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Commerçant aux Puces de Clignancourt : métier de tous les dangers ?

Publié le 28 octobre 2012 par Kamizole

Commerçant aux Puces de Clignancourt : métier de tous les dangers ?

Proprement ahurissant ! En apercevant ce titre sur Google Actus Un commerçant blessé par balle au marché des puces de Saint-Ouen (FR3 Ile-de-France 27 oct. 2012) je ne savais pas ce que j’allais décou-vrir, sachant que certains forains - surtout ceux qui n’ont pas pignon sur rue et déballent le plus souvent à la sauvette - ne sont nullement des enfants de chœur.

Mais dans cette affaire, nous avons affaire à un honnête commerçant et qui plus est, la victime - David Chekroun - est président du syndicat des commerçants du marché aux puces de Saint-Ouen, aux portes du 18e arrondissement de Paris… J’ai écrit Puces de Clignancourt par habitude car lorsque j’y suis allée par le train et ensuite le métro je descendais à la station (terminus) de la Porte de Clignancourt, parcourant ensuite à pied les quelques centaines de mètres de l’avenue de la Porte de Clignancourt jusqu’au marché aux puces, de même lorsque j’y suis allée en voiture je m’étais concocté à partir de la Porte de Clignancourt, un trajet quelque peu détourné mais qui paradoxalement me faisait gagner du temps et de la distance et le plus souventes fois, me permettait d’échapper aux embouteillages monstres qui ne manquent pas. A partir, du Carrefour Pleyel je prenais un embranchement qui me conduisait jusqu’aux Quais de Seine, ensuite de quoi j’arrivais à la limite entre Epinay et Villetaneuse, et n’avais plus qu’à prendre la Route de Saint-Leu jusqu’à Enghien, chemin que je connais par cœur - y compris une foultitude de détours - pour l’avoir souventes fois empruntée pour aller et revenir de la fac.

J’en reviens donc à mes moutons… la bergère Kamizole est toujours aussi dissipée ! Et l’agression dont a été victime le pauvre David Chekroun. Il était occupé ce samedi vers 8 h 30 à installer son stand place Django Reinhardt - l’agresseur aura oublié que la musique adoucit les mœurs - lorsqu’il fut accosté par un jeune homme qui lui aurait demandé du travail. Le commerçant ayant répondu par la négative, il aurait alors sorti une arme et tiré une balle dans le genou avant de prendre la fuite.

Certes, les jours de la victime ne sont pas en danger et il a été immédiatement transporté dans un hôpital voisin où il a été opéré. Je compatis car je sais d’expérience combien toutes les fractures et la chirurgie orthopédique sont douloureuses et l’articulation du genou est sans nul doute l’une des plus complexes et donc fort difficile à opérer. J’espère qu’il ne gardera pas de séquelles et se rétablira promptement.

Pour l’instant, et à ma connaissance, son agresseur est toujours en fuite. L’affaire a été confiée au 2e district de police judiciaire (DJP) de Paris. Je ne dispose pas d’éléments me permettant de savoir si elle peut être élucidée rapidement ou… jamais. Tout dépendant bien évidemment du signalement de l’agresseur et surtout si des caméras de vidéosurveillance auront enregistré non pas tellement l’agression (encore que…) mais le passage de l’agresseur dans quelque endroit plus ou moins proche.

Il reste donc à espérer qu’il aura été « tapissé » par des images vidéo et qu’il ne restera plus aux « argousins » qu’à lui mettre la main sur le colback, le déférer devant un juge d’instruction et le mettre en « zon-zon » en attendant un jugement qui ne devrait guère lui être favorable car se promener avec un pétard est déjà répréhensible si l’on n’a pas une autorisation de port d’arme et de surcroît tout dans cette affaire laisse supposer la préméditation, facteur bien évidemment aggravant sur le plan pénal. S’en servir à la moindre contrariété… Imaginez que tous les chômeurs aillent défourailler contre les employeurs qui ne leur donnent pas de taf !

J’entends déjà les bobos dire que mémé Kamizole est une réactionnaire de première bourre, sinon carrément facho. Qu’ils se rassurent : cela me fait tout autant d’effet qu’en aca d’iau sur les plumes d’un canard ! J’estime que nous avons tous le droit à la sécurité, de nos personnes autant que nos biens. Allez dire aux personnes qui ont été cambriolées qu’elles n’ont perdu que quelques biens qui leur seront remboursés plus ou moins bien par leur assurance. Pour la plupart, le traumatisme va bien au-delà de la perte matérielle car c’est leur intimité qui a été violée et des souvenirs, parfois sans nulle valeur marchande saccagés.

En ce qui me concerne, je n’ai rien qui ait quelque valeur marchande. Pas d’or ni bijoux, pas d’argent liquide sauf le peu que je retire périodiquement au distributeur pour mes dépenses courantes et que je ne laisse pas traîner dans la maison. Un poste de télévision hors d’âge, une chaîne hi-fi qui marche sur trois pattes, et je n’ai pas remplacé le lecteur de DVD quand il a rendu l’âme, ayant d’autres dépenses autrement urgentes à faire. Quant à l’ordinateur portable, il ne vaudrait pas tripette. Pour le reste, il m’étonnerait que mes livres intéressent des cambrioleurs ! Peut-être même que s’il venaient ajouter du boxon à mon boxon, ils me permettraient de remettre la main sur des choses que je ne retrouve plus…


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