Puberty Blues // Saison 1. Episode 6. Six.
Après cet épisode, il ne reste déjà que deux épisodes avant la fin de la première saison. D'après ce que je lis ici et là, les chances de renouvellement de la série sont encore bonnes (notamment
parce qu'il s'agit d'un des programmes les plus suivi de la chaine). Mais on n'est jamais à l'abris d'une très mauvaise surprise. En tout cas, Channel 10, la chaine australienne qui diffuse la
série a intérêt renouveler Puberty Blues, qui change un peu ce paysage des séries monotones, ressemblant aux banlieues parfaites avec le gazon taillé de partout pareil. Bref, ce nouvel épisode
tente de nouvelles choses et quelles bonnes choses. La fin de l'épisode par exemple avec la potentielle mort d'un personnage dans un accident de voiture. Celui ci n'aurait certainement pas du
prendre du crack (je suppose que c'était du crack et étant donné qu'il ne semblait pas savoir comment s'y prendre pour le faire pénétrer dans son corps… il a forcément du faire une overdose). On
en saura plus dans le prochain épisode et j'ai hâte. Cette fin a relancée tout de suite l'intérêt même de l'épisode, qui, même s'il était très bon, il n'était pas aussi bon que le précédent.
Cette petite soirée avec Debbie et Sue et le gang de Greenhill va finalement très mal se terminée mais elle avait bien commencée. Encore une fois, la série explore cette liberté dont les
personnages de cette époque font preuve. C'est amusant et toujours aussi bien mis en scène. On parle encore une fois de sexualité, de première fois, et de branlette aussi (la scène de la
branlette était assez amusante à voir, car au fond, la jeune fille n'est là que pour faire plaisir aux mecs et ces derniers ne pensent pas à elle). Car si l'on regarde bien, depuis le début c'est
à peu près ça pour tout le monde. L'autre bonne chose de Puberty Blues c'est qu'elle impose une réflexion. Notamment sur le fait que dans la série, les personnages payent les pots cassés toute
leur vie des décisions qu'ils peuvent faire à un moment venu (c'est ce que l'on voit entre autre au travers des parents). Par exemple la relation complexe entre Sue et Danny. Je m'attendais à ce
que ce soit fait différemment tout de même mais j'ai bien aimé.
Sue
voit l'amour, elle veut le vivre. Sauf qu'au fond, elle n'aura rien de tout ça. Ce qu'elle veut c'est l'attention d'un mec, c'est Danny n'est pas là pour ça. Ce qu'il veut c'est tremper son
boudoir dans la crème anglaise. On le sait très bien. C'est comme ça que fonctionne tous les hommes de Puberty Blues (même le père de Debbie c'est pour dire). C'est là que l'on fait le parallèle
avec Yvonne qui était pareil que Sue à son âge. Le parallèle est assez bien fait et permet d'imposer une petite réflexion jamais sotte et toujours passionnante. Encore une fois, je suis donc
surpris par la qualité de Puberty Blues. Cette série sait tenir ses promesses du début à la fin. Si l'épisode n'était pas forcément aussi bon que le précédent il réserve aussi ses bons moments et
une fin à couper le souffle. Je ne m'y attendais pas du tout. Je pense sincèrement que Puberty Blues a encore pas mal de bonnes choses à raconter prochainement (mais seulement deux épisodes pour
le faire à ce moment là). En espérant qu'une seconde saison voit le jour.
Note : 6/10. En bref, une réflexion toujours poussée et intéressante sur cette adolescence futile et miséreuse.
