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Pour réduire la dépendance des marchés : les banques de céréales

Publié le 02 octobre 2012 par Cmasson
Pour réduire la dépendance des marchés : les banques de céréales

Dans le Kanem, en plus des programmes liés à l’urgence alimentaire actuelle tels que les distributions de nourriture et d’aliments pour le bétail, ACF développe également des projets humanitaires de plus long terme pour tenter de limiter l’impact des crises récurrentes dans cette région sahélienne du nord-ouest du Tchad. ACF soutient ainsi la création de banques de céréales qui aide à limiter la dépendance des populations aux marchés.

Boulatchidi est un village dans lequel a été construite et mise en place avec le soutien d’ACF une des 30 banques de céréales de la région. Qu’est-ce qu’une « banque de céréale » ? Le principe est simple : Il s’agit de constituer des réserves de grain qui permettent, lorsque vient la soudure (période pendant laquelle les greniers sont vides, entre deux récoltes), d’éviter de s’approvisionner sur les marchés lorsque les prix augmentent, et ainsi  d’échapper à la spéculation. « Nous vendons les céréales aux adhérents à un tarif assez bas. Cela nous permet cependant de faire une petite marge afin d’augmenter le volume du stock  année après année » explique Adoum Adji Korouma, chef du village de Blatchidi.    Ces banques de céréales permettent aussi aux villageois de pouvoir profiter d’un stock dans des villages souvent mal desservis par les marchés environnants : « Dans beaucoup de village, du fait des problèmes d’approvisionnement des marchés et d’enclavement de la région, les villageois doivent parfois parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour pouvoir acheter des sacs de mil pas trop cher. Ce stock à disposition leur permet d’éviter un tel trajet ainsi que le coût et les risques qui y sont liés », explique Antoine, responsable de projet de sécurité alimentaire chez ACF.  

Aider la banque à grossir 

  ACF a aidé les villages volontaires à lancer ce projet en participant à la construction du bâtiment de stockage, en formant les comités de gestion de la banque à la tenue des comptes et au fonctionnement d’une banque de céréales, et surtout en fournissant la première mise de départ en termes de céréales afin d’amorcer le fonctionnement de la banque. « Ainsi, à Boulatchidi, comme dans les trente autres villages où ce projet est mis en place, 65 sacs de 100 kg de mil ont été donnés pour constituer un stock initial de céréales ; soit 195 tonnes de mil au total », explique Antoine.   « Nous voulons continuer à mener ce projet de banque de céréales : beaucoup de gens du village ont adhéré et paient une petite cotisation pour permettre à la banque de céréales de grossir et répondre ainsi aux besoins des villageois », ajoute un habitant.

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