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Borderlands 2 (Xbox 360)

Publié le 22 octobre 2012 par Meidievil @gamerslive

Borderlands 2 (Xbox 360)Borderlands est de retour ! Près de trois ans après la parution du premier épisode, le studio à l’origine du jeu, Gearbox Software, remet le couvert en présentant un second volet dans la lignée de son prédédesseur. La recette, déjà excellente, de Borderlands se voit ici améliorée : plus complet et déjanté, cet épisode met le paquet. Test d’une suite de qualité.

Gearbox Software est un studio un peu particulier. Il crée autant qu’il ne co-développe. Si en soi, on entend par co-développer le fait d’aider un studio tiers à fignoler un jeu, dans le cas de ce studio, il faut surtout entendre qu’il s’occupe des portages. Exemple sur le volet, celui de Duke Nukem Forever : si nous pouvons aujourd’hui mettre la main sur ce titre légendaire (pour rappel, il a mis plus de dix ans à arriver dans nos salons !) c’est « grâce » à GearboxSoftware. Le studio est aussi à l’origine du portage de Halo et de Half Life sur PC. Parmi les créations les plus célèbres du développeur, on retrouve la série des Brother in Arms ou plus récemment, Borderlands. Parlons en d’ailleurs !

La boite de Pandore
Borderlands 2 (Xbox 360)

Pandore, une planète inhospitalière et dangereuse, n’est plus ce qu’elle était. En effet, de l’eau a coulé sous les points depuis que Roland, Brick, Mordercaï et Lilith ont fini leur périple. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose du passé si ce n’est des armes et la folie. Dans un sens, cela tombe plutôt bien car des armes, vous allez en avoir plus que besoin pour arrêter le PDG d’Hyperion. Si la planète va si mal, c’est surtout parce que cet homme, le Beau Jack, tente d’extraire de celle-ci toutes sa richesse. Une nouvelle arche a été trouvée et il compte bien l’exploiter pour retirer tout l’éridium qui s’y trouve. Pour faire simple, le Beau Jack est un égocentrique qui ne considère que le gain et rien d’autre. Ainsi, c’est cet homme qui contrôle désormais Pandore avec son armée de méchas. Votre plan, c’est de l’arrêter coûte que coûte… et de grapiller tout l’argent possible au passage. Vous ne serez pas seul dans votre combat, un homme vous aidera, le meneur de la révolution, un certain Roland.

Le premier Borderlands ne brillait pas par son scénario, loin de là même. Il était relativement léger et largement mis au second rang. C’était d’ailleurs l’un de ses points faibles, car beaucoup de joueurs avaient l’impression de ne pas progresser dans le jeu, de ne pas avoir de fil conducteur et donc dejuste faire des quêtes sans objectifs final précis. Ce second volet corrige en partie le tir en proposant une intrigue mieux construite et plus suivi. Les événements sont plus nombreux, ce qui fait que l’on a moins l’impression de progresser dans un jeu feignant scénaristiquement. Mis à part ça, on retrouve l’humour corrosif et sombre du premier, les personnages loufouques et décalés et puis surtout un Clap-Trap plus fou que jamais. Les fans de la licence devraient être content de recroiser de vieilles connaissances lors de leur périple ! On salut l’effort qui a été fait sur cette partie du jeu.

Changement de casting
Borderlands 2 (Xbox 360)

Comme dans le précédent volet, avant de partir à la découverte de Pandora, il faut choisir son personnage parmi une liste de quatre têtes brulées. Ces avatars sont complémentaires, chacun a une fonction bien précise, sa propre spécialité. Nous avons donc Salvador, le berserker du groupe qui a le pouvoir d’utiliser deux armes en même temps. Il apprécie particulièrement les fusils, tandis qu’Axton est plutôt branché fusil-mitrailleur. C’est un commando qui peut jeter une tourelle qui tire sur tout ce qui se trouve dans son champ de vision automatiquement. Plus polyvalente, Maya est une experte en neutralisation, son pouvoir lui permet de faire flotter les ennemis dans l’air. Enfin il y a Zér0, l’assassin du groupe. Il peut se dédoubler et disparaître, laissant l’ennemi face à un faux double qu’il considère alors comme réel, pendant le laps de temps où il est invisible, il peut infliger une attaque critique aussi bien au corps à corps qu’à distance. Il a quelques secondes pour agir, plus il attend, plus l’attaque est puissante.

Borderlands est un jeu qui mélange les genres. On retrouve en lui les codes d’un RPG, le gameplay d’un FPS et la logique d’un hack’n slash. Si il est vu comme un alternatif, ce n’est pas pour rien comme vous pouvez le voir. Sur le papier, cela donne quelque chose de difficilement immaginable, mais en pratique c’est tout à fait ingénieux. Comme dans n’importe quel jeu, le fil conducteur nous fait voyager de lieu en lieu. Lorsque nous arrivons dans une région, nous retrouvons un point central et plusieurs sous points où se trouve des quêtes. Libre à vous d’accepter ou non celles-ci sachant que le jeu indique clairement si elles font progresser ou non l’aventure. En parlant de ça, les quêtes sont plus intéressantes que dans le premier épisode. L’humour du titre n’y est pas pour rien car les missions sont bien souvent stupides. Il est par exemple question d’emmener un bandit se faire brûler par un dragon méchanique au nom d’une secte ou de trouver la cachette ultra secrète de Clap-Trap. Pour aller d’un objectif à un autre, deux solutions se propose  à vous : vous pouvez marcher, mais autant le dire tout de suite, le temps risque de paraître long tant les territoires sont grands, sinon vous pouvez aussi louer un véhicule dans un Auto-Loc. Ces garages, tenus par le sympathique Scooter, sont présents un peu partout sur la carte. Si vous perdez votre véhicule suite à un combat, sachez qu’il suffit de se présenter à l’Auto-Loc le plus proche pour récupérer immédiamment une nouvelle voiture et ce, gratuitement. Au début vous ne pourrez piloter qu’un seul type de véhicule, mais par la suite d’autres s’offriront à vous. Comme il est dangereux de sortir sans arme sur cette planète, les voitures sont équipés pour que vous n’ayez pas à sortir du véhicule en cas de rencontre impromptu.

