Cuckoo // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Adam Samberg, l'une des stars du Saturday Night Live s'est vu offrir une petite comédie sur BBC Three créée par les créateurs de la mauvaise Trinity ou encore de Roommates. Autant dire que la
série partait d'un côté avec un gros avantage (un excellent comédien) et de l'autre un gros désavantage (ses créateurs). Dans cette toute nouvelle comédie anglaise de BBC Three (à qui l'on doit
la très bonne Bad Education récemment), on retrouve donc un personnage feignant et marié à une jeune fille heureuse mais qui ne voit pas que son mari ne fait rien de ses journées. L'idée de nous
mettre Adam Samberg dans la peau de Cuckoo était une excellente idée surtout que l'acteur s'en donne à coeur joie même si parfois on peut le trouver un peu trop banal et déjà vu (notamment parce
que le rôle de Cuckoo aurait très bien été - voire plus - à Russell Brand). Même si l'on ne parvient pas à croire à toutes les situations rocambolesques que la série enchaine au fur et à mesure
de ce premier épisode, je dois avouer qu'il y a une assez bonne dynamique grâce au côté clash des cultures entre Cuckoo et les parents de sa femme.
Une jeune femme tombe sous le charme d'un homme aussi fainéant que particulièrement givré...
Avec
Cuckoo il y avait donc l'ébauche d'une excellente idée, qui se retrouve engoncée dans une comédie pas toujours fun ou drôle. Les parents sont de bons personnages par exemple mais assez mal
exploités dans leur manière d'interagir avec les autres. Je pense notamment à Ken, incarné par Greg Davies, un père comme on peut l'attendre. C'est un peu le père de toute fille qui se respecte
et qui ne comprend pas que sa fille puisse tomber amoureuse d'un homme comme Cuckoo. La comédie s'amuse donc avec des clichés et des classiques comme la scène de sexe par exemple ou encore
l'écoute de musiques étranges. La série enchaine donc les scènes rocambolesques avec un personnage central volubile et pas toujours très cadré. C'est justement le problème de Cuckoo, on ne sait
pas où l'on va vraiment avec ces personnages (même si la dernière scène laisse un vague espoir de voir Cuckoo tenter de travailler dans les prochains épisodes afin de subvenir aux besoins de sa
femme).
Adam Samberg est un comédien que j'apprécie beaucoup dans le Saturday Night Live et je trouve dommage qu'il n'ait pas participé à l'écriture de cette comédie. Je suis certain qu'il aurait pu
donner d'excellentes idées aux créateurs de la série. Malgré cela, j'ai passé un bon moment devant le premier épisode. Car au fond, les défauts rendent aussi la comédie agréable. Les personnages
ne sont pas niais, juste un peu trop fous et incroyables (on ne peut pas croire à ce que l'on nous raconte). C'est justement ce côté absurde qui laisse un arrière goût de réussite et surtout de
potentiel. Je ne sais pas ce que la suite donnera mais je suis curieux de la voir. De toute façon, depuis que je sais qu'il y a Samberg dans Cuckoo, je suis presque forcé de regarder jusqu'au
bout, malgré la médiocrité de la chose. Le comédien méritait beaucoup mieux. Cette comédie allait en plus beaucoup mieux à Russell Brand, un électron libre qui sait jouer les fous (comme on a
déjà pu le voir dans bon nombre de ses films au cinéma).
Note : 4/10. En bref, un début laborieux, peu croyable mais agréable malgré tout. La bonne humeur est là.
