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Cinquante nuances de Grey, romance de E.L. James

Publié le 06 novembre 2012 par Mpbernet

Grey

« Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais. », ainsi l’éditeur présente-t-il l’ouvrage en quatrième de couverture … Alléchant, non ?

Eh bien, il y a des jours où j’adhère à la thèse de ceux qui considèrent que le livre n’est pas un objet comme les autres et ne peut  être mis en rayon comme n’importe quel produit de grande consommation. Cependant, voici un ouvrage – et encore, il s’agit du premier tome  d’une trilogie ! – qui nous a été présenté comme LE phénomène éditorial de l’année, et vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, mis en place par rayonnages entiers dans toutes les librairies … J’ajoute qu’il m’a été prêté, car il ne correspond pas tout à fait à mon genre habituel de lectures …

Pour moi, en tous cas, c’est une monstrueuse supercherie, qui laissera à mon avis sur leur faim nombre de lectrices et même de lecteurs.

J’ai pourtant fait un gros effort et poussé jusqu’à la fin du dixième chapitre, mais vraiment, je n’ai pas pu aller au-delà. Les personnages, le style, les situations, l’intrigue sont aussi  artificiels que dérisoires. Tout est, littéralement, gris. Sauf le titre assez original, je le concède … Et je ne suis nullement prude : en littérature, ce qui compte c’est l’émotion.  Autant, plus jeune, j’avais « vibré » à la lecture d’Histoire d’O (de Pauline Réage alias Dominique Aury, publié en 1954) ou d’Emmanuelle (d’Emmanuelle Arsan, alias Marayat Rollet-Andriane, publié en 1959), autant là, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois avant de me rendre  à l’évidence : ce bouquin-là est terriblement  ennuyeux, banal, vide de sens – ce qui est un comble – et poussif. Je plains la traductrice Denyse Beaulieu !

Et pourtant, je lis vite et n’ai pas peur des pavés. Mais là, définitivement, non, c’est au-delà de mes capacités tant c’est barbant, sans intérêt, sans imagination, scolaire et banal. Mais il en est de ce genre de livre qu’il faut avoir lus comme des victimes d’escroqueries : elles ne s’expriment jamais tant elles ont honte de s’être laissées piéger.

Des scènes érotiques propres à émouvoir les ménagères ?  Allons donc …  Il faut donc en déduire un niveau d’imagination érotique bien bas dans la sphère de lecture anglo-saxonne … Mais il suffit de regarder à quoi ressemble l’auteur et de lire ses  interviews dans la Presse pour se rendre compte de sa misère intellectuelle. Elle prétend avoir écrit une histoire d’amour. Pour le reste, si ça l’amuse de décrire ses fantasmes, et quelle y trouve non seulement du plaisir mais encore de confortables revenus, tant mieux pour elle. Mais ce sera sans moi.

Cinquante nuances de Grey, par E.L. James, (Tome 1), édité chez JC Lattès, 551 p. 17€

Merci, pas envie de l'acheter ni de le lire...


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