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Hausse du chômage, baisse de l’absentéisme…

Publié le 09 octobre 2012 par Claire Romanet

Parmi les indicateurs du coût du travail, l’absentéisme est depuis quelques années de plus en plus observé. Il permet de mesurer le climat social et la bonne santé d’une organisation. En général, plus le taux est élevé, plus il est révélateur d’un malaise social au sein de l’entreprise. La crise vient contredire cette analyse.

En effet, selon le baromètre de l’absentéisme d’Alma Consulting group paru courant septembre, le taux 2011 avec 3,84% (soit 14 jours d’absence par an et par salarié) enregistre son plus bas niveau depuis 2007. Mais selon Olivier Gignoux, Directeur du pôle social du cabinet, ce n’est pas l’amélioration du climat social qui explique ce faible pourcentage : « La principale raison de la baisse de l’absentéisme tient à la crise. L’entrée brutale dans la crise, avec des arrêts de production et des déstockages, a provoqué une inquiétude et une démobilisation qui s’est d’abord traduite par de l’absentéisme. Puis les salariés se sont installés dans la crise et, par crainte de perdre leur job, s’accrochent à leur poste. »

Toutefois, le phénomène n’a rien de nouveau. Depuis trente ans, on observe une certaine corrélation entre conjoncture faible, hausse du chômage et reflux de l’absentéisme. La logique des chiffres est implacable : avec moins de salariés en emploi, le risque d’accidents du travail baisse. D’autres facteurs peuvent également expliquer ce taux comme par exemple le départ de salariés souvent absents sous forme de rupture conventionnelle – lesquelles ne cessent d’augmenter (voir le billet Elaee ici).

Sources : www.lemonde.fr et www.myrhline.com


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