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Une histoire de plomberie.

Publié le 28 octobre 2012 par Ziril

UNE HISTOIRE DE PLOMBERIE.

UNE HISTOIRE DE PLOMBERIE.
Je ne me souviens plus très bien qui nous avait donné l’information quand, il y a une dizaine d’années, alors que nous venions d’acheter avec des copains, pour trois cacahouètes cet immeuble en ruine à Brooklyn, l’aide d’un plombier était vite devenue de première urgence.

Il faut dire que ce building était à l’abandon depuis 25 ans, que la toiture n’était qu’un vague souvenir et que l’eau, le gaz et l’électricité, il n’y en avait aucune trace.

« Allez voir M. Paul S…, c’est un plombier hors normes ! » Nous avait dit un voisin aimable et bien informé. 

UNE HISTOIRE DE PLOMBERIE.

Tout de suite, ça avait été une belle et forte amitié avec ce type. Bon, je m’aperçois que j’allais oublier de vous faire un topo du lascar. Pour vous donner une idée, dans les années 90, une bande de squatters avait envahi un building abandonné vers le quartier d’East village. La ville de New York prit alors la décision, pour les faire déguerpir, de leur couper l’eau. Et c’est là que Paul annonça la couleur en creusant un tunnel sous la route et brancha les tuyaux d’eau du building sur la conduite principale de la ville.

Bon… Ça y est…vous voyez le zigoto ?

Et maintenant, la cerise sur le gâteau fut quand il débarqua sur les lieux de notre ruine avec un joli camion sur les faces desquelles était écrit en rouge «A REAL GOOD PLUMBER  » Avec ça, comment ne pas engager immédiatement Paul pour faire le job de plomberie dans notre château. ?

Et c’était vrai que l’animal était un rudement bon plombier, lui et tous les jeunes mecs qu’il avait formé et qui se faisaient un bon salaire comme plombiers, au lieu de pourrir en tôle pour vente de drogues dans les rues.

UNE HISTOIRE DE PLOMBERIE.
Et puis, l’été dernier, en première page du New York Times, en gros, on pouvait lire que le Paul en question, sa femme, sa belle-fille , le beau fils et son gamin avaient reçu nuitamment la visite d’un grincheux muni d’un pétard et qu’une balle de 22 à bout portant dans la tête, ça pardonne rarement . Un vrai massacre !

Et là, ça devient incroyable. Le fou furieux en question tira aussi une balle dans la tête de Paul . La trajectoire de cette balle lui fracassa les dents  au lieu de lui traverser le crâne. Et c’est ce qui lui sauva la vie, à Paul. Mais ses dents, par contre, volèrent en éclats.

Six mois passèrent et soudainement la langue de notre pauvre ami se mit à gonfler tellement qu’une opération d’urgence fut nécessaire. Et là, les chirurgiens découvrirent , bien enfoui dans ladite langue,  une des dents que la balle avait fracassé et la balle dans la mâchoire inférieure du pauvre bougre .

Bon. … mais, attendez, ce n’est pas fini.

La semaine dernière, Paul fit une visite sentimentale sur les lieux du crime, cette maison de campagne où sa famille avait péri. À deux pas de là vivait en solitaire une femme qui invita notre ami à se consoler derrière un bon verre de whisky .

Aujourd’hui, le Paul est installé chez la voisine et file le parfait amour.

Si c’est pas un  » REAL GOOD PLUMBER « , ce type, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

Bon, j’en entends qui vont dire : « Mais qu’est-ce que cette histoire à faire sur un blog de pêche à la mouche ? »

Si je vous réplique que Paul vient de s’acheter une paire de waders… Ça vous va, vous êtes calmés? Ce que vous pouvez être chiants, des fois, je vous jure …

UNE HISTOIRE DE PLOMBERIE.


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