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Quand L’UE reconnaît son incompétence…sans le dire

Publié le 30 octobre 2012 par Eldon

Jean Jaurès avait écrit un jour » que quand on ne peut changer les choses, on change les mots ». L’illusion parfois dure dans l’esprit des crédules. Dommage pour eux. Dommage aussi pour ceux qui croient que leurs mots tronqués peuvent indéfiniment leurrer les gens.

M Barnier, commissaire européen au marché intérieur, est pourtant encore dans cet état d’esprit. 20 ans qu’avec ses colistiers il propose des remèdes aux maux qu’il cause. Médecins imaginaires pour maladies certaines qu’ils distillent en minces gouttelettes ou répandent à coup de grands seaux selon leur humeur et celle qu’ils croient percevoir dans l’esprit des gens.

Un homme de base qui commet une faute professionnelle sera fustigé et viré. Pas de ça chez nous.

Un commissaire européen lui n’en commet pas. Vu son salaire, il ne peut pas, c’est impossible. Tout au plus aura-t-il été naïf. La faute est ainsi  renvoyée au domaine de l’affectif, à une responsabilité collective et à la manipulation de l’autre. Pauvre Michou, il s’est fait avoir avec ses copains, vilain le chinois, vilain.

Le commissaire européen ne connaît pas la honte, faut le savoir.

L’incompétence est pourtant là et bien là. Dans la perception de ce qu’est l’objectif d’une économie, dans celle des actes commis. Michel s’en fout, il est irresponsable. Comme les mineurs de moins de 13 ans.

Alors partez M Barnier, un peu de dignité que diable. Le moindre grec, espagnol, portugais, français en a plus que vous. Assumez votre « naïveté » qui n’est  qu’une incompétence incommensurable au regard des fonctions que vous exercez.

« Le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, a admis mardi que l’Europe avait été « naïve » dans les accords commerciaux avec certains pays comme la Chine et a souhaité que le rapport de l’industriel Louis Gallois sur la compétitivité ne soit pas classé sans suite.
« Oui, l’Europe a été naïve. Oui, l’Europe a joué le jeu de l’idéologie ultralibérale », a déclaré M.

 Barnier sur Radio classique. « Dans ce grand vent ultralibéral, on a cru que nous pouvions ouvrir toutes nos portes et toutes nos fenêtres, sans que les autres fassent la même chose », a-t-il regretté.

Le commissaire européen, qui s’est dit attaché à une « économie sociale de marché compétitive », a cependant rejeté le protectionnisme comme solution. « Si nous sommes repliés derrière nos frontières nationales, nous sommes chacun et tous foutus », a-t-il affirmé.
« Il ne s’agit pas de fermer nos marchés ou de se replier. Il y a des millions d’emplois en France qui dépendent de l’exportation. Il s’agit d’obtenir que les autres ouvrent réciproquement leurs marchés », a-t-il déclaré.
La semaine dernière, son collègue, le commissaire au Commerce Karel de Gucht, avait critiqué le « protectionnisme » du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.
« La Chine c’est un milliard de consommateurs. Il faut obtenir de la Chine que nos échanges soient équitables », a déclaré M. Barnier, qui s’en est pris à des « souverainistes qui voudraient fermer l’économie française », sans citer M. Montebourg.
Interrogé sur le rapport de l’ex-patron d’EADS Louis Gallois, qu’il doit rendre le 5 novembre au président François Hollande, le commissaire européen a souhaité que ses propositions ne soient pas enterrées.
« M. Gallois sait de quoi il parle. Je lui fais confiance pour que, dans son rapport, il pose objectivement les bonnes questions. Il serait invraisemblable que le rapport soit classé sans suite », a-t-il affirmé.
Selon lui, « il faut en faire un outil de débat national que l’opposition et la majorité trouvent un accord politique sur les solutions à mettre en oeuvre pour retrouver de la compétitivité ». »

 Source: Le Parisien

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