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Hacker, un métier pris à coeur

Publié le 23 octobre 2012 par Claire Romanet

Le mot cyber-sécurité est aujourd’hui sur toutes les lèvres, de toutes les conversations. Entre la recrudescence d’usurpations d’identité, les craquages de coordonnées bancaires et autres histoires de cybercriminels, les banques, les entreprises, les particuliers mais aussi les gouvernements s’inquiètent.

Ainsi, ce 18 octobre, Londres a lancé son appel de détresse : elle recherche des spécialistes du hacking pour leur offrir des jobs. Ce n’est pas moins d’une centaine de postes de hackers qu’elle ouvre officiellement pour la protection et le renfort des services de renseignements contre la cybercriminalité.  Ces spécialistes seront recrutés et formés pour intégrer le GCHQ, l’agence gouvernementale en charge de la sécurité électronique. Une véritable armée de briseurs de codes, issus de la génération Xbox, ainsi que l’explique William Hague, Ministre Britannique des Affaires Etrangères. Il faut savoir que le gouvernement britannique n’en est pas à son coup d’essai : il avait déjà mis en place, l’an dernier, un concours invitant les pirates à craquer des lignes de code… pour mieux les embaucher.

En parallèle, se déroule actuellement le mois de la cyber-sécurité « Be aware, be secure » pour la première fois en Europe en tant que projet pilote, initié par la Commission Européenne et en partenariat avec l’ENISA (l’Agence européenne de sécurité des réseaux et des informations). Projet auquel La France, c’est à noter, a refusé de participer.

Aux Etats-Unis, le job de hacker se faufile en haut de la pyramide, considéré comme un des métiers les plus sûrs et les mieux payés au moins pour les 30 prochaines années. 10.000 postes seront ainsi créés au sein du gouvernement américain d’ici à 2018. On n’en attend pas moins de 4 fois plus, dans le secteur privé outre-Atlantique.

On n’en a jamais assez de fantasmer sur le MI5, le MI6, les agents secrets des séries télévisées. Nécessité fait loi. Le recrutement de ces experts n’est plus ni officieux ni secret. La demande du marché contraint les autorités à démocratiser ces métiers et à enfin les mettre en lumière.

Sources : www.careersinbritishintelligence.co.uk/, www.seeninsight.fr, www.securityweek.com, www.atlantico.fr


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