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Science pot a pognon

Publié le 09 octobre 2012 par Fabianus
SCIENCE POT A POGNON
Science Po a vécu dans un récipient doré. Assis en ce pot, largement abondé par les familles d'étudiants et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur, le noble établissement a vécu au dessus de ses moyens jusqu'à ce qu'il se fasse épingler par la Cour des Comptes.
Les addictions à la gabegie dont souffrirait l'institution de la rue Saint-Guillaume sont ineffables : primes démesurées, enseignants invisibles, avantages luxueux, absence de contrôle de la part de l'Etat... 
Dans un rapport dévoilé ce lundi par "Le Monde", la Cour des comptes vilipende âprement la gestion de Sciences Po durant l'ère Richard Descoings.
Descoings? Il eût fallu que vous cognassiez à sa porte à l'époque de son vivant ! Quel bon samaritain ! Un vrai dépensier des deniers publics qui prenait le contribuable pour une bonne poire ! A quel prix s’élevaient les conférences !! Si Descoings tance des accointances à l'argent ce n'est que vil enfumage ! Le bougre est un adepte du panier percé tant que l'oseille ne vient pas de son propre argent de poche !
La Cour pousse des cris d'or frais et incite urgemment à réformer la prestigieuse école Elle  «invite le ministère à revoir au moins en partie sa subvention à la baisse». C'est la crise, ma tante !!
Rappelons que Descoings est mort d'une crise cardiaque un 3 avril à New York mais pas dans la suite 2806 du Sofitel, ce qui rend son décès excusable. Cependant il demeure troublant de voir que des Français célèbres se perdent dans New-York soit pour y mourir physiquement soit pour y trépasser politiquement !


La crise cardiaque aurait-elle pour origine le stress de se voir démasquer par les audits financiers ? Quand il semble facile de lever sauce en gains on peut s'attendre à des jalousies de la part de corps universitaires moins bien lotis ! On ne peut durablement se vanter d'être riche quand un autre corps haut n'a rien !!
De toute évidence la politique de développement de Sciences Po tance la plus infime mesure de contrôle budgétaire ! Qu'elle aille se faire pendre ailleurs ! On assista à une fuite en avant financière ! Et voilà Descoings qu'oint d'onguent nimbé de gratitude un modeste enseignant chercheur tout esbaudi d'être grassement payé en n'effectuant que 30% de son service ! Et voilà Descoings si dense en rémunération propre ! Descoings décoincé dont la gestion décomplexée a dû faire dresser les cheveux sur la tête de plus d'un expert financier de la Cour ! 
Car, en matière de salaires, entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute de Richard Descoings a augmenté de 60,4%, culminant à 537 246,75 euros en 2010. On ne s'appelle pas Richard incidemment ! A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d'un autre grand établissement universitaire était de 160 095,61 euros en 2011, critique la Cour dans les extraits révélés par le quotidien !
Evidemment il fallait se payer "sur la bête". Les familles ont été sollicitées !
- Le coût moyen d'un étudiant est supérieur de plus de 3 000 euros à celui d'un étudiant à l'université Paris Dauphine, se lamente un membre de la Cour qui en est à son 30èmeKleenex en 6 heures. Sachez que la facture est acquittée par le ministère de l'Enseignement supérieur pour un surcoût de 300 euros par étudiant, mais aussi par les familles à qui on demandait en moyenne, en 2010, 400 euros à Dauphine et un peu plus de 3 000 euros à Sciences Po !
Hé oui ! Si ça tombe ça dure même d'avant l'ère Descoings !

Il faut s'attendre à ce que les parents de Jacques Attali, Anne Sinclair, Philippe Seguin, Lionel Jospin et François Hollande demandent incessamment le remboursement des frais de scolarité de leur progéniture pour la partie concernant le "trop perçu" !

C'est vrai quoi ! C'est indigne d'un grand Etablissement comme Science SPO de spolier l'épargne de la classe moyenne !!

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