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Chili : Michelle Bachelet blanchie

Publié le 09 août 2012 par Anthony Quindroit @chilietcarnets
Michelle Bachelet n'a désormais plus de caillou dans sa chaussure... (photo DR Russell Watkins/Department for International Development sous licence Creative commons)

Michelle Bachelet n’a désormais plus de caillou dans sa chaussure… (photo DR Russell Watkins/Department for International Development sous licence Creative commons)

Michelle Bachelet, l’ex-présidente socialiste du Chili, a beau avoir quitté la Moneda avec 83% d’opinions favorables, elle traînait depuis un sacré boulet au pied. Pour beaucoup, sa gestion des heures qui ont suivi le tremblement de terre du 27 février 2010 n’ont pas permis d’éviter plus de 150 morts dû au tsunami qui a suivi.
La présence de la présidente dans les locaux de l’Onemi (le service d’urgence du ministère de l’Intérieur) aurait empêché les équipes de travailler sereinement. Entretenus notamment par la droite, les accusations s’appuient sur des rapports, des images, des analyses de spécialistes… Et, surtout, sur le profond émoi causé par cette catastrophe naturelle ayant causé la mort de 521 personnes.
Une commission d’enquête a été nommée pour démêler le vrai du faux et établir si, oui ou non, la présidente Michelle Bachelet alors en exercice a failli et mis la vie de milliers de Chiliens en péril. Deux rapports d’enquête ont été remis. La chambre des députés vient de rendre son avis sur le second rapport qui attribuait une responsabilité importante à l’ex-résidente de la Moneda. Soumis au vote des députés, le rapport a été retoqué à 58 voix contre, 50 pour et une abstention.

  • « Plus qu’une enquête, c’était un rapport à charges contre l’ancienne présidente. Une manœuvre de la droite pour utiliser la commission à des fins électoralistes », affirme Felipe Harboe, un député du Partido por la democracia (un parti de gauche qui a soutenu la présidence de Michelle Bachelet).

Ce dossier était une pierre de taille dans le jardin de Michelle Bachelet à quelques mois de la campagne présidentielle. Car si l’intéressée n’a pas encore indiqué si elle serait candidate, nombreux sont ceux qui, au centre et à gauche, la poussent à se lancer. Et avec un tel dossier dans les jambes, difficile de se poser en rassembleur. Reste à savoir si l’ex-présidente aspire à briguer un nouveau mandat.


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