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Valérie Fourneyron : «en cas de dopage, les sanctions doivent aller au-delà des sportifs»

Publié le 25 octobre 2012 par Aurelinfo

 


Valérie Fourneyron, Ministre des Sports, de la... par franceinter

Ce 23 octobre, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative était aux micros de France Inter, pour aborder l'affaire Armstrong.
Tout d'abord,  appelée à commenter la condamnation de Lance Armstrong par l'Union Cycliste Internationale, la ministre a déclaré que cette «décision qui vient d’être prise est importante parce qu’elle doit marquer vraiment un tournant dans la lutte contre le dopage».
Le coureur cycliste est déchu de ses sept victoires au Tour de France, 24 étapes de l'épreuve, deux éditions du Dauphiné et un Tour de Suisse; il est désormais suspendu à vie de toute carrière sportive.
 
Un système ramifié
Elle a évoqué la nécessaire écoute que l'on doit accorder à ceux qui ont été pris dans ce système «sophistiqué», toute une organisation avec un environnement, «avec des médecins, avec des relais parfois au plus haut niveau, un système qui met à mal le sport.»
En effet, depuis le mois de septembre le ministère ainsi que le Tour de France réclament une enquête complète sur l'environnement dont a bénéficié le coureur.
Précisant :
   Ne tapons pas que sur le cyclisme, soyons attentifs à ce que le sport, on préserve son intégrité, même si c’est parfois trop long comme ça a été le cas dans l’affaire Armstrong.
La ministre l'a souligné clairement : autour du dopage peuvent se tisser des réseaux mafieux de corruption.
Les sanctions doivent impérativement aller au-delà du sportif, en intégrant leur univers encadrant, mais aussi leur environnement médical :
   Quand je vois qu’il y a beaucoup de prétendus soigneurs, médecins, d’ailleurs beaucoup dont l’intérêt n’est pas forcément celui de la santé du sportif.
 
Sauver l'intégrité du sport par un travail concerté
Sur cette affaire, ou dans des affaires semblables, Valérie Fourneyron a souligné que c'est la volonté du mouvement sportif et des organisateurs, des liens entre agences nationales et internationales anti-dopage (AMA) qui permettra un travail de concert efficace.
Précisément, au mois de janvier 2013, la ministre représentera l'Europe au sein de l'Agence Mondiale Antidopage. Elle oeuvrera dans le sens d'un travail coordonné entre continents pour donner de la force à son action : «nous devons sauver ce qui est essentiel : l'intégrité du sport.» Ajoutant avec détermination :
   Moi je ne peux pas me résoudre à avoir une politique qui prône en permanence le sport, outil de santé publique, le sport qui permet de lutter contre un certain nombre de maladies de la sédentarité, de récidive de cancer, et en même temps de voir des sportifs arriver au plus haut niveau, qui sont capables de toutes les tricheries et remettre en cause leur santé et celle aussi de leurs équipiers.
Rompre la loi du silence
L'USADA, agence antidopage américaine souhaite mettre en place une «commission vérité» qui permettrait à l'ensemble des parties prenantes de prendre la parole, faire la lumière sur cette affaire grâce aux témoignages de chacun, et d'en tirer les enseignements pour un avenir du cyclisme plus serein.
La ministre des Sports souhaite aussi la création d'une telle commission ajoutant cependant :
   il faut qu’on aille plus loin, il faut aussi qu’on permette ce qui a été nécessaire dans l’affaire US Postal, c’est-à-dire de rompre la loi du silence. C’est extrêmement douloureux pour beaucoup de sportifs, et donc de permettre de lever cette omerta et peut-être pour ces sportifs là de les amnistier.

Source : PS


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