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Starbuck (film canadien de Ken Scott)

Publié le 09 octobre 2012 par Ceciledequoide9
Starbuck (film canadien de Ken Scott) Bonjour aux pères d'enfants connu(e)s
Bonjour aux pères d'enfants inconnu(e)s
Bonjour au PDG du groupe Barrière
Bonjour aux zotres
Non, je ne suis pas en train de faire de la pub pour du café hors de prix servi dans un gobelet en carton mais il se trouve que j'ai vu à quelques jours d'intervalle 2 films québécois fort réussis. L'un d'eux s'intitulait Starbuck et doit apparemment son titre à un taureau aux qualités de reproducteur avérées.
Le sujet
Alors qu'il avait une vingtaine d'années, David fut un donneur de sperme assidu. Devenu un gentil looser quadra, il apprend soudain qu'il est le père (enfin le géniteur) de 533 enfants dont environ 150 souhaitent connaître son identité et ont pour cela intenté une action en justice.
Mon avis
Bati sur un présupposé à la fois irréaliste et sympathique, le film concilie à merveille émotion et humour. Bien sûr, il n'évite pas les kilos de bons sentiments et frôle souvent les limites de la mièvrerie dégoulinante sans jamais les franchir et c'est là, sans doute, une des différences rafraîchissantes entre un film US et un film canadien. Un autre plaisir, auditif cette fois, consiste en l'absence d'une BOF guimauve envahissante insistant lourdement sur les situations et les sentiments qu'elles sont sensées provoquer.
Bref, j'ai aimé Starbuck de A jusqu'à Z malgré ses imperfections ou, peut-être, grâce à elles comme on s'attache d'emblée au personnage principal malgré ses défauts.
Même si certaines discussions Homme/Femme de la fin du film sont bien vite expédiées là où, dans la vraie vie, des heures et des jours de scènes de ménage seraient au menu, le film est plutôt bien fichu, drôle et même, parfois, intelligent. Il pose moult questions et élude certaines d'entre elles (notamment celle de la pression médiatique) et constitue, en plus d'un sympathique divertissement, une tranche d'humanité réconfortante car au delà du sujet de départ, ce qui est au coeur du film est bien la problématique du choix.
Plongé soudain dans une situation tout à fait extraordinaire, un homme tout à fait ordinaire et pas du tout adulte doit faire un choix et, comme il le dit lui-même, pour une fois, il voudrait faire le bon. Pour cela il commence par rencontrer à leur insu certains de ses rejetons et tente de garder un oeil protecteur sur eux à distance. Mais cela suffit-il ?
A noter : ce film a reçu divers prix dont le prix spécial du jury et le prix d'interprétation masculine au festival du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2012. Il est vrai que l'interprète principal est génial mais il ne faudrait pas oublier le second rôle masculin qui constitue un excellent faire-valoir et campe un meilleur ami avocat raté et gaffeur truculent à souhaits.
Starbuck (film canadien de Ken Scott) Lien
Une critique +
Conclusion
Un film sympathique et sans prétention à la base et une vraie réussite au final.


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