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Interview de Stephenie Meyer avec Premiere

Par Mickavef
Premiere a mis en ligne il y a deux minutes une interview exclusive de Stephenie Meyer, la romancière de la saga Twilight, qui fait son grand retour dans la promotion Twilight pour ce dernier opus sortant le 14 novembre prochain au cinéma. L'auteure se confie sur le début de la saga, comment tout s'est déroulé depuis le commencement... Interview de Stephenie Meyer avec Premiere  

Premiere.fr | Grande absente de la promo de Twilight depuis quatre ans, Stephenie Meyer, l’auteur de la saga phénomène, nous accordait un entretien rare – et inédit – en 2008. Flash-back.

Plus de 116 millions d’exemplaires écoulés à travers le monde. Pas moins de 235 semaines dans la liste des best-sellers du New York Times. Des traductions dans 50 pays. Lorsqu’on parle de Twilight, le terme « phénomène littéraire » paraît très en-dessous de la réalité. Les quatre livres de Stephenie Meyer, qui n’avait pas écrit une ligne avant de s’atteler à Fascination, ont ouvert une telle brèche que les libraires ont dû créer un nouveau rayon (« young adult ») pour accueillir tous les imitateurs. Le succès de la saga et de son adaptation au cinéma ont suscité une telle hystérie que l’auteur a immédiatement décidé de s’écarter du spotlight, devenant presque aussi rare que J.K. Rowling dans les médias. En 2008, quelques semaines avant la sortie américaine de Twilight – Chapitre 1, elle accordait pourtant une poignée d’interviews en tête-à-tête à la presse internationale. Une de ces têtes privilégiées appartenait à Première… Pour fêter la sortie en salles du dernier volet de Twilight, nous vous livrons aujourd’hui l’intégralité de cette rencontre. Entretien avec un empire.

Première : Commençons par le début, et ce rêve au cours duquel vous est apparue la trame de Twilight. Des millions de livres vendus plus tard, on peut dire que c’est le meilleur rêve de tous les temps, non ?
Stephenie Meyer : (Rire.) Je crois, oui.

Vous n’aviez jamais écrit auparavant…
Non, mais je lisais beaucoup, à raison de deux ou trois bouquins par semaine. C’était ma seule formation. Je n’aurais jamais pensé entamer une carrière d’écrivain, cela dit. Je n’avais pas le temps !

Quelle est la plus grande satisfaction que vous a apporté ce succès ?
Je l’ai eue assez tôt, lorsque l’éditeur Little Brown a décidé de publier le premier tome de Twilight. Je m’étais déjà lancée dans l’écriture du deuxième volume, hyper concentrée, quand j’ai soudainement pris conscience que ce que j’étais en train de faire – rédiger ce livre – était devenu mon métier. Je pouvais dorénavant écrire quand bon me semblait car c’était mon job. On me rémunérait pour ça, ce n’était plus seulement un hobby. Je me suis sentie « validée », c’était incroyablement gratifiant.

Question importante : vous me conseillez quoi pour faire un rêve comme celui-ci ?
Franchement, je me demande parfois ce que j’ai fait pour le mériter. Mais bonne chance en tous cas !

Quand avez-vous réalisé que Twilight devenait ce phénomène ?
Le premier choc a été de voir mon nom apparaître dans la liste des best-sellers du New York Times. C’était vraiment cool. Carrément dément, même. Au bout d’un moment, les gens qui faisaient la queue lors des séances de dédicaces sont devenus tellement nombreux qu’on avait du mal à se frayer un passage dans les librairies. Et là, j’ai pensé : « Attends, qu’est-ce qui se passe ? Ça n’a pas de sens… Depuis quand une séance de dédicace attire autant de monde ? » Dès lors, la folie n’a cessé de s’amplifier.

J’imagine que ça fait plaisir, mais est-ce que ça ne devient pas too much, parfois ?
J’avoue, oui. Je me rappelle des premières dédicaces, qui attiraient à tout casser une quarantaine de personnes. C’était super car j’avais le temps de discuter avec chacun d’eux, de faire connaissance et de vraiment échanger. Aujourd’hui, si on veut que tout le monde soit rentré chez soi avant 4 heures du matin, je dois me contenter de signer et de dire bonjour. C’est très frustrant. Il n’y a plus de rencontre, plus de connexion. J’ai une chance inouïe que les livres connaissent un tel succès, mais les interactions avec les fans me manquent.

La chance que vous avez, c’est qu’une bonne partie de la pression repose désormais sur les épaules de ceux qui font les films…
D’autant que je n’ai jamais été très à l’aise devant les caméras ou en public, même si ça s’est un peu arrangé. Mais je suis ravie que l’attention se soit détournée vers les acteurs. Maintenant, je peux dire aux gens en pointant Rob : « Pourquoi s’intéresser à moi ? Regardez plutôt ce charmant jeune homme, là ! » (Rire.)

