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Perte de poids: Manger moins, bouger plus et… dormir plus?

Publié le 23 septembre 2012 par Santelog @santelog

Certes, la solution n'est pas aussi simple, explique ce commentaire publié dans le Journal de l'Association médicale canadienne qui ne signifie en aucun cas non plus, que le sommeil suffirait à maigrir. Mais c'est, en tous cas un élément important d'un programme de perte de poids. L'article s'appuie sur de nombreuses études scientifiques qui impliquent le manque de sommeil et le décalage de l'horloge biologique dans le développement de l'obésité. Le manque de sommeil stimule, via la régulation de certaines hormones, comme la leptine, l'appétit et notre consommation alimentaire.

PERTE de POIDS: Manger moins, bouger plus et… dormir plus? – CMAJ
« La solution n'est pas aussi simple que manger moins, bouger plus, dormir plus », écrivent les Drs. Jean-Philippe Chaput, de l'Ontario Research Institute et Angelo Tremblay de l'Université Laval (Québec). « Toutefois, une accumulation de corps de preuves suggère que les habitudes de sommeil ne doit pas être négligées lors de la prescription d'un programme de réduction de poids ». Le sommeil doit être inclus, à part entière, dans les facteurs d'équilibre du mode de vie, ajoutent les auteurs.

La leptine en question : L'auteur a lui-même démontré dans une étude portant sur des familles du Quebec, qu'une courte durée de sommeil est associée à une diminution des taux de leptine et une augmentation du poids corporel. Dans cette étude, les chercheurs ont trouvé une corrélation négative significative entre la durée du sommeil et des mesures de graisse du corps. Cette association n'était plus significative après ajustement pour la leptine, suggérant ainsi le rôle clé de la leptine. Dans une étude d'octobre 2011, publiée dans la revue Cell Metabolism, des chercheurs de l'Université Monash révèlent comment se développe la résistance à l'hormone leptine, un facteur clé de développement de l'obésité. Manger moins et faire plus d'exercice ne seront plus suffisants pour inverser la tendance à l'obésité.

En cause, les modifications épigénétiques liées aux décalages imposés à notre horloge biologique, comme le montrait cette étude du Faseb Journal, qui suggère qu'un gène, le Rev-erb alpha, au rôle clé dans notre horloge biologique, assure la bonne consommation de nos calories et contribue au maintien voire à la perte de poids. Finalement, « tout est dans l'horloge », nous explique cette étude qui confirme à son tour que compter ses calories pour perdre du poids n'est définitivement qu'une partie de l'équation du maintien ou de la perte de poids et insiste sur l'importance de l'alignement approprié entre les cycles circadiens et les cycles de lumière pour prévenir ou limiter la prise de poids excessive. Une étude récente publiée en mai dernier dans la revue Sleep montre même que trop dormir ne fait pas grossir et confirme qu'une durée de sommeil trop courte pourrait en revanche augmenter « l'expression » de ces risques génétiques et favoriser un indice de masse corporelle élevé. Cependant, Peut-on mincir en dormant?, on ne peut aller jusque-là. Peut-on manger différemment si l'on ne dort pas suffisamment ? Ce ne sont pas les mêmes régions du cerveau qui s'activent lorsque ce sont des aliments sains, ou « malsains » qui sont présentés et la réponse neuronale à la nourriture malsaine est spécifique à la restriction de sommeil, ce qui suggère une plus grande propension à succomber à des aliments malsains quand on manque de sommeil.

5 piliers pour le contrôle et la perte de poids : Enfin exercice et régime alimentaire pourraient parfois s'opposer, une quantité d'exercice « trop » importante entraînant soit une baisse des autres activités, soit une compensation alimentaire. Mais finalement, c'est entre 5 piliers, que chacun devra trouver son équilibre. Le Réseau canadien sur l'obésité (Canadian Obesity Network) a ainsi inclus dans son programme, des outils de gestion du sommeil, en relation avec la prise en charge de l'apnée et du stress, l'exercice, le régime alimentaire, mais aussi,  

Source: CMAJ cmaj.120876; published ahead of print September 17, 2012 Adequate sleep to improve the treatment of obesity


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