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[Focus] St. Vincent, la chirurgie de la pop

Publié le 26 octobre 2012 par Digitives @digitives
Annie Clarke, alias St. Vincent, est une jeune musicienne new-yorkaise née en 1982 dans l'Oklahoma. Talentueuse guitariste, sa carrière artistique débute en 2003 : après un EP intitulé Ratsliveonnoevilstar réalisé à l'université de Berklee où elle étudie alors, elle rejoint les Polyphonic Spree, puis le groupe de Sufjan Stevens pendant sa tournée de 2006, sous l'impulsion de son amie Shara Worden, aka My Brightest Diamond. Elle se fait ensuite rapidement connaître sous le nom de St. Vincent en faisant les premières parties d'Arcade Fire et de The National, et grâce à la diffusion de son très suggestif titre Cheerleader dans Gossip Girl. Ce nom de scène, St. Vincent, est un hommage au St. Vincent Hospital de New York, où le poète gallois Dylan Thomas est mort : “It’s the place where poetry comes to die” (c'est l'endroit où la poésie vient mourir), comme elle aime le définir.
[Focus] St. Vincent, la chirurgie de la pop
Grâce à son oncle, Annie Clarke découvre le jazz à l'âge de 13 ans, une véritable révélation qui aura grande influence sur ses chansons. Multi-instrumentales, un brin torturées et toujours hyper structurées, les compositions de St. Vincent, entre rock (on pense au presque brutal single Krokodil) et pop indé, sont très souvent nuancées de tendances électro, baroque et jazz, donc, ce qui leur confère un style vraiment personnel. Des chansons qui parlent souvent d'émotions et de douleur, portées par une voix très maîtrisée et structurée.
Depuis ses débuts, St. Vincent fait partie du beau label indé britannique 4AD qui regroupe Bon Iver, Blonde Redhead, Atlas Sound, Purity Ring, Beirut, Pixies, Tv on the Radio, et beaucoup d'autres magnifiques groupes. Son premier album, Marry Me, sort en 2007, suivi d'un deuxième opus intitulé Actor en 2009, tous deux réalisés presque entièrement sur son ordinateur portable. Car en plus d'être une guitariste et une chanteuse de talent, Annie Clarke est aussi très technophile et multi-instrumentaliste (elle joue également de la basse, du piano, de l'orgue et du thérémine).
A l'adolescence, elle a pris l'habitude de bidouiller des chansons aux multiples couches instrumentales sur son pc. Une habitude qui la suit pendant longtemps donc, jusqu'à la rupture. En 2011, en pleine phase de désintoxication technologique, elle sort Strange Mercy, son troisième album. Le seul jusque là à avoir été conçu loin sans ordinateur. Une expérience inédite pour cette musicienne qui avait l'habitude de concevoir ses albums de façon entièrement digitale, sans même toucher une guitare, avant d'entrer en studio. ll en résulte une musique moins baroque, plus simple et beaucoup plus immédiate où les guitares ont pris une place plus importante.

Annie Clarke enchaîne les collaborations artistiques, notamment avec Andrew Bird, et Bon Iver (la chanson Roslyn, utilisée sur le film Twilight - nul n'est parfait). En 2012, c'est avec David Byrne, l'ancien leader des Talking Heads, qu'elle collabore. L'album qui en résulte, Love this giant, plutôt poseur, est par contre assez décevant. On aurait donc tendance à la préférer en individuel, comme dans Cheerleader, en écoute dans notre dernière playlist...

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