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Comment un enterrement à l’église se transforme en mascarade

Publié le 02 octobre 2012 par Tchekfou @Vivien_hoch

On me rapporte un nouvel enterrement breton, sans messe, avec, dans l’assistance, 4 prêtres et un diacre. RIP le vieil homme, condoléances à la famille, mais quel est cet orgueil malsain, cet égalitarisme puant qui fait refuser une messe pour une âme ? Passage en revue d’un enterrement raté.

Comment un enterrement à l’église se transforme en mascarade

Mise au Tombeau de St Thégonnec

On connaît l’emprise malsaine de certaines « équipes » de laïcs sur la liturgie et le service des fidèles. Ces tristes sires et austères dames, qui assouvissent souvent leurs frustrations personnelles dans un engagement facile, ont fini parfois par imposer leur vision étroite jusqu’au service des Sacrements.

Pour ne susciter aucune jalousie dans le patelin, pas de messe d’enterrement.  Pour rester dans l’ordre des nouvelles vertu cardinales – égalité et fraternité -, pas de Christ sur l’autel ! Pour ne pas faire rétro, pas de prêtre en chasuble noire. Pour ne pas les traumatiser, pas d’enfant de choeur aux yeux écarquillés face à la mort. Pour accueillir le corps, Madame Michu au micro (divorcée, 2 enfants, 1 athée, 1 dérangé psycho), ânonnant un mot creux d’une voix nasillarde. En guise de cantique, un truc des années 70 chanté faux par la seule « animatrice ». A la bénédiction du corps, un tourne-disque passe en boucle une chanson profane.

De fait, ces tristes gens ne croient pas à la Résurrection, à l’inégalitarisme de l’amour, au choix libre du Fils de Dieu d’être vu de 12, de 2 ou de quarante. Ces psycho-rigides de la charité veulent forcer Dieu à entrer dans leurs schémas de crétins à la vue basse. Ils accueillent Dieu à la condition qu’Il se plie à leur ordre étroit.

Le Christ est entré de son propre chef chez les uns, délaissant les autres, dans la gratuité de son amour, libre et peu soucieux du regard des pharisiens. Mais chez les costarmoricains, Il doit se plier non  la coutume mais à l’orgueil fangeux de l’orgueil des imbéciles et de la fierté des cons. Le Fils de Dieu, le serviteur offert, subi encore une fois les ordres d’imbéciles aux portes closes sur leurs intérieurs sordides.

Enfin, difficile de ne pas non plus remarquer que des prêtres se taisent, comme étouffés par la chappe de plomb du silence pécheur paysan, comme si le feu de Dieu était mort en feu. Eux, les nommés de Dieu, pourquoi ne tournent-ils pas les talons si on refuse la venue du Christ, si on en refuse le libre amour, la libre venue dans l’Eucharistie ?

Bref, vaste sujet non de débat -cet échappatoire creux à la vérité-, mais de prière !


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