17,5 millions d’armes
Borderlands 2 (Xbox 360)

Borderlands 2 n’a cessé dans sa communication de mettre en avant le fait que le jeu possède une quantité totalement improbable d’armes. Bien évidemment, tout ceci n’est que commercial, dans la réalité le jeu ne contient « qu’une » cinquantaine de skins différents pour chaque partie des armes. Ce qu’il faut donc savoir, c’est que ce chiffre parle non pas d’apparence, mais de caractéristique. Le titre crée aléatoirement les armes, ce qui fait que vous avez très peu de chance de retomber deux fois sur la même. Si le nom et l’apparence peuvent être identique, les chiffres eux ne le seront pas, même si la différence peut être parfois extrêmement minime. Pour acquérir des armes dans le jeu, il suffit de faire des quêtes ou bien de fouiller de fond en comble les zones. En mourant, les adversaires laissent tomber des objets, à vous de faire le tri pour ne pas vous surcharger inutilement. N’oubliez pas cependant de prendre ce qui vaut de l’argent, car par la suite en revendant votre surplus vous pourrez jouer avec les machines à sous présentes à Sanctuary ! Attention cependant, on devient rapidement accro à ce petit jeu… L’argent dans le jeu sert à plusieurs choses, on peut avec acheter différents objets auprès des distributeurs Marcus et Zed : dans le premier on peut s’offrir des armes et des munitions et dans le second des boucliers ainsi que de quoi récupérer des forces. Dans le premier Borderlands, on devait acheter avec notre argent les améliorations de notre avatar, lesystème a un peu changé : pour augmenter la taille du chargeur ou de notre sac, il faut maintenant aller voir Earl et échanger notre éridium contre des améliorations. Ou sinon pour revenir à l’argent, on peut tout mettre dans les machines et devenir complètement dingue, au point de faire des quêtes dans l’unique but de ramasser de quoi faire une partie ou deux de plus, quitte à prendre toutes les armes au sol pour maximiser la cagnotte.

Cet argent, il faut le mériter en combattant et pour ce faire, il vaut mieux être bien armé. Pour faciliter l’élimination des nuisibles, des effets élémentaux peuvent accompagner vos armes. Ainsi elles peuvent être corrosives, incendiaires, explosives ou encore électriques. Plus vous tuerez et réussirez des missions, mieux votre personnage se portera. Comme dans n’importe quel RPG digne de ce nom, vous devrez répartir les points acquis en montant de niveau dans un arbre de compétence. Vous pourrez de cette manière rendre votre personnage plus fort au corps à corps ou améliorer votre précision. Si dans le premier volet c’était l’unique moyen de rendre notre personnage plus puissant, dans ce second épisode il existe une seconde solution pour fortifier votre personnage : les points de Brutasse. On gagne ces points en complétant des défis. Ils nous permettent d’améliorer les statistiques de notre avatar.

Un style graphique toujours aussi réussi
Borderlands 2 (Xbox 360)

Ce second volet n’apporte pas grand-chose d’un point de vue technique. On retrouve le moteur graphique du premier ainsi que la plupart de ses défauts comme l’apparition tardive des textures par moment. On apprécie cependant la nouvelle interface bien qu’elle ne bouleverse pas l’érgonomie du jeu.  La grosse nouveauté de cet épisode, c’est finalement son univers. On découvre au travers de cet épisode une nouvelle facette de Pandore : on parcourt des toundras gelée, des prairies, des déserts et de nouvelles villes. En variant les décors, Gearbox a corrigé le principal problème de Borderlands : sa monotonie. Le résultat est sans appel : c’est une belle réussite. Les décors sont magnifiques, le style fonctionne toujours aussi bien. Musicalement, le titre s’offre une bande son plus fournie qui gagne présence, ce qui n’est pas pour nous déplaire tant les musiques sont agréables à l’oreille. Du côté du doublage, rien à redire, tout est fait pour que le joueur soit totalement immergé dans cet univers complètement barré.

Conclusion : 8,5/10

Plus grand, plus complet, plus jouissif, plus tactique et surtout moins monotone que son petit frère, ce second volet gomme les plus gros défauts du précédent épisode tout en apportant de petites nouveautés par-ci par-là. Ce qui est assez amusant avec Borderlands 2, c’est qu’on ne peut pas lui en vouloir de ne rien révolutionner tant la recette originale continue de faire mouche ! Gearbox Software semble avoir trouvé un écosystème solide, mais difficile à faire évoluer. Borderlands 2 est un titre qu’il est inutile de conseiller aux fans de la licence, il semble évident qu’ils trouveront dans ce second volet leur bonheur, quant à ceux qui n’ont jamais essayé la licence, c’est le moment de franchir le pas et à plusieurs si possible ! Un must.

Borderlands 2 (Xbox 360), 8.0 out of 10 based on 1 rating

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