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Mais pourquoi j’aime me foutre les jetons, nom de diou

Par Elosya @elosyaviavia

Mais pourquoi j’aime me foutre les jetons, nom de diou

C’est presque, mot pour mot ce que je me disais avant-hier soir devant le film « La cabane dans les bois » que nous avons regardé avec mon chéri (un très bon film by the way avec un récit plutôt inattendu).

Je me disais ça à un moment où je SAVAIS que j’allais sursauter et je sentais la tension et l’envie de me mettre les mains sur les yeux, de presque fermer un oeil puis l’autre ou de regarder ailleurs.

Et pourtant rien de tout ça, j’avais envie de me planquer, mais je continuais à regarder le film. Et je ne me l’explique pas.

J’adore les films en général (mes potes disent que je suis une cinéphile, han, comment que je me lance trop des fleurs) et je suis aussi une passionnée des films d’épouvante-horreur. Je ne suis pas une spécialiste des films de « genre » comme on dit, mais j’en connais tout de même un rayon sur cet univers cinématographique. Un film qui sort et qui évoque des fantômes, un tueur sanguinaire, des créatures étranges, des zombies (ça j’avoue ce sont mes films préférés). Ça attire mon attention. Je suis assez exigeante pour ce genre de film. Du coup selon la bande annonce, l’histoire et les critiques, je me laisse tenter pour le visionner. Ou pas.

Mais bon, un visionnage de films d’horreur sans sursauts intempestifs, sans cris et sans paroles prononcées à voix haute à destination des héros, ce serait pas drôle hein. Eh bien mes ami(e)s, ne cherchez pas plus loin, je suis celle qu’il vous faut pour ce genre d’occasion, super fucking flippette c’est moi. Je suis pas le genre de fille à t’attraper la main pendant le film et à te faire sursauter. Nan. Moi mon genre, c’est de me contorsionner sur le siège. Je bouge les pieds nerveusement. J’enfonce mes ongles dans le bras du fauteuil. Je me pince les lèvres, je fais une méga grimace à cause du stress et j’ai les yeux qui se plissent. Ça c’est le moment où je SAIS que je vais sursauter. D’un coup je commence à tourner en boucle en me disant : « oh putain il va se passer un truc, oh putain il va se passer un truc, oh putain, PUTAIN!!!…ça y est le truc est passé ».

Devant un bon film d’épouvante-horreur, je suis au taquet et je vis les situations à donf. Je suis la meuf qui crie au mec qui prend une mauvaise issue : « Non ! pas par là ! ». Je suis la nana qui va parler à la blonde bimbo qui va bientôt se faire dézinguer : « mais merde ! cours, cours ! plus vite ! ». Je vais encourager l’héroïne qui se bat et qui s’enfuit : « ouais, ouais bravo ! ».

Et je le vis tellement fort que lors des scènes flippantes, je me sens mal, vraiment mal. Mon empathie (dont je vous avais déjà parlé ici) avec les héros, me pousse dans des abîmes d’angoisse et de peur. C’est donc en toute honnêteté que je vous avoue ici que je me suis déjà cachée les yeux pendant une scène. Il y a eu cette scène dans le film d’épouvante Sud Coréen Deux Soeurs où l’héroïne se trouve dans son lit et où elle semble apercevoir quelque chose…ou quelqu’un dans sa chambre. Brrrr, eh bien oui, j’ai mis mes mains sur les yeux et dans le même temps je me suis dit que cela serait pire de ne pas voir ce qu’il se passe alors j’ai regardé, mais c’était pas facile hein. La fois où j’ai vraiment planqué mes yeux c’était pendant le film REC. C’était plutôt vers la fin du film, j’ai pas pu regarder. J’ai fermé les yeux et quelques secondes après, les spectateurs dans la salle ont crié. Là je me suis dit que j’avais bien fait. Mais bon, j’aime bien comprendre le pourquoi du comment et je suis allée voir sur le net la scène loupée. Nan, nan, je suis pas maso.

J’ai souvent entendu que les films d’horreur sont une forme de catharsis pour ceux qui les regardent. Une forme de défouloir cinématographique. Pas mal comme hypothèse. Perso, ça me permet comme d’autres films de me sortir de mon quotidien, de vivre des émotions fortes, très fortes. Après je ne saurais expliquer en détail pourquoi je suis férue de films de ce style et que malgré ma trouille bien présente, je continue à en regarder. Parfois aussi, je me dis que je suis juste dingo. Mais bon, rentrer dans le stéréotype de la fan de films d’horreur qui serait une psychopathe en puissance, non merci. Parce que s’il y a une chose dont je suis sure c’est qu’apprécier de  regarder un bon film d’horreur ne fait pas de moi une sociopathe en puissance Ah AH AH.

Enfin…j’espère

;-)


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