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Utiliser les outils avant de les améliorer

Publié le 29 octobre 2012 par Abouchard

On m’a raconté une blague il y a longtemps :

C’est un employé, sur un chantier, qui appelle son patron.
− Patron, quand j’utilise ma brouette, elle grince. Elle fait couic… couic… couic… couic…
− Eh bien, j’aimerais qu’elle fasse couicouicouicouic !

J’avoue qu’elle m’avait bien fait marrer quand on me l’avait racontée. Et je me suis demandé si derrière la blague il n’y avait pas une vérité à en retirer.

Plus tard, je me suis retrouvé plusieurs fois dans une situation où quelqu’un se plaignait des outils mis à sa disposition. Une fois c’est un développeur qui veut utiliser Eclipse à la place de vi, une autre fois c’est un chef de projet qui n’est pas satisfait par la buglist, ou encore l’administrateur système qui veut expérimenter un nouveau système de fichiers…

Dans tous les cas, ma réponse a toujours tenu en 3 points :

  1. J’écoute attentivement ce que tu me dis, je vais réfléchir à ce que cela implique et je te demande de prendre le temps de le faire aussi.
  2. Remet-toi au travail, prend sur toi s’il le faut, mais le fait que la situation ne soit pas idéale ne doit pas être un prétexte pour perdre du temps.
  3. Quand tu auras terminé ta tâche/ton projet, mettons-nous autour d’une table pour réfléchir au meilleur moyen pour améliorer les choses, puis mettons-le en œuvre.

Il ne sert à rien de changer d’outil en cours de travail. Cela représente une importante perte de temps, et c’est souvent bâclé car mal planifié. Il vaut mieux prendre le temps d’y réfléchir calmement, de définir de manière collégiale ce qui est le mieux pour l’ensemble de l’équipe, pour enfin le mettre en place correctement.

Les réactions sont habituellement positives. Tout le monde préfère que les choses soient faites correctement, et tout le monde préfère savoir être écouté et compris.

J’ai quand même eu parfois des situations un peu plus tendues, où la personne n’avait pas la patience d’attendre et voulait que sa suggestion soit mise en œuvre immédiatement. Il faut dans ce cas user de diplomatie, faire comprendre que passer du temps maintenant pour tenter d’améliorer un peu le confort immédiat est sûrement moins productif que d’améliorer les choses plus en profondeur, quitte à attendre un peu ; et que dans tous les cas on est jugés sur notre productivité, pas sur notre confort.

Tout cela fonctionne évidemment dans un contexte où quelque chose peut être amélioré. Si les outils en place empêchent de faire le travail, c’est complètement différent.

Pour résumer : Être dans l’action, pas dans la réaction.


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