobile
Ah… un vrai problème. Parce que le téléphone sert plus ou moins à tout sauf à téléphoner : frimer (en le posant sur la table devant soi), interroger internet, rester connecté avec son réseau… En fait, vous aurez remarqué, le mobile ne sert qu’à téléphoner que dans les endroits de taille réduite et pleins de monde, par exemple un wagon de TGV. On comptera donc sur nos enseignants, qui veilleront à éteindre le leur, pour apprendre aux enfants à la mettre en veilleuse pour leurs disputes houleuses avec les parents concernant l’heure de leur retour à la maison.
Ne pas boutonner le bouton du haut du col de son polo Non parce que là, vraiment, je ne pense pas être emmerdant comme type, mais les mecs qui ferment le bouton de leur polo je ne peux pas !
(à suivre)


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