Hollywood est venu frapper très tôt à votre porte pour acheter les droits des bouquins ?
Ils n’ont pas attendu, effectivement. J’avais rencontré plusieurs studios, à qui je posais toujours la même question lors des rendez-vous : quelle actrice avez-vous en tête pour interpréter Bella ? Pendant un des premiers entretiens, quelqu’un a cité Kirsten Dunst. Ok, salut ! On m’a aussi mentionné Anne Hathaway, qui me plaisait assez… MTV Films étaient ceux qui me semblaient avoir le mieux compris Twilight. Ils me parlaient de Camilla Belle pour le rôle principal, alors qu’elle était totalement inconnue à l’époque, et voulaient tenter une approche plus indé qui m’a séduite. Ils avaient envie de se focaliser à fond sur les personnages. Mais, comme vous le savez, tout change très vite à Hollywood, et les personnes chargées de développer le projet ont été remplacées. D’un seul coup, il ne se passait plus rien, on est restés au point mort pendant des mois et des mois. Visiblement, Paramount (qui distribue les productions MTV Films) n’était soudainement plus très fan des vampires…

C’est là que Summit s’est manifesté ?
Ils sont arrivés à un moment où je n’y croyais plus, je n’étais même plus sûre de vouloir voir une adaptation de Twilight. Mais ils se sont montrés hyper enthousiastes : « Il faut absolument que tu nous laisses faire ce film ! »

Ils vous ont suppliée ?
N’exagérons rien… Mais leur engouement a eu raison de moi, et j’ai accepté en posant quelques règles de base. Rien d’exceptionnel : les Cullen sont sept et doivent porter les mêmes prénoms que dans le livre, Bella ne devient pas un vampire dès le premier film, etc. Après, ils pouvaient changer ce qu’ils souhaitaient dans l’agencement de l’histoire, mais je tenais à ce que les fondations soient les bonnes. Sauf qu’ils voulaient filmer le bouquin à la lettre près.

Le résultat est-il proche de ce que vous aviez en tête ?
J’avais imaginé certaines choses un peu différemment, mais l’essentiel est là, à commencer par la palette de couleurs… Même si je la voyais peut-être un peu plus chaude. Mes vampires bougeaient aussi beaucoup plus vite. Ils étaient sacrément rapides ! L’avantage avec votre imagination, c’est qu’elle n’est pas bridée par les contraintes budgétaires.(Rire.) Et ils brillaient à la lumière du soleil, bien entendu, magnifiques et inhumains à la fois. Je dois dire que cet aspect est très réussi dans le film, alors qu’il aurait pu facilement être risible.

J’ai l’impression que le budget modeste de Fascination est presque devenu un avantage…
C’est vrai. Ça leur a notamment permis de faire confiance à des acteurs fantastiques que la plupart des gens découvrent avec ce film. Pareil avec Catherine Hardwicke, une réalisatrice que le grand public ne connaît pas mais que je trouve absolument géniale.

Qu’est-ce qui était le plus important pour vous ? Le choix des acteurs ou du metteur en scène ?
Que les comédiens collent parfaitement aux rôles. Je ne m’y connais pas suffisamment pour avoir un avis éclairé sur la personne qui est derrière la caméra. Moi, je connais Steven Spielberg et Francis Ford Coppola. Mais vous n’obtenez pas ces gens-là pour faire votre petit film de vampires.(Rire.) Je ne m’inquiétais pas du réalisateur, du scénariste ou du chef déco car je savais pertinemment que si Summit n’engageait pas les bons acteurs pour incarner ces personnages, rien d'autre ne compterait. Un des talents de Catherine, c’est ce nez pour dénicher les jeunes talents. Je savais que le casting était entre de bonnes mains et qu’elle saurait parfaitement diriger les acteurs. Les performances dans ses films, comme Thirteen, sont toujours authentiques, jamais glamourisées.

Vous devez surfer un peu moins qu’avant sur Internet…
Ça m’arrive toujours, mais moins, en effet.

Vous avez suivi les réactions des fans à l’annonce du casting ?
Oui, ça m’intéressait et m’effrayait beaucoup à la fois. Mais leur feedback sur ce qu’ils ont vu est plutôt positif jusqu’à maintenant. Vous pouvez être sûr que je retournerai regarder ce qu’ils disent après la sortie du film ! Je veux connaître leur avis.

Quelles sont les témoignages de fans qui vous ont le plus marquée ?
Ce sont souvent les plus extrêmes, comme ces vidéos sur YouTube où on en voit se filmer pendant qu’ils regardent la bande-annonce du film en poussant des cris à vous arracher les tympans. Les regarder faire les cents pas dans leur chambre, essoufflés par l’excitation… Il n’y a pas de spectacle plus réjouissant pour moi.

Quel tome de Twilight êtes-vous le plus impatiente de découvrir au cinéma ?
Il s’agit plus de scènes spécifiques que de livres entiers. Ça va vous sembler un peu macabre, mais je suis impatiente de voir la mort de Laurent. Elle peut vraiment être cool à l’écran. Et cette séquence en Italie dans laquelle Bella traverse la place en courant pour sauver Edward. Elle m’est apparue si clairement lorsque je rédigeais Tentation que je suis curieuse de découvrir le résultat. Il y a aussi la scène de la tente dans Hésitation… Ce n’est qu’un simple dialogue, mais c’est probablement le passage des bouquins que j’ai pris le plus de plaisir à écrire.

 

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