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CANCER de la PROSTATE: Le syndrome métabolique fait un mauvais pronostic – Cancer

Publié le 23 octobre 2012 par Santelog @santelog

CANCER de la PROSTATE: Le syndrome métabolique fait un mauvais pronostic – CancerLes facteurs métaboliques, la glycémie, les lipides sanguins et l'indice de masse corporelle (IMC), souvent regroupés, lorsqu'en excès, sous le terme de syndrome métabolique, sont, en cas de cancer de la prostate, des facteurs majeurs de risque de décès, nous apprend cette grande étude suédoise, publiée dans l'édition du 17 octobre de la revue Cancer, de l'American Cancer Society. Si ces facteurs métaboliques ne sont pas directement facteurs de cancer de la prostate, ils sont facteurs de progression du cancer de la prostate et prédictifs d'un mauvais pronostic.

Peu d'études ont encore porté sur les liens possibles entre les facteurs métaboliques et les cancers et le risque de décès qui leur est associé. Les Drs Christel Häggström et Tanja Stocks, de l'Université d'Umea (Suède) ont analysé, sous la direction du Pr Pär Stattin du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center (New York) les données d'une étude de cohorte (Le Metabolic syndrome and Cancer project) portant sur 289.866 hommes. Sur une durée de suivi de 12 ans, les chercheurs ont recensé 6.673 diagnostics de cancer de la prostate et 961 décès.

Les hommes avec des facteurs métaboliques, présentent,

·   En cas d'IMC élevée, un risque accru de 36%,

·   en cas de pression artérielle élevée, un risque accru de 62% de décès du cancer de la prostate,

·   en cas de score composite de tous les facteurs métaboliques élevé (syndrome métabolique), un score également significativement plus élevé de décès du cancer de la prostate (RR : 1,13 IC : 95% de 1,03 à 01,25).

Des conclusions qui indiquent que les hommes atteints du syndrome métabolique ne sont pas plus susceptibles que les autres de développer un cancer de la prostate, mais que s'ils le développent, ils sont plus susceptibles que les autres hommes d'en mourir. Les facteurs de risque cardiovasculaire tels que le surpoids et l'hypertension sont donc impliqués dans la stimulation de la progression du cancer de la prostate. Les auteurs suggèrent donc que les mesures de prévention contre les maladies cardiaques et le diabète (régime alimentaire et mode de vie) soient prises en compte pour contribuer à prévenir le risque de décès en cas de cancer de la prostate.

Source: Cancer online 22 OCT 2012 DOI: 10.1002/cncr.27677Prospective study on metabolic factors and risk of prostate cancer (Visuel NIH) 

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