Vous ne vous êtes peut-être pas posé la question, et je ne vous en veux pas (ou alors un peu), tout occupés que vous fûtes à bien cliver musique (la vôtre, celle du quotidien) et jeu vidéo. Comme s’il paraissait évident, en tout cas vous en avez pris l’habitude – comme moi-même, j’en conviens – de traiter le côté sonore comme le parent pauvre du jeu vidéo. Comme quelque chose d’optionnel. Oui, je vous vois bien ramper dans des donjons sur du Sepultura – pour les gens de goût – ou du Chimène Badi – pour les autres. Je vous entends bien chanter du Michel en jouant à Supreme Comamnder. Et je vous vois danser, ah tiens on rentre là dans le domaine de l’exception, sur Dance Dance Revolution. N’importe quelle itération.
Mais peut-être qu’il ne s’agit que de moi, que je suis un homme de dédain (ce dont je sais bien que vous ne vous offusquerez point … ou peu) à toujours mettre le volume de la musique de chaque jeu sur 0 et mettre celui de chaque chanson des Pixies sur 125 %. Oui, ça doit être moi … et le fait que je sois accroc à une fanfare permanente de trucs de tous horizons et, n’en déplaise aux puristes, pas nécessairement underground. De la même façon que je fais mon bourgeois avec mes deux écrans, 22 et 27 pouces, je fais mon méprisant en mettant du son en décalage complet avec ce à quoi je joue. Ce qui n’est déplaisant que pour une poignée de grincheux.
Heureusement, les jeux « musicaux » viennent sauver la mise. Les Guitar Hero et autres Pop’n Music, les Rock Band et autres Rythm Zone (par ailleurs pas terrible). Ils viennent nous réconcilier, remettre en harmonie jeu et musique. Ils ne sont pas les seuls, la tendance est aussi aux jeux à visée poétique comme il en sort de plus en plus et qui poussent à les écouter, comme s’ils voulaient nous cajoler. Je n’ai pas d’exemple précis qui me vient à l’esprit mais je sais qu’ils sont
