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Des restaurants taxent les assiettes non finies

Publié le 01 octobre 2012 par Bioaddict @bioaddict

Les restaurants sont des sources de gaspillage alimentaire non négligeables. Surtout les établissements de type buffet, dont les clients ont tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre. Conscients de ces pertes, certains restaurateurs n'ont pas hésité à mettre en place une surtaxe contre les assiettes non finies. Une initiative qui peut faire polémique. Gaspillage : des restaurants taxent les assiettes non finies 

On estime qu'à l'échelle de la planète, un tiers des aliments produits pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé. Des pertes qui se chiffrent à environ 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires par an. Parmi les champions, figurent bien-entendu la grande distribution mais aussi la restauration. Pour le restaurant Fujiyama de Louviers, dans l'Eure, il était temps d'agir. Aussi, pour dissuader les clients de laisser des restes, les gérants ont mis en place une taxe sur la nourriture jetée. 5 euros par assiettes non finies !

Certains habitués de la restauration n'ont pas tardé à réagir sur les forums : " Et si on n'aime pas alors, on fait quoi ? ". Certains inquiets vont jusqu'à suggérer que la solution est un peu facile : " plus c'est mauvais plus ils gagnent de sous?! ".

Mais en matière de gaspillage, il est bien difficile de proposer une alternative qui fasse l'unanimité. Et contrairement aux idées reçues, les restaurants de types traditionnel ou gastronomique perdent et gaspillent beaucoup plus que les cantines ou restaurants d'entreprises, au sein desquelles existent de fortes disparités. Si la restauration rapide est peu concernée par le gaspillage alimentaire, les restaurants traditionnels et gastronomiques sont les champions du gaspillage avec 230 grammes de denrées perdues ou gaspillées par personne et par repas. Toutefois, les clients sont loin d'être les seuls responsables, étant la cause d'un tiers des denrées finissant à la poubelle.La difficulté à estimer les commandes en amont et à gérer les stocks, les minima de commandes imposés par certains fournisseurs, les règles strictes de sécurité sanitaire et les manières de cuisiner, comptent pour les deux tiers restants.

C'est certainement pour ne pas pénaliser injustement les clients que des restaurateurs australiens ont eu l'idée d'opter pour un "bonus" plutôt qu'un "malus". En l'échange d'une assiette finie, les clients bénéficient ainsi d'une remise.  Autre pratique courante : pour ceux qui ne pourraient pas finir, le restaurant fournit bien-sûr les boîtes ou "doggy bag" pour emporter les restes.

La taxe est un premier pas encourageant car elle sensibilise inévitablement les clients. Toutefois, il existe des solutions moins radicales. Pourquoi ne pas envisager la proposition de deux menus, adaptés à différentes faims, et généraliser les menus avec photo qui donnent une idée précise de ce que contiendra l'assiette ?

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Olivia Montero


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