Qui dit remparts dit fossés et qui dit fossés dit eau. Celle-ci provient de l'Ingressin, du ruisseau de Franchemare et du canal de la Marne au Rhin. Intra muros, le réseau souterrain se trouve entre "l'entrée des eaux" (Porte de France et boulevard de Pinteville) et la "sortie des eaux"... original ! Les noms de certaines rues sont des indices pour en localiser le trajet. Sous la rue Drouas, il y a encore le canal Vauban qui débouche lui aussi à la "sortie des eaux".

Après avoir franchi la poterne, ce qui n'est possible qu'exceptionnellement, on parvient, côté Moselle, sur une sorte d'ile fort appréciée des cygnes et des canards.
On ne peut que regretter le mauvais état de ces loges et se demander si les portes sont d'époque !

L'Entrée des eaux, derrière Pinteville, protégée par ses "demoiselles", coiffées elles aussi, de jolis chapeaux pointus.
La Sortie des eaux (de l'Ingressin et du canal Vauban) comme ont peut rarement la voir depuis la bâtisse de surveillance. A cet endroit, on pouvait descendre une grille fermant toute possibilité d'accès à la ville par voie d'eau. Deux demoiselles complétaient la défense.
L'intérieur d'une caserne de Séré de Rivières encore équipée de son étage.
La poudrière est profondément enfouie sous le rempart derrière le centre de formation agricole. Les deux voûtes longitudinales, dont une est partiellement effondrée, étaient recouvertes d'un parquet. L'endroit, qu'il n'était pas question d'éclairer à la bougie, recevait la lumière par un jeu de miroirs au niveau d'une cheminée. Photo prise au flash, à l'aveugle... qui vaut ce qu'elle vaut, mais il faisait tout noir ! Les demoiselles de Toul sont toutes ICI.
