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La déchirante plainte d’un « pauvre » député espagnol

Publié le 14 septembre 2012 par Kamizole

 La déchirante plainte d’un « pauvre » député espagnol Il m’étonnerait que les Espagnols de plus en plus nombreux chaque jour à perdre leur emploi - le chômage dépasse largement 25 % et parfois plus dans certaines régions alors que les rideaux de fer s'abattent définiti-vement tels la lame d'une guillotine devant force commerces - et sont plongés dans la plus noire misère par les mesures d’austérité qui semblent encore devoir s’aggraver - de l’argent à flots pour les banques largement responsables de leur déconfiture ! -  eussent plus envie que mémé Kamizole de pleurer sur le sort de ce cynique exactement de la même race de parasites que les multimilliardaires gloutocrates du COUAC-40 bien qu’il ne jouât pas dans la même cour qu’eux. Le blog Big Browser dont je me sers plus qu’abondamment m’apprend que le député Guillermo Collarte - bien évidemment du Parti populaire de Rajoy qui inflige les punitions au bon peuple - A SES FRAIS - le député espagnol « a du mal » à boucler ses fins de mois avec… 5100 euros  (Le Monde 27 août 2012).

L’article rappelant par ailleurs qu’en juillet une député du même Parti populaire avait dû présenter des excuses pour s’être exclamée à l’Assemblée « qu’ils aillent se faire voir » en parlant à l’évidence des chômeurs alors que « le chef du gouvernement Mariono Rajoy venait d’annoncer une réduction de l’allocation chômage au bout de six mois, dans le cadre d’un plan de rigueur visant à récupérer 102 milliards d’euros d’ici à 2014 afin de réduire le déficit public »… Madame la taspé, vous mériteriez que l’on vous envoyât « chez les Grecs »… c’est tout à fait le moment.

Or donc, et comme le souligne l’article : « Dans un pays où un quart des actifs est au chômage, la phrase ne pouvait pas passer ina-perçue. Un député conservateur espagnol a dû présenter ses excuses après avoir déclaré avoir "du mal" à boucler ses fins de mois avec son salaire de 5 100 euros ». S’attirant soit des quolibets ironiques sur Twitter « Le pauvre, cela fait de la peine » - le mot « verquenza » y faisait fureur : la honte en espagnol, très certaine-ment de la même racine latine que « vergogne » : verecundia - soit de vertes remontrances : « Si tu as du mal [à boucler les fins de mois], imagine les autres », « Je crois que tu devrais démissionner, tu rendrais service à la société (…) En plus, dans une entreprise privée tu gagneras plus ». A condition toutefois d’avoir quelques compétences…

Mais qu’est-ce qu’on peut bien en avoir à foutre de ses hypocrites excuses - toujours les mêmes en Espagne comme ici -  « Je demande pardon à tous ceux qui ont pu se sentir offensés, je sais parfai-tement qu'il y a des gens avec 400 ou 500 euros et beaucoup de gens sans rien, qui eux ont vraiment du mal ». Puisqu’il le sait, il aurait dû réfléchir avant de parler aussi inconsidérément. D’autant qu’il ose dans le même temps prétendre avoir parlé « au figuré » !

Je suis comme bien souvent partagée entre la franche rigolade, ne pouvant m’empêcher de pouffer et la colère : il n’y a pas à tortiller, au « propre » comme au « figuré » sa déclaration reste ignoble d’autant qu’en étant député il participe à la « curée » : sus aux pauvres !

La déchirante plainte d’un « pauvre » député espagnol


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